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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 26 juillet 2014 à 13 heures 20, les documents "PNC aux portes... Dans les coulisses d'un vol" et "4 saisons à Laguiole".

 

PNC AUX PORTES ... DANS LES COULISSES D'UN VOL
Un reportage d'Olivier Escriva et Alexandre Dell. Montage : Oriane Denneulin et Hélène Ametis (HTO Productions)

La chaleur et le soleil en hiver, les plages et les voyages... Pilotes de lignes, hôtesses, stewards, des métiers qui font rêver. Le revers de la médaille: la séparation avec les familles, les longues journées, le décalage horaire. Ils assument aussi et avec le sourire une lourde responsabilité : nous emmener aux quatre coins du monde en toute sécurité. Avec Yves le commandant de bord, Tania le chef de cabine principale et Céline l'hôtesse de l'air nous découvrons la vie du personnel navigant et les coulisses d'un vol commercial.

Soirée difficile pour Céline, hôtesse de l'air. Céline s'est habituée à faire ses valises mais quitter ses deux filles est toujours un crève-coeur. Cette fois, ci Céline ne s'absente que pour " deux dodos " C'est difficile en tant que maman. C'est le côté moins gai de ce métier, laisser ses enfants et partir... "

" Je vérifie si mon chignon banane est droit. Ça fait 15 ans que j'essaye....Il faut que l'on fasse net, soigné et il faut que ça tienne ". Dans sa salle de Bain, Tania se prépare elle aussi à partir. Un dernier petit coup de laque, uniforme, foulard, Tania, chef de cabine principale entre " dans la peau de l'hôtesse de l'air". Cela fait 24 ans qu'elle travaille entre ciel et terre, a parcouru près de 15 millions de kilomètres autour du monde. Aujourd'hui destination : les Antilles.

L'heure du décollage approche. A chacun sa " check List ", Tania côté cabine, Yves, le commandant de bord et son copilote dans le poste de pilotage..... Tania accueille les passagers " L'embarquement est une phase très importante pour nous. On a une certaine expérience de la physionomie du passer pour détecter qui va nous poser des problèmes ou pas. On détecte aussi ceux qui pourraient nous aider en cas de problème. On cible les passagers à l'embarquement. " Gaëlle 17 ans a une peur panique de l'avion et malgré les efforts de l'équipage pour la rassurer, sa famille partira sans elle.

" Nous devrions décoller dans cinq minutes.... Quelques petites turbulences sur le parcours.... Un très beau temps " annonce Yves. En cabine, recommandations habituelles du personnel... " Nous vous souhaitons un très agréable vol en notre compagnie ".... Quelques petites turbulences perturbent à peine la préparation des repas. " Il y a plusieurs niveaux de turbulences. Si il y a " no smoking " d'allumé, on doit aller s'asseoir ". Après 4 heures de vol, Tania et Céline déjeunent enfin... " L'hôtesse de l'air ne mange pas, ne va pas aux toilettes, elle ne fait rien...Elle sert. " Mais pas seulement les plateaux repas.... Un passager a été pris en " flagrant délit " pour la deuxième fois en train de fumer dans les toilettes ! Tania va chercher le fumeur à son siège, lui confisque son paquet avec fermeté et douceur.... Cette fois ci heureusement, Tania n'aura pas à utiliser les menottes et les sangles prévues pour les passagers récalcitrants....

Pendant que les passagers se détendent, Tania descend dans le " crew rest "... notre endroit où on se repose pendant quelques heures selon les vols. L'équipage se divise en deux : une partie qui se repose et l'autre qui veille ". Pas de vraie sieste en revanche pour les pilotes mais " napping... des micro siestes de 10 minutes." Vient le moment de l'atterrissage " une grosse responsabilité mais quelque chose qui nous fait vibrer " confie Yves... Le repos attendra l'escale.

4 SAISONS A LAGUIOLE
Un reportage d'Anne-Sophie Chaumier Lecomte, Franck Vrignon, Benoît Lanet et Philippe Douteau. Montage : Frédéric Klein (Giraf Production)

C'est l'une des régions les plus reculées de France : le plateau de l'Aubrac. On l'imagine en demi-sommeil et pourtant son dynamisme vient démentir les discours sur une France en berne. Pas d'exode rural, un taux de chômage quasi nul ! A 1000 mètres d'altitude, le village de Laguiole résiste à la crise grâce à une économie de terroir et à une jeune génération qui mise tout sur son identité.

5H30. Francis Girbal arrive à l'étable alors que la neige a recouvert le plateau. Son premier réflexe ? Vérifier si les veaux arrivés dans la nuit se portent bien. La race Aubrac, celle de son troupeau, est connue pour donner l'une des meilleures viandes d'Europe. " J'ai la chance d'avoir de l'or à mes pieds pour les nourrir : la flore de l'Aubrac ". Une fierté pour Francis, qui se bat été comme hiver pour préserver ses bêtes. Mais cette année, un étrange moustique les a piquées sur l'estive.

C'est lui qui sonne l'arrivée du printemps. Quand Sébastien Bras ouvre les portes de son restaurant après cinq mois d'arrêt, les rues du village s'animent. " J'ai hâte de tester les nouvelles recettes imaginées pendant l'hiver. Le plateau, c'est mon territoire depuis l'enfance. Et je veux le faire partager dans l'assiette " Il y a les clients venus du monde entier pour découvrir la cuisine de ce chef trois étoiles. Mais aussi tous les saisonniers qui débarquent et qui vont vivre ici jusqu'à l'automne. Comme Stéfania, tout juste arrivée du Vénézuela. Elle n'avait jamais entendu parler de l'ail des ours. Elle va devoir le cuisiner dès le premier soir ...

L'été, Thierry Moysset se mêle aux touristes. Pendant la visite des ateliers, ce jeune patron veut savoir ce que les vacanciers pensent de ce " vrai " couteau Laguiole. A 40 ans, cet ancien cadre dans des grands groupes industriels, a sauvé la dernière forge de Laguiole. Et depuis deux ans, il se bat pour obtenir un label qui certifiera l'origine de ses couteaux. " Quand vous achetez un Laguiole, à priori vous pensez qu'il est fait ici à Laguiole ? Or 9 couteaux sur 10 sont faits ailleurs et on nous interdit de nous distinguer ! "

Hervé Storck lui ne connaissait rien de l'Aubrac quand il a accepté le poste. Ce vétérinaire rural a quitté sa Savoie, sa femme et ses cinq enfants pour tenter l'aventure ici. " Je n'ai jamais vu de jeunes éleveurs aussi impliqués. Pour un vétérinaire, c'est forcément très stimulant ". Sur les routes jour et nuit, il enchaîne les gardes et les urgences. Mais malgré la fatigue, il apprécie de travailler auprès des éleveurs de la région qui ont vite adopté " l'étranger ". Si tout va bien au cabinet, sa famille devrait le rejoindre l'année prochaine.

Pour l'école publique de Laguiole, cette année aussi est décisive. Il faut à tout prix attirer de nouveaux élèves pour maintenir les deux classes ouvertes. Alexandre Rouger, son jeune directeur, sait combien il est important pour les enfants de pouvoir être scolarisé près de chez eux. " L'école c'est l'âme d'un village. Ici tous les enfants se connaissent et ils apprennent à grandir ensemble ". Cours d'occitan, sortie ski, atelier informatique et portes ouvertes ... Il multiplie les occasions de faire parler de l'école et de montrer sa vitalité.

Nous avons vécu quatre saisons avec ceux et celles qui vivent sur ce plateau. Au rythme d'une nature qui change et rythme leur vite quotidienne. Au côté d'une population qui a su apprivoiser les hivers rudes pour mieux recevoir les touristes en été. Douze mois au coeur d'un village qui mise tout sur son identité

Reportages - PNC aux portes... Dans les coulisses d'un vol / 4 saisons à Laguiole

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