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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 05 juillet 2014 à 13 heures 20, les documents "Le grand déménagement", "Le chef d'orchestre de la jungle" et "Un an au camping".

LE GRAND DEMENAGEMENT
Un reportage de Virginie Tumorticchi, Claire Sauvaire, Michel Tardy, Marika Julien. Montage : Benjamin Ambard (Galaxie Presse)

Des camions en travers des rues, des canapés, cuisinières et planches de bois qui s'empilent sur les trottoirs, des cartons qui attendent sur la chaussée... Chaque année, le 1er juillet, c'est la même histoire : des milliers de Montréalais déménagent en même temps, plus de 200 000 Québécois changent de toit... fin de bail à date fixe oblige. Alors que dans le reste du pays, c'est le jour de la fête du Canada, les Québécois retroussent leurs manches pour changer d'adresse. C'est devenu une vraie tradition.

Déménageurs et loueurs de camions en profitent pour faire passer leurs tarifs du simple au double. Résultat, une grande majorité de Québécois préfèrent se débrouiller par leurs propres moyens, dans un joyeux capharnaüm. Dans les rues de Montréal, les gros camions côtoient les caravanes, les fourgonnettes, les remorques attachées à l'arrière d'une voiture et même... des bicyclettes, car depuis 2008, une entreprise montréalaise propose de faire votre déménagement à vélo !

Nancy et Sébastien, un couple de trentenaires, a déjà déménagé une bonne dizaine de fois. Ce sont les rois du système D. Pour d'autres, ce 1er juillet sera une grande première. C'est le cas d'Hugo, un jeune Montréalais qui s'installe en colocation avec deux copains. C'est le cas également d'Isabelle, Malik et Erin, leur petite fille. Cette famille de Français vit à l'hôtel depuis deux mois en attendant de pouvoir enfin emménager. Les grands gagnants du 1er juillet, ce sont aussi les pizzerias qui font leur plus grosse journée de l'année, la tradition voulant qu'on invite les petites mains et les gros bras à fêter la fin du déménagement autour d'une bière et d'une pizza... et les chineurs du dimanche : le week-end qui suit le grand déménagement, c'est le grand déballage !

 

LE CHEF D'ORCHESTRE DE LA JUNGLE
Un reportage d'Anne-Cécile Genre et Julien Voigt. Montage : Philippe Demard (Keep In News Presse)

Dans la jungle bolivienne, on entend habituellement des oiseaux, des singes ou parfois des flûtes de pan. On ne s'attend pas à y écouter du Mozart ou du Vivaldi et encore moins à ce que ces compositeurs classiques soient joués par des adolescents d'origine indienne. A l'origine de ce miracle, il y a un Français passionné de musique classique, Antoine Duhamel. A 70 ans bientôt, ce natif de St-Omer dans le nord de la France, est le chef d'orchestre du petit village de San José de Chiquitos à la limite de la forêt amazonienne. " Pour moi, tous les enfants peuvent devenir musiciens, la passion de la musique ne connaît pas les frontières ou les nationalités "

Après une carrière internationale, cet ancien musicien classique consacre aujourd'hui toute son énergie à l'éducation musicale des jeunes Boliviens de ce village déshérité. " Ma méthode d'enseignement est simple, explique-t-il, quand je vois qu'un enfant s'intéresse à la musique, je lui mets un instrument entre les mains. Au début, il sait à peine comment le tenir, puis au bout d'une semaine il sort quelques notes, au bout d'un mois les notes commencent à être justes, et puis, au bout de quelques années, on arrive à quelque chose de correct... ".

Toujours humble et d'une patience infinie, Antoine Duhamel réalise pourtant un tour de force avec ces adolescents issus de familles modestes âgés de 12 à 16 ans qu'il amène au plus haut niveau. L'orchestre du petit village va régulièrement jouer dans toute la Bolivie. Lors de la visite de l'équipe de tournage, il a justement été sélectionné pour jouer aux très prestigieuses journées de la musique baroque d'Amérique Latine à Buenos Aires, la capitale argentine à plus de 2000 km de là. Pour Panchito, le premier violon de l'orchestre âgé de 14 ans " c'est un voyage que nous n'allons jamais oublier. Nous avons tous travaillé pendant de longues années pour cette journée ".

Pendant les dernières semaines de répétition avant le concert, nous avons suivi le travail minutieux de ce chef d'orchestre pas comme les autres et de ses élèves. A la lisière de la jungle amazonienne, malgré la pauvreté et la chaleur étouffante, l'amour de la musique fait des miracles.

 

UN AN AU CAMPING
Un reportage de Guillaume Cauchois. Montage : Damien Pasinetti (Yemaya)

Le temps où les campings rimaient avec vacances, loisirs et détente n'est plus ce qu'il était... 100 000 personnes y vivraient toute l'année. Comme à Vauvert, dans le Gard, où une soixantaine de personnes, principalement des retraités et des familles en difficulté, vivent dans des mobile homes et cohabitent dans un camping de 180 emplacements. Si certains de ces " résidents " ont choisi ce mode de vie, d'autres n'ont pas eu le choix. La crise qui frappe fort, la perte d'un emploi, les factures qui s'accumulent, le prix trop élevé des logements plus " classiques "...

Pour Christiane et Mario, c'est un choix de raison. Et surtout une affaire de famille. Ces deux jeunes retraités, qui n'ont pas les moyens de s'acheter une maison, quittent leur appartement en Isère pour vivre dans le camping de Vauvert où ils retrouvent Ghislaine, la soeur de Christiane. Une nouvelle vie qui la fait rêver. " On aura un immense jardin avec le camping. Donc on pourra se promener, on pourra rester tranquille, se détendre, voir des choses l'été qu'on ne voit pas quand on est dans un appartement et puis je pense nouer des liens avec des gens qui seront là, parce que ça, dans un appartement, on ne connaît pas. " Fêtes avec Ghislaine, travaux en tout genre, farniente au bord de la piscine et apéritifs : au fil des mois, le couple découvre les " joies " du mobile home et fait connaissance avec ses voisins. Un apprentissage pas toujours facile mais que tous deux ne regrettent pas !

Si Christiane et Mario peuvent vivre là toute l'année, c'est grâce à Janick, la propriétaire. " J'ai un camping qui vit tout le temps, à savoir qu'on est occupé toute l'année. Le peu de temps qui reste pour souffler, c'est uniquement pour prévoir les plannings des mois qui vont suivre. " Ancienne bijoutière, elle a pris les rênes du camping il y a cinq ans. Ces sept hectares de terrain, c'est son royaume. Elle en connaît les moindres recoins. Tous les jours, elle prend soin de ses résidents, mais n'oublie pas de remplir le cahier des réservations estivales. Le camping, une petite entreprise et une communauté à gérer. Ici, les règles sont strictes. Et c'est Anaëlle, le bras droit de Janick, qui est chargée de les faire respecter. Elle veille à ce que tous les mobile home soient bien tenus.

Une vie au camping, ce sont souvent des histoires de nouveau départ. Sandra, 15 ans et Kelly, 16 ans sont arrivées de Verdun, dans l'est de la France, avec leurs parents, Josiane et Christophe. La vie y était trop difficile. Aujourd'hui, la donne a changé. A Vauvert, la famille a repris espoir. Josiane commence à s'épanouir.. " On est bien ici. Quand on arrive là, on se sent un peu perdu, mais après c'est une famille, c'est l'entraide ici. C'est bien de trouver ça, car malgré ce qu'on vit, on a encore de l'entraide et de la solidarité, parce que les temps sont difficiles pour tout le monde, je crois. C'est bien de se battre ! " Déscolarisées pendant quelques mois, Sandra et Kelly suivent des cours par correspondance, encadrées par Anaëlle. Et comme toutes les adolescentes, elles attendent les grandes vacances avec impatience. Ici, plus qu'ailleurs, l'été, l'ambiance est garantie et les promesses de souvenirs, nombreuses.

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