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Interview

© David Koskas

Manu Payet bonjour.

Bonjour.


Si vous deviez présenter ce Steve a quelqu’un qui ne le connait pas, qu’est-ce que vous diriez de lui ?

Je dirais que Steve est un ambitieux. Steve est le cousin de Coco et il n’a d’yeux que pour Coco. Il admire Coco. A sa petite échelle de jeune cousin, il a monté sa boite d’événementiel, qui s’appelle « Steve Paradise, l’évènement au-delà du delà ». Steve a envie de réussir comme Coco plus tard. Il se laisse le temps. Il veut réussir presque comme Coco, parce qu’il ne veut pas le dépasser. Il aime tellement son cousin qu’il ne veut même le dépasser. Il rêve d’organiser la bar-mitsva de son neveu Samuel, le fils de Coco. Il rêve que Coco lui donne ce contrat. Mais pour Coco, Steve est trop petit. Coco veut les Américains. Mais Steve est américain. I am American.


L’ambition, la réussite, c’est un des thèmes du film ?

Bien sûr. C’est un des thèmes de départ. Tu peux être admiratif et bluffé parce qu’il y a des gens qui ont réussi comme Coco dans la vraie vie. Parce que Coco, le personnage de Gad, est inspiré de quelqu’un qui existe. Le Coco du film est même un euphémisme par rapport à ce gars là. Je l’ai rencontré, et à un moment on le voit dans le film. Mais je ne vous dirai pas quand. Ce gars est extraordinaire. J’ai été admiratif parce que j’ai discuté avec lui de cette réussite et je me suis dit que c’était incroyable. Il est parti de rien. A force de travail, et d’ambition il a réussi. Mais Coco va apprendre à un moment de sa vie que ça ne suffit pas. Ça ne fait pas tout. Tout ce qu’il peut avoir en termes de PEL, comptes épargne, livret A ne peut pas tout résoudre. L’ambition est donc un thème de départ. Il y a un autre thème qu’on peut appeler « la remise en question ».


Comment est-ce qu’on travaille le personnage de Steve ? Ou va-t-on le chercher ?

J’ai vu le fils du vrai Coco… Je plaisante. J’ai eu la chance que Gad écrive ce rôle pour moi. C’est un beau cadeau qu’il m’a fait. Quand il m’a remis le scénario, il m’a dit que Coco a un cousin dans le film, qui s’appelle Steve Elbaz, et qu’il a écrit Steve en pensant à moi. Je suis un peu exubérant donc je n’ai pas eu à chercher bien loin. Sinon, je me suis assez inspiré de personnes de ma belle famille.


J’ai lu qu’il y a eu des moments très écrits bien évidemment mais d’autres totalement improvisés. Ce sont des scènes entre vous et Gad, des scènes ou vous êtes seul ?

Les deux. S’il n’avait pas fait un montage un peu plus poussé que ce qui était prévu, le film durerait 7h30. On aurait fait trois entractes… On a tellement eu l’occasion d’improviser ! Gad aime beaucoup ça et moi aussi donc on s’est retrouvé la dessus. Ça nous a fait perdre un temps fou. J’ai eu des fous rires. Je me rappelle d’un fou rire où Gad a fait sortir tout le monde de la pièce. « Quand tu as fini tu nous préviens, nous on est dehors et on attend de travailler ». Il était énervé. Ça m’a mis la pression mais ça fait encore plus rire qu’il soit énervé. Parfois il ouvrait la porte « tu as finis ? », « non je n’ai pas finis ». Ça venait d’une impro. Vous le verrez, Gad a gardé plusieurs moments d’improvisation dans le film. Il nous a poussé à l’impro, il voulait vraiment qu’on se fasse plaisir. C’était lui le boss et il ne pouvait pas totalement déconner, il avait une équipe à gérer. Mais quand il nous voyait faire les cons je sais qu’il nous enviait un peu. A certains moments sur le tournage, je sais qu’il aurait aimé pouvoir donner sa casquette de réalisateur à quelqu’un d’autre.


Comme Chouchou, Coco est tiré d’un personnage de scène. Vous qui êtes un homme de scène, quelle est la difficulté quand on passe d’un personnage qui existe 4 ou 5 minutes sur scène à un personnage qui doit exister sur 1h30 ?

La difficulté a été de créer l’histoire du personnage. Le sketch durait 14 minutes. Il a fallu lui créer une vie, une famille, des enfants. Dans le sketch tu ne sais pas forcément qu’il a deux enfants, même s’il est déjà question de la bar-mitsva de Samuel, son fils. Mais on ne sait pas qu’il y a Julia, on ne connait pas le rapport qu’il a avec sa mère, avec son cousin. Après, il s’était déjà fait une idée de qui était ce personnage puisqu’il l’a joué longtemps. Il avait des choses en tête qu’on n’avait pas mais je pense que c’est ça le plus compliqué. Un film c’est un film. On a tous vu assez de films pour savoir ce que c’est. On ne va pas découvrir un nouveau concept. Il faut se plier à certaines règles et pour cela il faut donner un squelette au personnage, une histoire, des origines, un but. Je pense que ça a été ça le plus compliqué. C’est pour ça qu’il s’est aidé d’un coscénariste, Caroline Thivel. Il avait besoin d’un squelette sérieux pour mettre toute la déconne dessus. C’est Caroline qui lui a donné ce squelette.


Vous disiez que le rôle a été écrit pour vous. Avant le tournage, Gad Elmaleh c’était un modèle de scène, un ami déjà ?

C’est devenu un ami mais au départ c’était un mec que j’adorais. J’étais fan. Je l’ai connu grâce à la télé, je faisais une émission sur Comédie et il m’a proposé de faire sa première partie. C’était il y a quatre ans. Et puis on ne s’est plus lâché. Au départ, c’est un mec que j’ai vu pour la première fois à l’Olympia en live pour le spectacle « L’autre c’est moi ». Je rêve depuis que je suis enfant de faire un spectacle. Je me suis dit en le voyant qu’il y avait quand même du boulot ! J’en oubliais de rire tellement j’étais bluffé. Après je l’ai suivi, j’ai compris ses recettes. J’ai son cahier de spectacle rempli de trucs secrets.


La radio, la télé, maintenant le cinéma. De lire ou d’entendre que Manu Payet est la révélation du film, ça vous fait plaisir, ça vous agace ? Comment vous prenez ce qui à la base est quand même un compliment ?

C’est un compliment. Je suis content. Il a écrit pour moi, il me faisait confiance. Je suis arrivé avec une double pression. C’était mon premier rôle conséquent. En plus il ne fallait pas que je le déçoive puisqu’il a écrit pour moi. Il m’a dit qu’il était content donc je suis vraiment content. Je ne l’ai pas déçu, en plus il est super content du travail que j’ai fait. Donc bien sûr je suis ravi.


Si on parle de carrière, ce qui n’est pas forcément un gros mot, vous pensez que ça peut être un déclencheur ?

Je ne me pose pas vraiment cette question. J’en ai fait un avant et un après. Je n’en peux plus attendre le jour de la sortie, le 18 mars. J’ai envie d’aller dans des salles, m’asseoir avec des gens qui n’ont jamais vu le film, qui attendent le film depuis longtemps. J’ai envie de passer une heure et demie avec eux et de voir comment ils se marrent, où ils se marrent. Dans ma tête, ça ne va pas plus loin que le 18 mars. Pour moi c’est le premier, j’en suis encore à Disney. Chronologiquement, ça s’est passé comme ça. En janvier il m’appelle, il m’envoie le scénario. Je le lis, je suis comme un couillon. J’attends. Le tournage sera en juin. Tu attends 6000 ans avant de voir une caméra ! Tu as le temps de péter les plombs. Ensuite, ça se termine et tout le monde chiale parce qu’on a passé trois mois extraordinaires. Tu pars en vacances un peu en biais parce que ça ne va pas. Tu reviens. Lui est en montage donc tu ne le vois plus pendant 7 ans. Et l’autre jour, il débarque avec des grosses cernes, le truc commence à être palpable. Je ne pose pas de questions. Je veux que ça sorte. Je n’en peux plus ! C’est très long. Je ne fais aucun plan sur l’avenir sinon ça va être encore plus long. Ça ne se voit pas que je ne vais pas bien là ?!


Vous disiez quand même qu’il y avait d’autres choses de tourné depuis. Est-ce qu’il y a d’autres projets, des choses qui arrivent ?

Oui, il y a le projet d’un premier film de Géraldine Nakache et Hervé Mimran qui s’appelle « Tout ce qui brille ». C’est une super histoire. J’ai hâte de la tourner. Ça devrait commencer au printemps. Et puis il y a la fin de la tournée du spectacle. Je suis en plein dedans. Et il y a « RTT » que j’ai tourné en novembre. On aura l’occasion de se revoir d’ici décembre qui est le mois de la sortie pour en parler.



Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 06:48
- Publié dans : Interview - Par Aanil - Ecrire un commentaire
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© David Koskas

Bonjour Gad.

Bonjour.


On est à quelques jours de la sortie du film. Comment vous sentez-vous ? Il y a de la pression, de l’excitation, de la joie ?

 Il y a tout ça en même temps, la pression, l’excitation, la joie. Il y a surtout la fierté d’avoir fait et fini ce film, ce premier film. C’est mon bébé, le film que je voulais faire. Il y a un peu d’appréhension, de trac. Le trac s’est un peu dissipé au fil des jours parce qu’on a été montré ce film un peu partout en France. Je pense qu’un acteur comique et un metteur en scène de comédie veut entendre des rires. Quand j’ai entendu ces rires, ça m’a fait du bien. Il y a quand même un peu d’appréhension.


Si on remonte au tout début du projet, pour ceux qui n’auraient pas vu les spectacles, est-ce qu’on peut rappeler qui est Coco ?

C’est un grand mégalo, sefarade, un juif du Maroc, qui a eu une grande réussite en inventant un concept. Il a constaté qu’entre l’eau plate et l’eau pétillante il n’y avait rien. Donc il a inventé l’eau frétillante. Et il les a éclatés, comme il dit. Il est parti avec une réussite fulgurante dans le milieu des affaires. C’est quelqu’un qui est complètement dans la démesure, mégalomane mais qui a un grand coeur et des valeurs de famille très importantes. Ce que j’essaie de monter avec ce film et ce personnage c’est que la démesure fait rire. Cette démesure, c’est parce qu’il en a les moyens et qu’il veut le montrer. Il a le côté négatif des nouveaux riches. Je n’aime pas le mot nouveau riche mais il y a un côté négatif chez les nouveaux riches. Mais j’aime bien les nouveaux riches parce que ce sont des anciens pauvres. En même temps il a des valeurs de famille. Le film raconte que tu peux avoir tout les millions que tu veux, tu ne peux pas tout acheter. C’est un dicton basique « L’argent ne fait pas le bonheur », mais j’y crois encore plus depuis que j’ai rencontré ce personnage.


En parlant de rencontre, il existe vraiment Coco ?


Bien sûr, il existe vraiment. Les gens me demandent parfois si c’est une caricature. Mais si vous voyiez le vrai Coco ! Un jour j’étais au resto avec toute une bande d’amis et il a invité tout le resto. Pourquoi ? Ce n’est plus de la générosité ou du pouvoir mais de la folie ! Il veut qu’on le voie, le vrai coco, et le faux Coco aussi. Ce sont des hommes qui souffrent du manque de lumière sur eux, et du manque de reconnaissance tout simplement.


Ce qui veut dire que pour faire le Coco du film, vous en avez moins mis que dans la vraie vie ?

Oui, complètement. Dans la vraie vie, le vrai Coco fait des choses beaucoup plus dingues que le Coco du film. Dans le film, Coco fait des choses folles, dingues, mais moins délirantes. Le vrai nous a fait des plans pas possibles. Je voulais montrer cette démesure là. C’est important.


C’est votre premier film en tant que réalisateur. Il y a des moyens à la Coco avec les vues d’hélico, le yacht, les bagnoles… C’était une volonté, que ça soit beau ?


J’ai eu de la chance d’avoir un budget important pour mon premier film. Ce n’est pas le cas pour tous les films, premiers ou pas. Donc je m’estime plutôt chanceux. C’est dur de monter des films. Quand on a un budget conséquent, c’est génial, ça donne de la liberté, ça donne du temps. C’est ce qui coute le plus cher, le nombre de journées qu’on passe à faire des plans. Il y a les décors, les costumes, les cachets des acteurs, mais il y a aussi le temps qu’on prend. Quand on fait un premier film, il faut du temps, parce qu’on sait moins qu’un réalisateur qui a fait des choses. C’est un grand confort. En même temps il fallait de l’argent parce que ce film est un film sur le « montrage » des choses, les apparences, le clinquant, la frime, le matériel. C’est une réflexion sur l’argent et sur la manière dont l’argent peut te faire péter un plomb. Dans le film, il faut qu’on filme ces choses pour pouvoir après faire le pendant et la réflexion que ces valeurs là ne sont pas les plus importantes. Mais il fallait le voir ! Tu parlais du yatch. La même scène avec une barque ne marche pas ! C’est toujours plus sympa d’entendre « vous vous êtes battu, vous n’aviez pas eu d’argent… ». Non, on a eu de l’argent. C’est une chance. On en a profité.


En parlant d’argent et de notoriété, quand votre vie a changé, est-ce que vous avez eu un côté Coco ? Est-ce que vous avez basculé à un moment ?


Pas vraiment, ce n’est pas ce que je suis profondément. A certains moments, je me suis retrouvé dans des situations où j’aurais pu faire mon Coco. Très sincèrement, je pense que ma famille m’a aidé à ne pas me cocoïser. Ou me cocotiser, ou me cocoïfier, je ne sais pas comment on dit. Je crois que ce n’est pas propre au show-biz de péter les plombs. C’est dans la vie en général. On pose cette question aux artistes parce qu’ils sont dans la lumière. Mais on peut poser cette question à plein de gens. Est-ce que le succès, l’argent, le fait d’avoir gagné un truc, d’avoir une promotion à son boulot, ne te fais pas péter les plombs, frimer auprès de tes collègues ? Je pense que la seule chose qui te retient ce sont tes valeurs, ta famille, ces gens qui te regardent avec ce regard « Tu ne peux pas nous la faire à nous ». Ma famille et mes amis d’enfance, les vrais, c’est ça : « Tu ne peux pas me la faire ».


Un mot de ceux qui sont autour de vous dans le film. On a rencontré Manu Payet qui nous a confirmé que le tournage a été épouvantable, très difficile, avec beaucoup de pression… Vous nous confirmez ça ?

Le tournage a été un moment de joie, de rires, mais pas que ça. Il y avait beaucoup de travail parce que fabriquer de la comédie, c’est sérieux. J’ai pu l’apprendre sur les tournages sur lesquels j’étais, avec Francis Weber ou Pierre Salvadori, quand je les voyais travailler. C’est très sérieux. Mais c’était gai, joyeux, c’était une fête. J’ai écrit ce rôle pour Manu Payet, pour Pascale Arbillot. C’était un tournage joyeux, avec l’équipe aussi, les techniciens. J’ai travaillé avec eux sur plein de films en tant qu’acteur. J’aimais leur travail. Humainement et professionnellement, je voyais que ça collait. J’ai constitué ma dream team de techniciens et d’acteurs. Donc il y avait de la joie mais beaucoup de boulot. Il y a beaucoup de rigueur sur le côté technique et artistique.


Il y a plein d’expressions dans le film, je voudrais qu’on s’arrête sur l’une d’entre elle : « Arrête de faire ton Jean-Jacques ». Je voudrais une explication de texte ?


« Arrête de faire ton Jean-Jacques ». Déjà, je dois dire que je n’ai rien contre les Jean- Jacques, ce n’est pas personnel. Mais je crois que la jean-jacquisation est un mouvement qui va prendre son essor à partir du 18 mars. Ça fait partie des trucs que j’invente sur scène. Ou dans « La vérité », j’ai dit « c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres », on ne sait pas vraiment à quoi correspondent les mots mais ça décrit très bien une situation. Dans Chouchou, je suis dans une merde internationale et c’est l’association de deux choses un peu surprenantes. Un Jean-Jacques est un mec qui fait bien les choses, qui ne prend pas trop de risques. Il pourrait s’appeler Bruno, Amed, Jean-Louis, Isaac, Igor. Un Jean-Jacques est un mec qui est dans la jeanjacquisation. C’est surtout ça. Je pense que c’est plus clair de le dire comme ça. C’est quelqu’un qui jean-jacquise. Des fois, des copains se marient et ils se jean-jacquisent, tu ne les vois plus trop. Ils sont Jean-Jacques… Ils veulent être tranquilles. Pardon à tous les Jean-Jacques ! On me dit c’est Jean-Jacques Goldman. Non ça n’a rien à voir.


Jean Jacques Debout non plus ?


Ni Jean-Jacques Debout, ni Jean Jacques Murstin. C’est un copain qui habite à Strasbourg.


Au delà de ce film, est-ce qu’il y a des choses concrètes de prévues, la scène, un film en tant que comédien ? On dira un petit mot du Spielberg après.

L’important juste après ça, c’est la scène. C’est ce qui occupe 80% de mon temps. En mai/juin, je suis en tournée partout en France, à l’automne aussi. Et en février-mars 2010 je reprends le Palais des Sports à Paris. C’est une vision revisitée de mon dernier spectacle « Papa est en haut », avec tout ce que je vis en ce moment que je vais inclure. Toutes ces histoires, ces expériences folles que je vis ici ou aux Etats- Unis. Je vais rajouter ça à mon spectacle.


Justement les Etats-Unis, qu’est ce que vous avez le droit de dire sur le tournage de Steven Spielberg ?

Il y a des gars qui surveillent ! Non, j’ai le droit de tout dire, de dire ce que j’ai envie de dire. Mais je ne sais pas quelle est votre question.


Comment ça s’est passé ? Qu’est ce que ça raconte ? Comment c’était ?

C’est l’adaptation d’un des albums de Tintin, « Le secret de la licorne », que met en scène Steven Spielberg. J’ai eu l’énorme chance, bonheur et folie d’aller tourner une semaine avec lui dans les studios à Hollywood, Los Angeles. C’est une expérience assez unique, pas que pour un acteur ou un apprenti metteur en scène mais pour l’homme. C’est une excursion dans un univers qui n’est pas que le cinéma ; c’est Steven Spielberg. Tu te retrouves avec lui, à être diriger par lui. Au delà du prestige, il y a ce qu’il est, ce qu’il a fait, construit, son univers, l’artiste, tout ça en lui te parle. Quand tu l’as devant toi c’est tout ça qui parle. C’est une expérience très forte.


En un mot, votre rôle, qu’est ce que c’est ?

Regardez plutôt la bande annonce.


Merci Gad, au revoir.

Merci à vous. A bientôt.


Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 06:33
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