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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 19 juillet 2014 à 13 heures 20, les documents "Tempête sur L'île aux oiseaux", "Monoï, l'huile aux trésors" et "Retour à Pondichéry".

 


TEMPETE SUR L'ILE AUX OISEAUX
Un reportage d'Antoine Laura. Montage : Nicolas Titonel (Grand Angle Productions)

Le bassin d'Arcachon ... sa fameuse dune du Pilat et ses cabanes " tchanquées " plantées au milieu des parcs à huîtres. Et blottie au milieu du bassin, l'ile aux oiseaux abrite 53 cabanes et des centaines d'oiseaux, d'où son nom. A l'abri des regards indiscrets, hors du temps, sans eau courante, ni électricité, des familles y coulent des jours heureux d'une saison à l'autre. Mais ce petit paradis est en péril... les occupants des cabanes vont peut-être devoir rendre leurs clefs. Nous les avons accompagnés pendant huit mois.

Tous les 15 août, Julien retrouve sa tribu dans la cabane construite par l'arrière-grand-père. C'est le moment où le quartier s'anime, où les générations se rassemblent. " Certains nous ont vu naître, maintenant ils voient naître nos enfants " confie Julien. A côté de la cabane de Julien il y a celle de Michèle et Jean-Louis, les " doyens du quartier ". Ancien ostréiculteur du bassin d'Arcachon, Jean-Louis a construit lui-même sa cabane dans les années 50. Depuis, il vient s'y réfugier tous les étés pour fuir la cohue estivale du bassin d'Arcachon : " on s'échappe de la vie d'aujourd'hui et on se retrouve dans une autre époque ".

L'hiver est la saison préféré de Prune qui aime se couper du monde dans sa cabane de l'île aux oiseaux. Ancienne productrice, cette Parisienne se consacre aujourd'hui à l'écriture. Dans son refuge, elle trouve sa source d'inspiration "je me retrouve chez moi et il n'y a rien de plus beau (...) ce qui me pèse le plus quand c'est tellement beau c'est que je n'ai personne avec qui le partager... "

Mais leur petit coin de paradis est aujourd'hui menacé. Cette année, toutes les concessions sont renouvelées et rien ne dit qu'ils pourront rester dans les lieux. Julien résume l'état d'esprit de tous les occupants des cabanes : " si on m'enlève ma cabane on me déchire le coeur en deux ". La tribu de l'île aux oiseaux est donc bien décidée à se battre jusqu'au bout.

 

MONOI, L'HUILE AUX TRESORS
Un reportage de Chloé Vienne et Tanguy Joire. Montage : Stéphane Coens (INTERNEP)

Huile à bronzer en France... En Polynésie, le Monoï est utilisé depuis des siècles dans la vie de tous les jours et considéré comme une seconde peau. Fleurs de tiaré, vanille précieuse... aux senteurs envoûtantes... De la production et la cueillette avec Olivier et Yves à la protection et la découverte du Monoï avec Eric... voyage sur une île dont le Monoï est l'or blond et l'emblème.

Au petit matin, Juliette et les cueilleuses chantent dans le champ de tiaré... la fleur blanche au parfum envoûtant parfume toutes les plaines. C'est avec beaucoup de délicatesse qu'on la cueille encore sous forme de bouton. " C'est grâce à cette fleur que l'on pourra fabriquer le monoï, tout commence ici, et je suis si fière de faire ce travail depuis mon adolescence".

Yves et Olivier Touboul sont tombés tous les deux amoureux de Tahiti et du monoï. Olivier s'occupe de la production sur l'île, Yves de la commercialisation et de la promotion auprès des grandes marques de cosmétiques en France. Pour sa visite annuelle, Olivier l'entraîne sur la piste de la vanille et d'une nouvelle et mystérieuse plante shampooing " Nous allons essayer de trouver une plante qui servirait de shampooing par les Polynésiens, c'est le type de fleur qui pourrait plaire à nos clients".

Directeur de l'institut du monoï, Eric Vaxelaire fait la chasse aux contrefaçons. Depuis 1992, le monoï est devenu une appellation d'origine. Pour permettre aux touristes de mieux le connaître et d'en découvrir tous les secrets, il les accompagne sur la route du monoï.

 

RETOUR A PONDICHERY
Un reportage de Julie Pérard et Lise Thomas-Richard. Montage : Eric Paget (Yemaya)

Pondichéry, ancien comptoir français, point minuscule sur la côte Est de l'Inde séduit de plus en plus de Français. Près de 60 ans après son indépendance, ils viennent s'installer dans celle qu'on appelle tendrement "Pondy", y goûter ce savoureux mélange entre Orient et Occident. Loubna et Laurent Guyon viennent d'y débarquer avec leurs quatre enfants. Juan et Samai, deux frères, nés au Pays Basque, ont monté le premier club de surf. Pierre vit au rythme indien depuis presque 50 ans.

Loubna et Laurent ont décidé de quitter la Lorraine, pour la plus française des villes d'Orient, Pondichéry : "On a l'impression d'entrer dans un conte, c'est merveilleux. La féérie, avec la structure française. Ce qui nous permet de donner à nos enfants un certain cadre". Les Guyon tentent l'aventure, version famille nombreuse, avec leurs quatre enfants. Laurent a décroché un contrat d'ingénieur de trois ans.

Les premiers Français ont débarqué ici en 1673. Jusqu'à l'indépendance indienne et jusqu'à ce qu'en 1954, la France remette à l'Inde ses comptoirs. Mais les Pondichériens obtiennent le droit de conserver leur nationalité française. C'est le cas de Victor Joseph-Paulin. 73 ans. Indien de peau, Français de coeur, il est membre d'une association d'anciens combattants. Victor a passé un demi-siècle dans l'Armée de l'Air : "De 18 ans jusqu'à 66 ans, je suis resté en France, on ne peut pas effacer ça d'un coup d'éponge magique, on s'y attache, mes enfants sont en France, mes petits-enfants sont en France."

Lourdes a fait ses études à la Sorbonne à Paris, puis enseigné au Lycée Français de " Pondi ". À 67 ans, en fouillant dans de vieux carnets de sa grand-mère, elle est tombée sur un trésor : des recettes ancestrales franco-indiennes. Elle partage toutes ses découvertes avec un ami, Pierre, restaurateur français, installé ici depuis plus de cinquante ans. "Les Pondichériens qui sont partis en métropole ont dégusté la cuisine française, et en même temps ils connaissaient la cuisine indienne, donc ils ont adapté les deux, et ils se sont dit "et si on adoucissait les épices pour rendre le tout plus fin, plus subtil."" Pierre est le propriétaire du Satsanga, un restaurant en plein coeur de Pondichéry "cela fait 42 ans que je suis à Pondi, donc je connais tout le monde, j'ai mon réseau, mes amis, et j'ai de l'expérience. Apprendre à vivre en Inde, c'est ça l'histoire, l'Inde c'est un métier..."

Sur "la plage de la Sérénité", depuis toujours, tout le monde vit de la pêche... Tout le monde, sauf Juan et Samai. Ces jeunes Basques y ont fondé le premier club de surf en Inde "On a grandi ici depuis l'âge de 12 ans, pour nous ici c'est chez nous. On connait leur culture, leur manière de vivre, ça compte beaucoup, ça facilite tout, on a un respect total, on est à égalité avec eux..."

 

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