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Publié par Aanil

ARTE diffuse, dans la nuit du lundi 02 au mardi 03 juin 2014 à 00 heure 20, le documentaire réalisé par Yaël André "Quand je serai dictateur".

À travers la figure d'un ami disparu et les morceaux récupérés de vieux films d’amateurs en super-huit, Yaël André signe d'éblouissantes variations sur le deuil, le temps qui passe, le cinéma et les vies qu'il permet d'inventer.

Pendant dix ans, Yaël André a accumulé une centaine d'heure de films de famille ou de vacances en 8 mm et en super-huit qui avaient fini au rebut, tout en filmant elle-même dans ce format aux "images veloutées" des morceaux de son quotidien. "De façon inattendue, l'histoire de mon ami Georges a pris corps dans ce chaos." Elle adresse un éblouissant hommage à cet ami qui, devenu fou, s'est suicidé, en tissant le récit de son deuil avec des extraits de ces films, au fil d'une voix off et d'une musique toutes deux admirablement composées.

Univers parallèles

"Quand je serai dictateur est le projet d'une 'non-autobiographie' : et si, à l'autre bout de l'univers, naissaient à chaque seconde d'autres mondes contenant d'autres possibilités de nos vies ? Quelles seraient alors toutes ces vies que je n’ai pas vécues ? Aventurière, psychopathe, mère exemplaire, chef comptable, homme invisible ? Sur ce prétexte fictionnel – qui fonctionne en autant de chapitres que de mondes parallèles –, le film déroule l'air de rien l'histoire de Georges : notre rencontre, sa folie et ce qu'il est probablement devenu dans un autre univers. Car l'enjeu profond du film est la question du deuil : comment se déroule ce souterrain travail ? À l'image, le film tisse des films amateurs 8 mm et super-huit – des années 1940 à aujourd'hui –, emmêlant les fils de la fiction et du documentaire, du vrai et du faux, du mien et de l'autre, de la comédie et du drame..."

Quand je serai dictateur

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