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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 06 juillet 2014 à 13 heures 30, les documents "Mon été au Racou" et "Les salaires de la peur".

 


MON ETE AU RACOU
Un reportage de Cécile Madronet, Mathieu Labeyrie et Sébastien Hondelatte (AIMV)

Trois rangées de petites maisons colorées posées sur la plage, entre la Méditerranée et le massif des Albères : voici le Racou, un quartier d'Argelès-sur-Mer. De juin à septembre, " Racouniens " d'origine et vacanciers de passage se partagent ce petit " recoin " de paradis, les pieds dans l'eau, avec une seule envie... revenir l'année prochaine.

" Le Racou, ça veut dire recoin en catalan. C'est toute ma vie. J'y suis pratiquement né... Maintenant, j'y habite à l'année ". Patrick Deleaux a navigué un peu partout mais le Racou c'est son " recoin " de paradis. Comme chaque année à l'approche des vacances, les ruelles sableuses du Racou commencent à s'animer. Les premières maisons ont été construites dans les années 20 et 30 sur trois lignes : " on ne dit jamais le nom des rues. On dit toujours " 1ère ligne " on sait que c'est face à la mer, " 2ème ligne " c'est derrière et " 3ème ligne ", explique Marie-Jo qui ouvre sa maisonnette pour l'été. Cette maison, la plus petite de la première ligne, est dans sa famille depuis 50 ans.

Lillois d'origine, Patrick et sa femme Frédérique ont repris l'hôtel restaurant il y a dix ans sur un coup de coeur. Et comme le dit Frédérique : " quelqu'un qui aime le Racou est adopté immédiatement. Après, il faut apprendre à connaître le Racou. C'est une grande famille, donc on vit ensemble et il y a des avantages et quelquefois des inconvénients. Il faut les accepter aussi. "

Juillet, les vacanciers arrivent. Monique accueille ses petits-fils pour les vacances. C'est son grand-père qui a bâti sa jolie maison aux volets lavande en deuxième ligne " toutes les générations qui viennent se plaisent ici. C'est une maison qu'on a depuis 1934, quand le Racou a été construit. Ce sont des racines que l'on a ici, on passe de bons étés, de bons souvenirs. " Et au programme comme chaque année : repos et plage toute la journée.

Mais cette plage qui fait le bonheur des petits et des grands depuis des générations est un espace fragile, un site menacé par l'érosion du littoral. Chaque été, Marie-Jo retrouve ses collègues de l'association de sauvegarde du Racou. " Dans les années 50, sur cette photo, la plage est deux fois plus large qu'aujourd'hui " Ici, les tempêtes d'hiver sont terribles. La mer a emporté trois maisons. " Ce sont les vents d'est les plus dangereux. Quand on dit au Racou, la Tramontane souffle, on ne craint rien. Quand on entend le vent d'est, on dit : aïe, aïe, aïe... ". Depuis 16 ans, l'association multiplie les démarches pour obtenir des travaux de protection de la plage.

Juin, juillet, août et début septembre, les Racouniens reprennent possession de leurs maisons et de la plage. Encore quelques belles journées et il sera l'heure de fermer les volets, barricader les petites maisons en prévision des tempêtes avec une seule idée en tête : revenir l'été prochain.

 

LES SALAIRES DE LA PEUR
Un reportage de Bertrand Aguirre et Rémi Cadoret (Alta Press)

Risquer sa vie pour la gagner. C'est la philosophie et le mode de vie d'Yvan, Stéphanie et Olivier. A 26 ans, Yvan Jayne, né à Marseille, est devenu l'un des meilleurs cowoys de rodéo du monde au Texas. Olivier Mazurel, pilote et champion de voltige aérienne, passe plus de temps en l'air que sur la terre ferme. Stéphanie Bodet, championne du monde d'escalade, teste du matériel de grimpe.

Yvan Jayne, 26 ans vit au Texas depuis 10 ans. D'origine marseillaise, il est venu ici pour réaliser son rêve : devenir champion de rodéo. Chaque weekend, pour une poignée de dollars, il parcourt les Etats-Unis et monte des chevaux sauvages au risque de se briser le dos. Pour sa spécialité, la monte à cru sur chevaux sauvages, Yvan s'entraîne sur un cheval mécanique. " On morfle de tous les côtés. C'est une des seules disciplines du rodéo où même si on a fait un bon score à la fin, même si on a fait une très belle monte, en descendant on a toujours mal quelque part. " En dix ans, il a arrêté de compter ses blessures : côtes cassées, déchirures musculaires, fracture d'une vertèbre. Avec son 1,77 mètre et ses 76 kilos de muscles, Yvan est prêt pour la nouvelle saison. " J'ai été champion du Texas en 2008 en Bare Back " (rodéo sans selle). C'est grâce à ce titre que le petit " Frenchy ", qui a grandi loin des corrals, a réussi à se faire adopter par la famille du rodéo, comme " l'un des meilleurs cowboys de rodéo au monde ! ".

Olivier Mazurel, 30 ans, est instructeur et pilote de voltige aérienne. Il encadre une trentaine de stages de formation par an. Chandelles, tonneaux, piqués, les figurent s'enchaînent. " C'est du sport de haut niveau. Il faut être préparé physiquement. Avec le facteur de charge, au bout de quinze minutes, on n'est plus aussi performant, les figures sont moins précises. Il vaut mieux se reposer et repartir. " La moindre défaillance physique, la plus petite erreur de pilotage peut être fatale. Médaille d'or par équipe en 2007, Olivier est l'un des meilleurs pilotes de voltige au monde. Aude Lemordant, la compagne d'Olivier a appris la voltige avec lui et connaît les risques " C'est quelqu'un qui peut se sortir d'une mauvaise situation. On n'est jamais à l'abri. Ici en 2005, un militaire s'est tué parce qu'il était sur le dos et a perdu une aile. L'avion a cassé, il n'a rien pu faire. Le risque zéro n'existe pas. " En compétition, le plancher est à 100 mètres d'altitude... En cas d'incident, le parachute ne sert pas à grand-chose.

Stéphanie Bodet, 35 ans, n'a jamais eu peur du vide. Championne du monde d'escalade en 2000, elle enchaîne les expéditions à haut risque à travers le monde mais a posé ses crampons sous la falaise de Ceuse, dans les Hautes-Alpes. " On a eu la chance, en construisant la maison, de pouvoir construire un mur d'escalade. Il y a pas mal de neige l'hiver et ça nous permet de rester en forme ". Stéphanie et son mari Arnaud ont tous deux remporté la coupe du monde de grimpe à quelques années d'intervalle. Stéphanie gagne sa vie en testant les nouveaux matériels pour les fabricants. Mousquetons, baudriers, chaussons... sont soumis à rude épreuve car la moindre défaillance peut coûter très cher. " Un noeud mal fait peut être mortel. On évolue dans un environnement vertical. A un moment donné, on pend à notre corde... Il faut que tout soit vérifié ! ".

 

Reportages - Mon été au Racou / Les salaires de la peur

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