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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 12 juillet 2014 à 13 heures 20, les documents "Mon auto, mon amour" et "Les routiers se mettent à table".

 


MON AUTO, MON AMOUR
Un reportage de Christel BERTRAND
(T. Comiti Productions)

Bolides, cabriolet vintage, voiture familiale, petite ou grosse cylindrée.... Ils collectionnent, amassent, bichonnent, rêvent, font la chasse aux accessoires ou aux bons prix... pour l'amour d'une auto, ils sont prêts et prêtes à faire des sacrifices et beaucoup de kilomètres....

Hamed et Fatima roulent avec la même voiture depuis 15 ans. 300 000 kilomètres au compteur... cette année c'est décidé, ils changent. Leur budget : 25.000 euros maximum. Hamed préfère un 4X4, Fatima un modèle familial. Les constructeurs se livrent une guerre des prix telle, que sans avoir à marchander Hamed et Fatima obtiennent une remise de plusieurs milliers d'euros chez le concessionnaire ! Mais le couple espère trouver encore moins cher. Sur Internet, Hamed et Fatima gagnent onze mille euros sur le prix d'origine affiché en concession : " le constat il est là, donc je remplis le formulaire on m'envoie un devis et je valide. Il y a la caméra de recul en plus, après le reste ce sont des éléments qui sont de série déjà. "

A 28 ans, la passion de Matthieu, c'est la R5. Il y consacre tout son temps libre. En dix ans c'est même devenu une obsession. Cette voiture prend tellement de place dans sa vie qu'il a loué une partie d'un ancien poulailler pour stocker ses 23 R5 ! " Salut les cocottes. Là on a une des stars, la R5 Alpine, ici une petite TL, ça c'est une merveille qui a 2 700 kilomètres au compteur, qui dort ici à côté de ses copines ". Matthieu enseigne la menuiserie dans un lycée technique, il restaure lui-même ses R5. Il est capable de passer plus d'un an sur une seule restauration. Son rêve : que la petite voiture entre dans le club très fermé des voitures de collection.

Pour vivre sa passion à 100%, Aurélie est mécanicienne dans un garage de voitures de luxe ! Elle ne répare que des grosses cylindrées : Ferrari, Porsche ou Aston Martin, ces bolides n'ont plus de secret pour elle. Il lui a fallu convaincre ses parents qu'elle était faite pour ça : " J'ai passé un bac général : un petit compromis avec mes parents... et puis ensuite j'ai repris trois ans de cours toute seule, par correspondance, ça a été super compliqué... aujourd'hui je suis quand même fière de ce que j'ai fait, du parcours que j'ai eu. "

Le garage d'Emmanuel n'est réservé qu'à son bijou : une Austin Healey de 1968. Une petite merveille qui a bien failli gâcher son mariage. Emmanuel a spécialement acheté cette voiture pour cette grande occasion, mais cet un ingénieur en automobile s'est fait escroquer. La voiture achetée 900 euros va lui coûter dix fois plus cher en rénovation. Emmanuel se lance alors un défi : la voiture sera prête pour le jour du mariage Gwenola, sa femme, n'est pas prête d'oublier cet épisode : " Il y a passé tous les week-ends, les vacances. Et j'avais le mariage à préparer !! Accessoirement... Lui s'est occupé de sa voiture, moi je me suis occupée de tout le reste ! ".

 

LES ROUTIERS SE METTENT A TABLE
Un reportage de Laurent Fléchaire, Mathieu Pansard
Montage : Stéphanie Porte (Productions du Moment)

Des heures et des heures derrière leur volant, à bord de leur 38 tonnes, les routiers avalent les kilomètres en rêvant à la pause "On mange des kilomètres et quand on a fini, on va manger au restaurant" Déjeuner ou dîner.... Avec, au bord d'une nationale, la bonne adresse qu'ils se repassent d'un camion à l'autre.... Pavé, pommes frites, oeufs mayo et crème caramel, le tout fait " maison " sur une nappe à carreaux... et les routiers se mettent à table.

18h30, Philippe Dupont " place " les camions sur le parking du Relais des Chaises en Auvergne, pour le plus grand plaisir du propriétaire Thierry Valentin... c'est comme ça le resto routier en bord de nationale, avec le rire, l'ambiance et une cuisine généreuse, qui tient " bien au corps ". Seul pendant des heures et des kilomètres, le routier se retrouve avec ses semblables à de grandes tables " on passe, on voit du monde sur le parking. On sait automatiquement que c'est bon. ".

Et pourtant, le routier traditionnel serait en voie d'extinction... trop pressés chauffeurs de poids lourds et moins lourds roulent a fond sur les autoroutes et ne s'arrêtent qu'un moment pour se nourrir sur ses aires... Alors, quel avenir pour les " résistants " ? Empruntons la célèbre Nationale 7 jusqu'à Périgny dans l'Allier. Ici aucun commerce et deux établissements " à l'ancienne ", face à face.... Avec à cinq kilomètres seulement, un " néo " restau routier avec tout le confort à portée de main, station essence, boutique, restaurant et " la douche en face du parking poids lourds. Ils n'ont pas besoin de rentrer dans le restaurant ". Monsieur et Madame Bruni veulent plaire à tout le monde : touristes, routiers et autochtones " quand les gens rentrent, il faut qu'ils se sentent bien. On vise tous les publics ". 5 kilomètres plus haut donc, Martine et Jean-Claude proposent leur toile cirée et leur voisin du Relais de Périgny, Thierry, fait tout tout seul. L'arrivée de leur " rival ", avec sa station essence a fait baisser le nombre de camions " c'est très joli. C'est plus impersonnel. C'est pas comme chez nous ou en face... la relation. Moi je n'aime pas reconnaît Martine. Thierry y est allé "pour voir l'intérieur. C'est moderne. J'ai entendu dire qu'ils voulaient écraser tout le monde". Chez les " petits ", on cultive ses différences... ambiance et service à table... et la quantité, " je ne compte pas les frites... ils peuvent m'en redemander, la quantité c'est important. "

Alors, moderne ou traditionnel ? Les premiers servis, les routiers, ont bien leur avis sur la question. Pascal Van Mullem, dit Monopoly, ne dort chez lui que le week-end. Le reste du temps, il transporte.... la maison des autres. Les toiles cirées, les mousses au chocolat et les kilomètres, c'est une passion qui dure depuis 23 ans. Avec six collègues intransigeants et gourmets il a créé un site internet des gastronomes en 40 tonnes. Un seul principe : les routiers testent leurs " cantines ". Premier test l'accueil : impeccable ! En deux, le buffet " ça c'est de la mayonnaise industrielle. Betterave conserve. Frite surgelée. Andouillette bonne. Pain bon. Camembert, aucun goût. Ile flottante... encore ! " Deux étoiles " classique du restaurant routier. Standard ". Donc pour survivre, les patrons doivent miser sur la qualité.

Si les camions ne s'y arrêtent plus, même pas en rêve, il subsiste deux restaurants estampillés " routier " à Paris, dans le 18ème et près de Saint Lazare. Au menu, convivialité, promiscuité, oeuf mayo et sardines à l'huile, formica et nappes à carreaux " revenez ici dans trois quatre jours, la patronne vous aura reconnu. La serveuse vous dira : je ne peux pas vous donner la même place que la semaine dernière. C'est sympa. " Le très reconnaissable panneau rouge et bleu est connu dans le monde entier " un journaliste du Boston Globe disait : les relais routiers c'est merveilleux. Si on voulait vraiment voir la France, il fallait faire deux choses : les Châteaux de la Loire et les relais routiers. "

" Voyager me fascinait et d'une passion j'ai fait un métier ". Routier sympa, Pascal Wèbre fait partie de la bande des testeurs.... " ces grandes chaînes de restaurants où on mange toujours la même chose, si on arrive un jour à manger à Barcelone, exactement la même chose qu'à Berlin, je ne vois plus l'intérêt de voyager. Autant que je reste chez moi. Demain comme tous les soirs, je vais essayer de trouver ce moment de convivialité. On mange des kilomètres et quand on a fini de manger des kilomètres, on va manger au restaurant "

 

Reportages - Mon auto, mon amour / Les routiers se mettent à table

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