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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 13 juillet 2014 à 13 heures 30, les documents "Les gendarmes du lagon" et "Ma vigne en rose".

 

LES GENDARMES DU LAGON

Un reportage de Chloé Vienne et Thierry Chartier. Montage : Stéphane Coens

Un cadre de rêve entre lagon et cocotiers pour circonscription, les gendarmes de Polynésie Française, en poste pour quatre ans surveillent cinq archipels : les Marquises, les Australes, les Iles sous le vent, les Iles du Vent et l'Archipel de Tuamotu. Arrivé depuis six mois seulement de Normandie avec sa famille, le Brigadier Loïc Begin découvre sa nouvelle circonscription grande comme l'Europe, les missions parfois insolites qui l'attendent : de l'examen du permis de conduire aux affaires familiales... et les coutumes locales... bien loin du protocole de la métropole.

Des lagons bleu turquoise, des plages désertes, un décor de rêve... la Polynésie à 17.000 kilomètres de Paris. Sur ce territoire d'outre-mer, des centaines de fonctionnaires sont détachés chaque année, comme le Brigadier Loïc Begin, gendarme dans la seule unité volante de l'archipel " c'est complètement atypique par rapport à une brigade métropolitaine. On traite une superficie de 800.000 kilomètres carrés essentiellement constituée d'eau et pour toucher notre circonscription, il y a minimum une heure d'avion à partir de notre lieu de résidence ". Loïc est arrivé en Polynésie il y a 6 mois avec sa femme Stéphanie et leur fille Elise. Si en Normandie, sa terre natale, il partait en mission pour quelques heures seulement, ici, ses missions durent plusieurs jours, d'un atoll à l'autre.... Aujourd'hui, il part pour l'Ile de Takaroa, une île perdue des Tuamotu, à deux heures d'avion de Tahiti. Le capitaine Christophe Pinabelle et l'adjudant John Wong, un gendarme polynésien sont du voyage.

Colliers de fleurs de tiaré à l'arrivée comme le veut la coutume... les gendarmes de Tahiti sont accueillis par le " moutoï ", le policier municipal en poste sur l'île. Ici pas d'hôtel, les gendarmes vont séjourner chez Aline, une habitante " vous êtes chez vous. Pas de chichis. ". Dès le lendemain matin, les gendarmes parcourent l'île et font un tour par les fermes perlières. Ici tutoiement et bisous sont de rigueur. " On fait un petit tour par les fermes perlières parce que c'est l'activité principale de l'ile. A travers la discussion que j'ai pu avoir avec cette dame, s'il y a eu des soucis majeurs, des vols... Maintenant on ne va pas pouvoir faire toutes les fermes perlières de l'île. " A 9 heures, l'adjudant John Wong ouvre les portes d'une gendarmerie de fortune. Toute la journée, les habitants défilent. En Polynésie, les gendarmes traitent les affaires habituelles mais doivent assurer également des fonctions originales comme moniteur d'auto-école et examinateur. Un petit tour sur l'unique route de l'ile, dans la voiture du candidat et c'est fini " Cela c'est bien passé. Tu passes les vitesses correctement, les clignotants ne sont pas oubliés. Tu conduis avec prudence et sûreté. Je dis que c'est bon pour le permis de conduire. L'épreuve pratique est réussie". La candidate, enchantée, peut embrasser son examinateur.

Nouveau collier pour un nouveau départ, les gendarmes partent pour Takapoto, une île encore plus petite, à deux heures de bateau. Sur place pas d'hôtel non plus, Loïc, Christophe et John vont habiter chez Eric, le " moutoï ", face au lagon. "On n'a pas toujours le temps d'en profiter. " A peine arrivés, ils sont attendus par des candidats au permis de conduire, obligatoire comme en métropole mais parfois singulier... "Vous avez 40 questions en français et en tahitien. Vous pouvez avoir des questions sur ce qu'il faut faire quand il y a de la neige... ce qui n'arrive pas forcément ici. Si vous réussissez tous on sera très contents. Concentrez-vous bien sur le code ". Le lendemain matin, tout le monde part à la chasse au cannabis, le " paca lolo ". Une bonne info leur permet de dénicher 180 pieds bien cachés, reste ensuite à trouver le propriétaire. Avec 400 habitants sur l'ile, le planteur est vite identifié et reconnaît les faits. " On va mettre tout ça par écrit et tu vas nous expliquer ta situation personnelle. C'est important pour la décision du procureur (.../...) Le procureur te laisse une chance. Il nous a demandé de détruire la plantation. Si jamais ça recommence, ne serait-ce que pour usage personnel, convocation à Tahiti ". Eric le " moutoï ", en poste depuis 10 ans n'a ni prison, ni contraventions " c'est un peu délicat aux Tuamotu... Il n'y a pas de cachot, rien du tout. On passe les menottes et puis on les laisse sur le ponton jusqu'à ce qu'ils se calment. Il faut montrer aux gens que tu es le plus fort, alors s'il faut taper, il faut taper et après quand il te revoit, il te respecte. "

 

MA VIGNE EN ROSE

Un reportage de Claude De Maeyer et Jean Marc Giovanangeli. Montage : Laurent Fléchaire (Les Productions du Moment)

Aujourd'hui, dans le monde du vin, les femmes ne travaillent plus à l'ombre de leur père, frère ou mari. Oenologues, sommelières, viticultrices, elles dirigent les exploitations, élaborent le vin et communiquent. Ce métier, elles l'ont choisi, en abandonnant parfois une carrière ou plus. Alexandrine, Manon et Lidewig ont décidé de laisser leur empreinte dans cet univers encore très masculin.

Alexandrine Roy, jeune viticultrice à Gevrey-Chambertin, a pris les commandes de l'exploitation familiale depuis que Marc, son père, est à la retraite. Fille unique, on s'étonne en lisant " Père & Fils " sur la plaque de la propriété. Il faut dire que son père n'avait jamais imaginé qu'elle marcherait sur ses traces. " A la naissance de ma fille, j'ai pensé que c'était la fin du domaine, que je serais le dernier, une fille dans la vigne, je n'y croyais pas ". Aujourd'hui, Alexandrine a fait ses preuves. En étant reconnue par ses pairs elle est devenue la fierté de son père.

Après un BTS en génie culinaire, Manon Diaz, 21 ans, termine sa formation en sommellerie au Lycée François Rabelais. Sommelière, une profession où les filles se comptaient sur les doigts de la main il y a encore quelques années. Manon a appris très tôt que dans ce métier, pour être prise en considération, elle doit viser l'excellence. Elle a comme professeur Monsieur Chambost, un professeur que l'on a tous rêvé d'avoir : outre sa bonne humeur, il a l'art d'enseigner un vocabulaire du vin précis et imagé. " cela peut paraître compliqué, mais on essaie d'être simple, et ce n'est pas toujours évident ".

Lidewig Van Wilgem, une Hollandaise s'est installée dans le Languedoc en partant de rien, pour y produire un vin résolument féminin. Au départ, elle cumule les handicaps, femme, Hollandaise, mère de trois enfants. Elle a tout appris en s'inscrivant à une école d'agriculture, elle a repris et embelli un domaine du 18ème siècle. Lidewig devenue viticultrice, a su développer son affaire : " Au début quand le matin j'ouvrais mes volets je me voyais seule au milieu de mes terres, sans amis, je me demandais pourquoi je faisais ça, pourquoi je ne retournais pas dans ma vie confortable, et aujourd'hui je ne vois que ce qui est beau "

?'nologue, viticultrice ou sommelière, les femmes qui sont entrées dans ces professions par passion ou par tradition familiale poursuivent tranquillement la féminisation de l'univers du vin. Être une femme qui compte dans ce monde-là était hier inimaginable, désormais elles sont reconnues comme expertes, décisionnaires. Les pionnières qui ont ouvert la voie du vin au féminin au début des années 80, ne s'imaginaient sans doute pas qu'aujourd'hui, oui, " la femme est l'avenir du vin !".

Reportages - Les gendarmes du lagon / Ma vigne en rose

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