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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 24 mai 2014 à 13 heures 20, les documents "4 saisons à Belle-Ile en mer" et "Les amoureux de la N7".


4 SAISONS A BELLE-ILE EN MER
Un reportage de Frédéric Audran et Benoît Sauvage (Story Box)

Située à 14km au large du Morbihan et reliée au continent par un ferry, Belle-Ile en Mer est la plus grande des îles bretonnes et la deuxième île française après la Corse. Avec ses 5200 habitants à l'année dont un quart de retraités, on recensait deux fois plus d'habitants au siècle dernier, mais aujourd'hui l'exode est terminé. Chaque année, une centaine de " nouveaux " s'installent, comme le docteur Pinard arrivé du " continent " avec toute sa famille. Nous avons passé un an sur l'île entre Palais et Sauzon pour vivre avec les Belle-islois au fil des quatre saisons du printemps fleuri et calme à l'été bondé jusqu'à l'hiver imprévisible avec ses violentes tempêtes qui parfois coupent l'île du reste du monde.

La découverte de Belle-Ile commence avec Jean-Noël, l'un des derniers pêcheurs encore en activité sur l'île. Cela fait 50 ans qu'il part seul en mer sur le " p'tit Guy " pour pêcher lottes, araignées de mer et autres poissons que sa femme Armelle revend sur le marché du Palais. " Souvent on me dit : pourquoi tu ne prends jamais de vacances ? Pour moi les vacances c'est ça ". Au fil des saisons, nous allons suivre ce vieux loup de mer qui a décidé un peu à contre coeur, de vendre son bateau pour partir à la retraite " quand je suis à terre, je suis pas bien, j'suis pas un terrien ... il faut que je reparte tout de suite en mer "

Pour assurer la sécurité de l'île, une seule gendarmerie avec huit gendarmes qui patrouillent aussi bien sur la terre ferme que le long des côtes en mer. Pas vraiment de grosse délinquance à se mettre sous la dent pour la maréchaussée " c'est un peu la gendarmerie d'il y a 50 ans " reconnait l'adjudant-chef Lambert qui entame sa septième année sur l'île. Les gendarmes de l'île, tout le monde les connaît et eux, connaissent tous les habitants de l'île, comme l'adjudant Brisou "on fait l'effort d'aller voir les gens régulièrement. Ils nous connaissent et cette proximité ici elle est importante ".

Le docteur Pinard, 36 ans, est très attendu car il n'y a que cinq médecins et un seul hôpital pour toute l'île. A Belle-Ile, le médecin sait qu'il doit être polyvalent " ici, on a la casquette urgentiste, médecin interniste, médecin généraliste ! ". Les infrastructures médicales sont limitées et les accès au continent sujets aux caprices de la mer. Son épouse et ses deux filles ont rejoint le docteur six mois après son arrivée. Ici, ce passionné de plongée a l'impression de revivre après des années en cabinet à Troyes : " il y a un an, j'étais la tête dans le guidon, j'étais en " burn out ". Là, non seulement, j'ai un job hyper passionnant et en plus, j'ai un cadre de vie qui est somptueux. J'ai l'impression de vivre un rêve"

Mali, 17 ans, fan de surf et son groupe de copains nous font partager leurs activités, qui varient beaucoup selon les saisons entre l'hiver pendant lequel l'île est déserte et l'été quand les touristes débarquent en force : " on est bien contents qu'il y ait des touristes qui viennent " raconte Mali. Chaque été, il travaille bénévolement pour le festival de musique en plein air : " il y a que l'été qu'il y a des choses du coup quand il y en a, on essaie d'aider un minimum. On est d'ici alors si on veut qu'il se passe des choses... on se plaint toute l'année qu'il se passe rien."


LES AMOUREUX DE LA NATIONALE 7
Un reportage de Frédéric Siaud, Tomaj Rikni. (Marzab Productions)

La Nationale 7, c'était une route de légende, le symbole des vacances et d'une certaine forme d'insouciance. Pendant près de trois décennies, elle a été la voie royale des Français vers la Côte d'Azur. Aujourd'hui, grignotée par l'autoroute et les déviations, il est parfois bien compliqué de retrouver son tracé historique. Les petites auberges, les relais routiers et les vieux garages qui bordaient son tracé ont presque tous disparu. Malgré cela, des passionnés continuent, chacun à leur manière, d'entretenir le mythe de " la route des vacances ".

Premier jour de vacances. La famille Gadouin s'apprête à prendre la route... mais pas n'importe laquelle : la mythique Nationale 7 ! Comme chaque été, Georges Gadouin, sa femme Sylvie et leurs deux filles effectuent le même rituel : parcourir les 800 kilomètres de la fameuse Route bleue avec leur caravane.

Le voyage des Gadouins sur la N7, c'est une série d'étapes qui se succèdent pendant quatre jours. " On n'a jamais décidé où on va s'arrêter. Il nous faut un coin qui nous plaise. En vacances : plus d'horaires, plus rien... " Après un périple de quatre jours et trois nuits, la famille partie de la région parisienne arrive enfin dans le sud à Port Grimaud et son camping de la Plage. Ils n'ont alors plus qu'à s'installer et à profiter de ce sud tant convoité. La grande promesse de la Nationale 7. "Il faut accepter de perdre une journée ou deux sans prendre l'autoroute mais ça nous plaît ".

C'est à Pouilly-sur-Loire que la famille Dufour tient Le Relais des 200 bornes, le tout dernier relais routier de la Nationale 7. Chambres avec vue sur la nationale et décoration d'époque, c'est le passage obligé des nostalgiques de la Route Bleue. Les nouveaux propriétaires ont racheté le relais il y a un an. Le statut historique du Relais des 200 Bornes attire beaucoup de nostalgiques venus de toute la France comme ces trois Alsaciens qui parcourent la Nationale 7 en 2 CV à la recherche de vestiges des années 50, ou encore ce Parisien qui part en Italie en combi Volkswagen. " Le Français moyen en cette période de crise a besoin de positif. La N7 inspire cette joie de vivre et la nostalgie transpire par tous les pores de cet établissement. "

Enfin, sur la Nationale 7, les dépannages Pietri, une affaire de famille montée juste après la guerre. A l'époque " des garages, il y en avait plein dans le village " se souvient Philippe, l'actuel patron et fils du fondateur mais " maintenant il n'y a plus rien. " Les choses ont effectivement bien changé. Du premier garage familial, il ne reste qu'un vieux mur délabré recouvert d'une peinture fanée. Aujourd'hui, c'est un garage de 700 m2 que gère Philippe Millot avec ses deux fils, Jérémie et Benoit. Benoit, qui voit déjà son fils de deux ans devenir la prochaine génération dans l'affaire Pietri. " Vu comme c'est parti, mon fils fera du dépannage. A 2 ans, il aime déjà les camions ! "

Reportages - 4 saisons à Belle-Ile en mer / Les amoureux de la N7

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