TV Replay

Publié par Aanil

ARTE diffuse, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 août 2014 à 00 heure 05, "Court-circuit".

Spécial "Jeune cinéma allemand"

Deux courts métrages : "One shot" de Dietrich Brüggemann (Allemagne, 2011, 11mn) et "Le monde d'après" de Jens Wischnewski (Allemagne, 2012, 25mn) - Rencontre à Berlin avec Dietrich Brüggemann et Jan Soldat, deux cinéastes iconoclastes - Comédienne et réalisatrice adepte de cinéma expérimental, Susann Maria Hempel a un penchant pour le morbide.

Portrait – Dietrich Brüggemann et Jan Soldat

La zoophilie, le SM chez les personnes âgées, un jeune paraplégique qui rêve de sexe ou une jeune fille en pleine frénésie religieuse : les thèmes des films de Jan Soldat et de Dietrich Brüggemann peuvent sembler racoleurs. Pourtant, leurs œuvres n’ont rien d’exhibitionniste mais dévoilent avec une grande pudeur des fragments de vies. En effet, l’approche des deux cinéastes leur offre une liberté maximale qui est une source de véracité pour eux comme pour les comédiens/protagonistes. Les nombreux prix remportés par le duo de réalisateurs confirment la justesse de leur démarche artistique. Ils n’attendent rien ni personne, sont tous deux animés par le souci de poursuivre sur cette voie. Court-circuit a rencontré Jan Soldat et Dietrich Brüggemann à Berlin, leur ville d’adoption.

Zoom – Les jeunes réalisatrices allemandes

Deux jeunes cinéastes, deux univers filmiques. Comédienne et réalisatrice adepte de cinéma expérimental, Susann Maria Hempel a un penchant pour le morbide. Elle démonte des objets puis les remonte à sa sauce, dévoilant ainsi des aspects et des sentiments inattendus, qui prennent corps grâce à elle. Chez Susann Maria Hempel, la forme est toujours le fruit du contenu, le style varie, les disciplines se chevauchent et se complètent. Son dernier film Sieben Mal am Tag beklagen wir unser Los und nachts stehen wir auf, um nicht zu träumen (sept fois par jour, nous nous plaignons de notre sort et nous levons la nuit pour éviter de rêver) a été primé aux festivals de Dresde, d’Osnabrück, d’Oberhausen et Hambourg.

Julia C. Kaiser, scénariste et réalisatrice, est elle aussi attachée à la liberté sur le fond et la forme. Elle a notamment signé le scénario du Monde d’après. Grâce à sa proximité avec ses protagonistes (ou antagonistes !), elle donne un visage à des thèmes d’actualité, que ce soit le stockage ultime des déchets nucléaires, les conséquences fatales du besoin de se mettre en scène et de la consommation virtuelle, ou le harcèlement moral. Et Julia C. Kaiser n’en reste pas là : elle s’affranchit des carcans et fustigations de la branche, revendiquant pour ses films une liberté sur le fond comme sur la forme. Son dernier projet Das Floß (le radeau) en est le meilleur exemple : inspiré du théâtre d’improvisation, il a pu voir le jour grâce au financement participatif.

Court-circuit (29 août 2014) - Spécial "Jeune cinéma allemand"

Commenter cet article