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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 31 mai 2014 à 13 heures 20, les documents "Un château... quel boulot !", "Rouler pour travailler" et "Melbourne, un aller simple pour le bonheur".

 

UN CHATEAU, QUEL BOULOT !
Un reportage d'Anne-Sophie Chaumier Lecomte (Chasseurs d'Etoiles)

La France compte plus de 40 000 monuments historiques classés. Plus de la moitié appartient à des propriétaires privés. Certains les reçoivent en héritage, d'autres s'endettent pour les racheter et les sauver de la ruine. C'est le cas de la famille Guyot. Sans un sou en poche, elle s'est lancée dans des travaux titanesques. Trente ans après les premiers coups de pioche, les parents ont su transmettre cette passion à leurs enfants, qui reprennent peu à peu le flambeau sur les chantiers. Une jeune génération qui a décidé d'en faire son métier.

A 18 ans, Alice passe seule son premier hiver au château de Landal en Bretagne. Un château abandonné et pillé pendant des années mais qu'elle a décidé de sauver. " Ce qui est excitant c'est de partir de zéro. Se relever les manches et voir peu à peu le château reprendre vie ". Elle a convaincu ses parents d'arrêter ses études d'art pour se lancer dans ce gigantesque chantier, qui va durer plus de 15 ans. Un choix de vie radical qu'il a fallu défendre auprès de ses parents.

Son grand frère Lancelot reprend les rênes d'un autre château. Celui de La Ferté Saint- Aubain, en Sologne. Il a 22 ans et des idées neuves pour sauver cet ensemble de six bâtiments du 17ème siècle. " Mon père a acheté ce château il y a 30 ans pour une bouchée de pain. Mais c'était il y a 30 ans. Aujourd'hui, il faut à tout prix trouver de l'argent pour continuer à le restaurer ". Etudiant dans une grande école de commerce, il sera seul aux manettes dans quelques mois.

Jacques et Catherine, leurs parents, sont, eux, sur leur chantier de Bridoire, en Dordogne. Ravis que cette passion des vieilles pierres habite aussi la jeune génération. Leurs quatre enfants ont grandi au gré de leurs déménagements en France, de chantier en chantier. Aujourd'hui, la relève semble assurée même si la cohabitation entre les deux générations n'est pas toujours évidente. " Si on veut que nos enfants viennent dans notre sillage, il faut savoir leur laisser la place. Mais ce n'est pas facile car nous ne sommes pas encore à la retraite ! "


Les fins de mois sont souvent difficiles pour la famille et la route éprouvante entre les différents chantiers. La nouvelle génération va-t-elle réussir à relever les défis qui les attendent ? Alice et Lancelot vont-ils regretter leur choix ou résister aux difficultés de cette vie qu'ils ont choisie si jeunes ?

ROULER POUR TRAVAILLER
Un reportage de Pierre Belet. Montage : Delphine Deloget (Pernel Média)

Arnaud, Edith et Julien... Ils sont trois, trois à vivre à la campagne, dans le même village. Tous les trois ont monté leur entreprise itinérante à Gourville, en Charente-Maritime. Des " boulots nomades " et inventifs qui leur permettent d'échapper au chômage, d'apporter des services là où il n'y en a plus et de poursuivre leur passion et leurs rêves.

Dans ce petit village charentais, c'est Arnaud qui a ouvert la voie. Cet ancien policier reconverti en professeur de gym dispense des cours d'aérobic dans les salles des fêtes transportant avec lui, de village en village, une véritable salle de sport mobile. "On nous amène des services à domicile, alors pourquoi pas moi amener du sport. Je me suis dit, ça serait sympa. Ici, il n'y a rien. Et c'est comme ça que j'ai commencé. Il fallait simplement oser ".

Edith, elle, est devenue cuisinière à domicile. Baptêmes, fêtes de villages, soirées privées... tous les weekends, elle propose couscous ou paëlla party. " J'ai toujours aimé cuisiner. J'ai décidé de me lancer et là, je suis bien contente de réaliser un rêve d'enfance ".

Julien, un jeune papa au chômage, s'est inventé un métier : réparateur de vélos à domicile. S'il fait le bonheur des passionnés de VTT et des facteurs à vélos de la région, son pari financier n'est pas encore gagné : " Plutôt que d'être dans le négatif des refus, tout le temps, là je prenais mon destin en main. Cela marche, tant mieux, cela ne marche pas... au moins, je n'aurai pas de regrets ".

 

MELBOURNE, UN ALLER SIMPLE POUR LE BONHEUR

Un reportage de Richard Tindiller & Lucile Emard. Montage : Laurène Bosc (Babel Press)

Chaque année, elle arrive numéro un dans les magazines : Melbourne est la ville la plus agréable au monde... Depuis des décennies, les Français investissent cette ville que même les Australiens ont couronnée capitale " positive et culturelle " du pays. Mode, architecture, gastronomie, et bien sûr vie nocturne, rien ne résiste à ces expatriés français. Ils sont déjà 22 000 à avoir choisi l'Australie et tous racontent la même histoire : dans la ville la plus agréable du monde, tout est possible !

Cécile est arrivée à Melbourne il y a quatre ans. Sa passion, depuis toute petite, c'est la pâtisserie. Au début simple apprentie, elle est aujourd'hui chef pâtissière : " l'Australie m'a donné ma chance. Ici, les gens sont plus tolérants, plus ouverts, si tu rates quelque chose pas de problème. C'est vraiment plus relax ". Le restaurant où elle travaille est l'un des plus chics de la ville et les desserts de Cécile ont fait sa réputation. Ici, elle a aussi rencontré l'amour avec Steeve, son petit ami australien depuis un an et demi. Rentrer en France, pas question... sa vie est à Melbourne et nulle part ailleurs.

C'est l'amour aussi qui a fait basculer le destin de Noria. A Paris, il y a 20 ans, elle rencontre Stephen, un Australien qu'elle suit à Melbourne. Ils ont deux filles et Noria aurait rêvé d'une enfance comme celle de ses adolescentes : " Si seulement j'avais une baguette magique, et que je pouvais changer quelque chose... Eh bien je voudrais être une enfant en Australie... ". Pourtant parfois, la France lui manque et c'est peut-être pour ça qu'elle s'est lancée dans la chanson française... Gainsbourg, Trenet, Brel et les autres, elle écume les bars et les cabarets avec succès... Noria, c'est la diva française de Melbourne.

Quand Serge débarque à Melbourne il y a plus de trente ans, il est jeune photographe et sa différence va faire sa force : " Le fait que je sois Français a beaucoup aidé... j'étais différent. On n'est pas meilleurs mais on est différents ". Très vite, il devient le photographe des stars : Madonna, les Rolling Stones, ils les a tous immortalisés et ses clichés ont rempli pendant des années les pages des plus grands magazines australiens. Mais ce succès ne lui suffit pas, sa ville d'adoption, il l'aime et veut la servir : " Melbourne c'est un paradis mais même les paradis ont leur problèmes, alors il faut les régler ". Aujourd'hui, il est adjoint au maire et fourmille de projets. Tous ont pour objectif que " Melbourne reste longtemps encore, la ville la plus agréable du monde "...

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