Revoir un programme tv en replay et en streaming : http://telleestmatele.tv-replay.fr/
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ARTE diffuse, dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 janvier 2012 à 00 heure 15, "Introducing @arte Live".
© Duchess Says
Retrouvez une fois par semaine à l'antenne les concerts d'ARTE Live Web.
Ce soir, un concert organisé le 16 décembre 2011 au Magnet Club de Berlin, avec les "newcomers" du rock Duchess Says, Miracle et Colorist.
ARTE diffuse, samedi 28 janvier 2012 à 23 heures 25, le magazine culturel "Tracks".
BR
Skweee
Ou l'onomatopée correspondant à un vieux synthé poussé à bout : ce nouveau style électro-délirant est né en Suède.
Les narcocorridos
Comment les corridos, ballades mexicaines traditionnelles, ont été remises au goût du jour pour chanter la geste du narcotrafic. Une musique à haut risque.
Paul Poet
Vive le "fantasétatique" ! Dans son film Empire me : new worlds are happening !, ce Viennois recense d'autres rêveurs autour du monde qui, comme lui, se sont constitués en "États autonomes".
JEFF The Brotherhood
Jake et Jamin Orrall, deux frères qui ont le rock dans le sang : depuis 2009, ils sont en tournée non-stop.
Jeremy Jones
Le vétéran du snowboard explore les sommets les plus inaccessibles d'Alaska. Et il fait l'ascension à pied !
Oh Land
Chacun des concerts électro-pop de la Danoise de Brooklyn Nanna Øland Fabricius est un spectacle, pour les yeux comme pour les oreilles.
Live : Brandt Brauer Frick
Daniel Brandt, Jan Brauer et Paul Frick démontrent que techno et musique classique font assez bon ménage.
ARTE diffuse, samedi 28 janvier 2012 à 22 heures 30, le documentaire réalisé par Joelle Oosterlinck "Sex in the Comics - La BD érotique".
ARTE F
De Manara et Crumb à Zep et Aude Picault (Comtesse), une promenade coquine et inspirée à travers quarante ans de fantasmes en bulles.
La BD érotique a désormais quitté l'enfer des bibliothèques pour devenir un genre à part entière, dont s'emparent des auteurs toujours plus nombreux et créatifs. De l'enfance de l'art à son âge
adulte, ce documentaire léger comme une bulle nous convie à découvrir quarante ans de planches érotiques. Au-delà de l'imaginaire, des fantasmes et de l'esthétique de leurs auteurs, elles
racontent aussi les rapports de la société avec le sexe et l'interdit, le montrable et l'inavouable, la censure, la liberté. Celle qui nous guide dans ce voyage dessiné dans le temps et autour du
monde est charmante, rigolote et court vêtue. Mais attention ! Miss Molly Crabapple n'est pas du genre à se déguiser en infirmière. Pratiquant elle-même le genre avec humour et crudité, elle
promène sa petite silhouette et ses commentaires mutins dans les dessins de ses grands aînés (Robert Manara, Robert Crumb, mais aussi le Japonais Suehiro Maruo, dont elle prise particulièrement
le mélange d'horreur et de sexe), comme de ses contemporains - parmi lesquels le Suisse Zep (Happy sex) ou la Française Aude Picault (Comtesse).
"Un exercice un peu particulier"
En marge de l'étourdissant défilé des images, leurs auteurs parlent de leur travail avec une franchise et une diversité passionnantes, de l'extraordinaire duo amoureux et créatif formé par
Robert Crumb et sa femme Aline Kominsky à la décontraction de Zep, des femmes sublimes et immuables dessinées par l'Italien Manara au trait épuré de la jeune Aude Picault ("C'est un exercice un
peu particulier de dessiner du cul") en passant par les comics décomplexés de l'Allemand Ralf König. Parallèlement, on voit à travers leurs dessins défiler les bouleversements du demi-siècle
passé : libération sexuelle et Women's Lib, combat des homosexuels pour la reconnaissance, avatars successifs de la censure. Si en France, la dernière grande offensive en la matière eut lieu en
1987, Sex in the comics rappelle aussi, opportunément, que pour tout ce qui touche à la sexualité enfantine, le tabou est plus impitoyable que jamais.
ARTE diffuse, samedi 28 janvier 2012 à 21 heures 35, le documentaire réalisé par Hannes Schuler "Le Port englouti de Constantinople".
ARTE F
Comment, au hasard d'un chantier, fut découvert l'ancien port de Théodose II, recouvert par la glaise depuis le Xe siècle.
Au coeur d'Istanbul a commencé un énorme chantier pour remédier aux problèmes de transport de la mégapole surpeuplée. On fait passer un tunnel sous le Bosphore et une énorme gare de transfert
réseau ferré/métro est creusée dans les fondations de cette ville vieille de plus de 3 000 ans. Loin des rives du Bosphore, les travaux mettent au jour un trésor de trente-sept bateaux,
chargement inclus, protégés par une gangue de glaise dans un état de conservation remarquable. Les ouvriers ont découvert l'ancien port construit par Théodose II, en usage entre le Ve et le Xe
siècle, et perdu corps et biens. Ce qui devait être un chantier préparatoire se transforme en de gigantesques fouilles maritimes, sur plus de cinq hectares. Qu'est-il arrivé au port englouti de
Constantinople ?
Rediffusion : dimanche 29 janvier 2012 à 14 heures 50
ARTE diffuse, samedi 28 janvier 2012 à 20 heures 45, le documentaire réalisé par Nicolas Jouvin "La route des amphores - Une histoire de la conquête romaine".
© AMIP
Où l'on reconstitue la conquête des Gaules en suivant à la trace le vin romain consommé par les futurs vaincus.
Avant de conquérir la Méditerranée au début de notre ère, les Romains l'ont dominée commercialement. On retrouve d'énormes quantités d'amphores à vin dans les épaves qui jalonnent les côtes,
ainsi qu'un peu partout à terre. En Gaule, pendant le siècle qui a précédé la bataille d'Alésia et la reddition de Vercingétorix, on a calculé que plus de cent millions d'amphores de vingt-cinq
litres de vin romain ont été consommées par les Gaulois... C'est ainsi que les archéologues reconstituent la route des amphores, la route de la conquête des Gaules.
Mondialisation antique
Ce voyage inattendu commence avec la première fouille archéologique sous-marine du commandant Cousteau au large de Marseille en 1952. Luc Long, archéologue sous-marin spécialiste des épaves
méditerranéennes, revient sur cette fouille trente ans plMondialisation antique Ce voyage inattendu commence avec la première fouille archéologique sous-marine du commandant Cousteau au large de
Marseille en 1952. Luc Long, archéologue sous-marin spécialiste des épaves méditerranéennes, revient sur cette fouille trente ans plus tard et découvre deux bateaux empilés l'un sur l'autre à un
siècle d'intervalle. Les deux navires transportaient du vin, l'un en petite quantité et de provenances diverses, l'autre plusieurs milliers d'amphores identiques à celles de l'actuelle Toscane.
Matthieu Poux, grand spécialiste de la période gallo-romaine, poursuit l'enquête. Il raconte comment les Gaulois se sont imprégnés de la culture de l'envahisseur en adoptant ses goûts et sa façon
de vivre.us tard et découvre deux bateaux empilés l'un sur l'autre à un siècle d'intervalle. Les deux navires transportaient du vin, l'un en petite quantité et de provenances diverses, l'autre
plusieurs milliers d'amphores identiques à celles de l'actuelle Toscane. Matthieu Poux, grand spécialiste de la période gallo-romaine, poursuit l'enquête. Il raconte comment les Gaulois se sont
imprégnés de la culture de l'envahisseur en adoptant ses goûts et sa façon de vivre.
Rediffusion : dimanche 29 janvier 2012 à 14 heures 00
Dans le cadre de son magazine "360° Géo", ARTE diffuse, samedi 28 janvier 2012 à 20 heures 00, le document "L'Auvergne : la guerre des couteaux".
© MedienKontor/Mike Dielhenn
L'Auvergne : la guerre des couteaux
Quand Laguiole et Thiers montrent leur savoir-faire en jouant du couteau.
Fait à la main, inusable et désormais produit de grande consommation, le couteau pliant Laguiole est né dans le centre du pays, avant de s'exporter dans le monde entier. Entre le village qui lui
donne son nom et la ville de Thiers, autre haut-lieu de la coutellerie, la concurrence a parfois tourné à l'aigre, jusqu'à ce que la région unisse ses forces contre les imitations à bas prix
venues d'Asie. 360°-GÉO pousse la porte des ateliers des grands couteliers installés dans l'une des plus belles régions de France.
Rediffusions :
Dimanche 29 janvier 2012 à 13 heures 05
Vendredi 03 février 2012 à 12 heures 05
ARTE propose, samedi 28 janvier 2012 à 18 heures 50, le magazine d'information "Arte Reportage".
Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité
internationale. Tous les samedis à 19 heures 15, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.
Intégration : la voie suédoise
de Michel Dumont, Emmanuel Royer et Anne Rigollet
ARTE GEIE – France 2012
La Suède est souvent présentée comme un modèle en matière d’immigration et d’intégration. A deux cents kilomètres au nord de Stockholm, la ville de Fagersta (12 500 habitants) a décidé de devenir
le modèle du modèle, un exemple d’intégration réussie.
L’hiver des snowbirds
de Vladimir Vasak, Sébastien Guisset et Florence Touly
ARTE GEIE – France 2012
On les appelle les «snowbirds», les oiseaux de neige. Chaque année, à l'approche de l'hiver, ils quittent les régions froides du Canada et des Etats-Unis pour migrer vers le soleil et la chaleur
des Etats du Sud : la Californie, l'Arizona et la Floride.
Quoi de neuf : "l'axe du mal"
de Michael Unger, Laure Isenmann et Markus Hübers
ARTE GEIE – France 2012
Coup de coeur, coup de gueule, coup de sang. Chaque semaine, ARTE Reportage revient sur un événement qui a marqué l'actualité ces derniers mois, ces dernières années.
En 2002, le Président G. W. Bush désignait "l'axe du mal", constitué de trois pays : l'Irak, la Corée du Nord et l'Iran. Dix ans plus tard, qu'en est-il ?
Un autre regard sur la Corée du Nord
de William Irigoyen et Eric Bergeron
ARTE GEIE – France 2012
Spécialiste de la Corée du Nord, pays auquel il a consacré de nombreux livres, Patrick Maurus est professeur à l’INALCO, l’Institut National des Langues et des Civilisations Orientales de Paris.
Il dirige par ailleurs la collection « Lettres Coréennes » chez Actes Sud, première maison d’édition à publier un roman venu tout droit du nord de la péninsule, "Des amis", de Baek Nam-Ryon.
ARTE diffuse, vendredi 27 janvier 2012 à 22 heures 05, le téléfilm réalisé par Marina De Van "Le Petit Poucet".
© Flach Film Production/Vincent Mathias
Une relecture fidèle du conte de Perrault qui met en exergue sa cruauté, avec Denis Lavant en ogre trop humain.
Au fond d'une forêt vit un couple de pauvres paysans, si pauvres que l'hiver venu, ils n'ont plus de quoi nourrir leurs cinq garçons. Un soir, Poucet, leur cadet, le plus tendre et le plus rêveur
d'entre eux, entend une terrible conversation entre son père et sa mère : ils ont résolu de perdre leurs enfants dans la forêt, en espérant qu'ils trouveront un sort meilleur...
Manger ou être mangé
Après les adaptations signées Catherine Breillat de Barbe-bleue et de La belle au bois dormant, diffusées par ARTE en 2009 et 2011, c'est au tour de Marina De Van de proposer son regard sur
un classique du conte. Dans sa mise en scène d'une simplicité presque littérale, on est frappé par la cruauté de cette histoire de famine et de sang, où la misère abolit l'amour des parents, où
les petites filles riches s'apprêtent à dévorer les enfants pauvres avec des mines gourmandes. Un regard horrifié à hauteur d'enfant, où rien n'est bien qui finit bien.
Fiche technique
(France, 2011, 81mn)
Réalisateur : Marina De Van
Image : Vincent Mathias
Musique : Alexeï Aigui
Montage : Mike Fromentin
Acteur : Adrien De Van (Le père), Denis Lavant (L'ogre), Ilian Calaber (Poucet), Rachel Arditi (La mère), Valérie Dashwood (La femme de l'ogre)
Auteur : Bertrand Santini, Marina De Van
Costumier : Marielle Robaut
Production : ARTE F, Flach Film Production
Producteur : Jean-François Lepetit, Sylvette Frydman
Son : Eric Bonnard, Jérôme Aghion, Pierre Bariaud
ARTE diffuse, vendredi 27 janvier 2012 à 20 heures 35, le téléfilm réalisé par Sebastian Schipper "Vers la fin de l'été".
© NDR/Mirjam Wählen
Pourquoi la vie d'un couple peut-elle soudain vaciller ? Amour, mode d'emploi, ou Les affinités électives de Goethe, transposées avec légèreté au XXIe siècle.
Thomas et Hanna, bientôt quadra, vont passer leur été à retaper la charmante vieille maison perdue dans la campagne qu'ils viennent d'acheter. Les premiers jours sont idylliques. Hanna est donc
déçue lorsque son compagnon lui annonce qu'il a invité Friedrich, son frère aîné ; celui-ci vient de perdre son poste d'architecte et de se faire larguer par sa femme.
Humour amoureux
Schipper a privilégié dans l'oeuvre de Goethe ses aspects les plus légers. Nous sommes loin des adaptations signées Chabrol ou les frères Taviani, qui avaient plutôt retenu les conséquences
tragiques du badinage amoureux. Si le film laisse planer des instants de gravité, l'humour est ici souvent au rendez-vous, notamment grâce à Milan Peschel, qui interprète Thomas. Son côté chien
fou qui n'a jamais vraiment été adulte a de quoi attendrir. Tandis que la belle Marie Bäumer joue tout en retenue, symbolisant la femme forte qui croît tout maîtriser, y compris ses sentiments.
Quelques scènes d'anthologie comme les courses au supermarché matériaux-bricolage du coin ou les bévues d'un maçon improvisé contribuent à donner son rythme au film, ponctué par ailleurs par les
accords de guitare très prenants de l'Américain Vic Chestnutt qui signe la bande-son.
Fiche technique
(Allemagne, 2008, 87mn)
Réalisateur : Sebastian Schipper
Image : Frank Blau
Musique : Vic Chesnutt
Montage : Horst Reiter
Acteur : Agnese Zeltina (Galina Petrova), André Hennicke (Friedrich), Anna Brüggemann (Augustine), Gert Voss (Bo), Marie Bäumer (Hanna), Milan Peschel (Thomas)
Auteur : Sebastian Schipper
Production : ARTE, Film1, NDR, Senator Film Produktion
Producteur : Henning Ferbe, Markus Welke, Sebastian Zühr
Rédacteur : Andreas Schreitmüller, Doris J. Heinze, Eric Friedler
ARTE diffuse, jeudi 26 janvier 2012 à 23 heures 15, un volet de la collection documentaire "Les gars et les filles".
ARTE F
À travers un regard vif et souvent drôle, une collection toute en légèreté sur les garçons et les filles, emmenée par une nouvelle génération d’auteurs.
Pleure ma fille, tu pisseras moins !
Un autoportrait familial réjouissant et baroque sur le thème à tiroirs de la féminité, choisie ou subie.
"On ne naît pas fille, on le devient", tout le monde sait ça depuis Simone de Beauvoir. Aussi la réalisatrice, qui a vécu, enfant, dans la hantise de la féminité à venir, s'interroge-t-elle :
comment la construction s'est-elle opérée en elle-même ? Quelles injonctions, tacites ou formulées, ont façonné cette jeune femme en train de se maquiller, et dont la caméra renvoie l'image comme
un miroir ? Décidée à comprendre comment s'est opérée en elle la construction des genres et leur signification, elle entreprend de poser la question à la source : la famille. Et met sur la
sellette, les uns après les autres, son père, sa mère, sa soeur, son frère, ses tantes ou ses cousines. La récolte offre un joyeux mélange des genres, plus inventaire à la Prévert qu'autoanalyse
familiale : de la possibilité ou non de porter "des jupes et des bottes" à la répartition des tâches dans le foyer en passant par l'analyse des prières hébraïques liées à l'appartenance à tel ou
tel sexe, ou par cet étrange conseil, hérité de la lignée maternelle, qui donne son sous-titre au film ...
L'art du papier peint
La séquence inaugurale donne le ton. Face à un papier peint spectaculaire (chacune des pièces de son appartement s'orne d'un motif différent, tout aussi audacieux, qu'on découvrira au fur et
à mesure), le papa de Pauline passe gravement en revue diverses chemises pour choisir, en accord avec sa fille, la teinte la mieux assortie à ses murs. À première vue ces deux là partagent un
tempérament comique hors-pair, qui ne se démentira pas par la suite. Cet équilibre précaire entre le sérieux et le foutraque, qui amène souvent le spectateur au bord du fou-rire, est-il un secret
de fabrication personnel ou une marque de fabrique collective ? On ne parvient jamais vraiment à savoir si dans cette galerie de portraits de famille, émaillée de photos et de films d'archives,
la drôlerie vacharde est pleinement consentie par tous les protagonistes. Mais cette incertitude contribue au plaisir qu'on éprouve à la parcourir. Pauline Horovitz possède l'art du détail
décalé, qui subvertit en douce son propre dispositif. Si elle ne répond pas vraiment à la plupart de ses abyssales questions (par exemple, pourquoi dit-on "Sois un homme mon fils" et jamais "Sois
une femme ma fille" ?), elle offre en tout cas, avec le renfort de sa pittoresque tribu, de bien jolies variations sur le thème.
ARTE diffuse, jeudi 26 janvier 2012 à 22 heures 20, le documentaire réalisé par Stefanie Schmidt "Virus contre bactéries".
© Jakub Bejnarowicz
Les maladies infectieuses restent la première cause de mortalité dans le monde. Avec la recrudescence de souches résistant aux antibiotiques, il est urgent de trouver d'autres
traitements.
Les bactéries résistantes aux antibiotiques sèment le trouble dans les hôpitaux et sont mises sous haute surveillance par les autorités sanitaires. Existe-t-il des alternatives pour traiter des
infections qui résistent aux antibiotiques ? Peut-être, avec les phages, des virus sans danger pour l'homme mais mortels pour les bactéries et qui pourraient, demain, remplacer les antibiotiques.
Reste à maîtriser des méthodes thérapeutiques surprenantes, imaginées en France dans les années 1930 par Félix d'Hérelle, mais appliquées aujourd'hui à l'Institut Elavia de Tbilissi, en
Géorgie.
Une alternative aux antibiotiques
La découverte de la pénicilline en 1928 suscita d'immenses espoirs dans la lutte contre les bactéries. Or avant lui, un autre Britannique, Frederick Twort avait découvert en 1915 les
bactériophages (ou phages). Ses recherches furent relayées par le Français Félix d'Hérelle. Les phages sont des virus sans danger pour l'homme, mais mortels pour les bactéries. Car contrairement
aux antibiotiques, ils s'attaquent chaque fois à un seul type de bactérie et ont donc une action plus ciblée. Les phages ont été largement utilisés en recherche fondamentale, en particulier dans
les domaines de la biologie moléculaire et du génie génétique. En tant qu'agent antibactérien, ils sont d'excellents conservateurs alimentaires.
En médecine humaine, les Soviétiques furent les premiers à les utiliser durant la Seconde guerre mondiale. Ce qui mena à la création à Tbilissi de l'Institut Eliava qui a développé la
production de phages et des traitements de pointe utilisés ensuite dans tous les pays du bloc communiste. En France, le professeur Alain Dublanchet a découvert à l'Institut Pasteur cette
technique encore peu répandue et voudrait la promouvoir. Il souhaite notamment en faire bénéficier un de ses patients menacé d'amputation à la suite d'une maladie nosocomiale. Il lui faut s'en
remettre pour ce faire à ses collègues de Tbilissi. Mais leur institut est aujourd'hui menacé de fermeture, faute de moyens. Car les pays occidentaux ne croient guère à cette méthode qui pourrait
être pourtant une formidable alternative face à l'inefficacité croissante des antibiotiques.
ARTE diffuse, depuis le 12 janvier 2012, chaque jeudi, la troisième saison de la série américaine "Les Tudors".
Histoire, sexe et trahisons : la suite des sulfureuses aventures d'Henri VIII dans une Angleterre qui gronde et une Europe en proie à la progression de la Réforme.
Avec : Jonathan Rhys Meyers (Henri VIII), Annabelle Wallis (Jeanne Seymour), Sarah Bolger (Marie Tudor), James Frain (Thomas Cromwell), Kevin Doyle (John Constable)
Episode 05 de la Saison 3 (diffusé jeudi 26 janvier 2012 à 20 heures 35) : Le sans pareil
Henri a du mal à surmoner la mort de Jeanne et ne reçoit personne, hormis bon bouffon. En conséquence, des assassinats sont perpétrés contre les amis de la couronne, ce qui inquiète vivement
Cromwell...
Episode 06 de la Saison 3 (diffusé jeudi 26 janvier 2012 à 21 heures 25) : Tractations
matrimoniales
Le roi fait arrêter toute la famille du cardinal Pole, y compris sa mère, Lady Salisbury. Tous sont soupçonnés de trahison et de complicité avec le cardinal, que le roi déteste par-dessus tout.
En même temps Henri cherche une nouvelle épouse et le choix s'avère particulièrement difficile ...
A lire en cliquant sur le lien suivant :
Les Tudors - Episodes 07 et 08 de la Saison 3
ARTE diffuse, mercredi 25 janvier 2012 à 23 heures 35, le documentaire réalisé par Mark Daniels "La BD s'en va-t-en guerre".
De Keiji Nakazawa (Gen d'Hiroshima) à Joe Sacco en passant par Marjane Satrapi, comment la BD a changé son fusil d'épaule pour regarder le monde en face.
Longtemps, la BD a exalté la guerre et ses faits d'armes. Puis, en 1973, parut au Japon Gen d'Hiroshima (photo) où Keiji Nakazawa raconte comment, à 7 ans, il a survécu à la bombe atomique. Avec
Maus, d'Art Spiegelman, cet usage novateur du dessin et des mots, qui atteint à l'universel en affirmant un point de vue personnel sur une histoire collective, s'affirme comme un art majeur de
notre temps.
Des bulles en plein coeur
Qu'elle recoure à la fiction ou qu'elle s'attache à relater des faits réels, la BD offre sur le monde un regard riche, complexe, émouvant - à l'opposé du spectacle de la guerre médiatisé par
des images uniformes. Outre Keiji Nakazawa, Joe Sacco (Palestine, une nation occupée, Gorazde), Marjane Satrapi (Persépolis), Ted Rall (Passage afghan), Emmanuel Guibert (Le photographe) ou Joe
Kubert (Fax de Sarajevo) témoignent, planches à l'appui, de leur travail. Entre images "réelles" et graphiques, dessinateurs et dessinés, portrait d'une génération qui a pris le relais d'Albert
Londres pour porter "la plume dans la plaie".
ARTE diffuse, mercredi 25 janvier 2012 à 22 heures 10, le film d'animation réalisé par Ari Folman "Valse avec Bachir".
Pourquoi Ari, mobilisé en 1982 dans l'invasion israélienne du Liban, n'a-t-il aucun souvenir de la guerre ? Quels traumatismes recouvre son amnésie ? Couvert de récompenses, le film d'animation
qui a profondément renouvelé l'approche documentaire.
Un bar de nuit à Tel-Aviv. Le metteur en scène israélien Ari Folman prend un verre avec un ami qui l'a tiré du lit pour lui raconter un cauchemar récurrent : il est poursuivi par vingt-six
chiens, le nombre exact de ceux qu'il a dû abattre en 1982, comme jeune recrue dans l'invasion israélienne du Liban. Cette conversation fait surgir une image dans la mémoire d'Ari, lui qui n'a
gardé aucun souvenir d'une guerre dans laquelle il fut pourtant mobilisé aussi : il se revoit soudain avec deux camarades en train de se baigner devant Beyrouth bombardée. Perturbé par cette
vision, il décide d'aller interroger à travers le monde ses anciens compagnons d'armes.
Coup de poing
Couvert de prix à travers le monde, ce premier documentaire d'animation a créé l'événement. Valse avec Bachir se fonde sur des interviews réelles et sur l'expérience personnelle de son
réalisateur. Lors de la sortie en salles, Ari Folman expliquait très bien pourquoi il avait écarté la forme documentaire classique au profit de l'animation. "Qu'est-ce que cela aurait donné ? Un
quadragénaire interviewé sur fond noir, racontant des histoires vieilles de vingt-cinq ans, sans aucune image d'archive pour illustrer son propos. Quel ennui ! [...] La guerre est tellement
irréelle, et la mémoire tellement retorse, autant effectuer ce voyage dans le passé avec de très bons graphistes." Ce dispositif sert extraordinairement le propos du film. La vie des soldats -
des gamins tour à tour insouciants et terrorisés plongés du jour au lendemain dans l'horreur de la guerre sans comprendre ce qu'ils font là - apparaît dans sa brutalité, sa quotidienneté, non
exempte parfois de poésie, et son absurdité. Les méandres de la mémoire sont explorés avec finesse. La séquence de la fin, seule intrusion d'archives dans le film, surgit comme un coup de poing,
les images du massacre de Sabra et Chatila reprenant toute leur force traumatique dans l'oeil du spectateur, pourtant noyé d'images d'actualité.
Fiche technique
(Israel, France, Allemagne, 2008, 83mn)
Réalisateur : Ari Folman
Musique : Max Richter
Montage : Nili Feller
Auteur : Ari Folman
ARTE diffuse, mercredi 25 janvier 2012 à 20 heures 35, le film d'animation réalisé par : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud "Persepolis".
© ARD/Degeto/2.4.7. Films
Avec son complice Vincent Paronnaud et à partir de son chef-d'oeuvre de BD autobiographique, Marjane Satrapi concocte un chef-d'oeuvre d'animation. Déjà un grand classique.
Téhéran, 1978. Marjane, 8 ans, aime Bruce Lee, les frites au ketchup et se rêve en dernier prophète de la galaxie. Fille unique choyée par des parents modernes et cultivés, et par une grand-mère
au caractère intrépide, elle épouse leur combat contre le régime du Chah et suit avec exaltation la révolution qui va provoquer sa chute. Mais l'instauration de la République islamique voit
naître une nouvelle dictature, qui régente en plus les moindres détails de la vie privée. Emprisonné et torturé sous le Chah, l'oncle adoré de Marjane, Anouche, est cette fois exécuté.
Sous le voile, elle n'en cultive que plus farouchement son tempérament rebelle. Bientôt, la guerre contre l'Irak saigne le pays à blanc et les bombes pleuvent sur Téhéran. Ses parents décident
alors de l'envoyer à Vienne pour la protéger. Elle a 14 ans et découvre l'exil, la solitude, l'ostracisme ; mais aussi, peu à peu, les joies de la liberté et les premiers vertiges de
l'amour...
Rire, larmes et Jasmin
Tiré des quatre volumes de la BD Persepolis, formidable récit d'apprentissage qui a fait rire et pleurer des millions de lecteurs à travers le monde, ce film foisonnant lui reste absolument
fidèle, mais dans le langage du cinéma. L'animation fluide et inventive, l'interprétation sans défaut donnent une nouvelle vie aux noirs et blancs si graphiques et si expressifs du dessin.
Captivé dès le générique, le spectateur, petit ou grand, se laisser porter par l'émotion, la drôlerie, l'humanité de cette autobiographie à juste distance, qui raconte deux décennies de
l'histoire de l'Iran à hauteur de petite fille, puis de femme. Sans pathos ni faux-semblants, Marjana Satrapi y parle avec une force universelle de la douleur et du bonheur de vivre, conjurant
les horreurs de l'Histoire avec les pieds-de-nez de l'humour et les fleurs éphémères du jasmin - celles dont sa merveilleuse grand-mère, chaque jour, parfume son soutien-gorge.
Fiche technique
(France, 2007, 91mn)
Réalisateur : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
Musique : Olivier Bernet
Montage : Stéphane Roche
Animation : Christian Desmares
Auteur : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
Distributeur : 2.4.7. Films
Production : France 3 Cinéma, Franche Connection Animations, The Kennedy/Marshall Company
Producteur : Marc-Antoine Robert, Xavier Rigault, 2.4.7. Films
Rediffusion : vendredi 27 janvier 2012 à 14 heures 50
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