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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 10 août 2014 à 13 heures 30, les documents "Mon permis à tout prix" et "Olivier Behra, un homme... essentiel".


MON PERMIS A TOUT PRIX
Un reportage de Virginie Tumorticchi, Rémi Cadoret, Candice Baudin et Claude Elkaïm. Montage : Benjamin Ambard (CBA Production)

Multi récidiviste, Laurence a raté huit fois son code et fait sa neuvième tentative. Conduire lui apporterait la liberté qui lui manque dans sa jolie campagne près de Saint Jean de Luz. Alexandre veut s'offrir le permis pour ses 18 ans. Danjela et Mylène apprennent le dur métier de conductrices d'autocar. Liberté, travail, autonomie, tous les quatre doivent réussir leur permis à tout prix.

Il y a deux ans, Laurence et Michel quittent la grisaille de Paris pour le Sud Ouest. Mais très vite, leur jolie maison en pleine campagne devient une prison dorée. Seul Michel conduit... " Mon mari est tombé malade et s'affolait pour moi. Il me disait : est-ce qu'il ne faut pas retourner à Paris ? Etre bloqué à la campagne c'est embêtant. " Alors pour que son paradis Basque ne lui fasse pas regretter le métro parisien, Laurence doit à tout prix passer son permis. Première épreuve : le code qu'elle a déjà raté ... huit fois " selon mon mari ça fait bien trois ou quatre mois que j'aurais dû l'avoir. A la maison je fais parfois zéro faute... et quand je suis dans la salle d'examen, je panique complètement. Je suis sous tension, je ne me contrôle pas. C'est une angoisse. "

A Menton, Alexandre élève en terminale scientifique doit passer son Bac dans quelques semaines mais un autre examen l'attend : le permis. " Je commence à stresser un petit peu parce que c'est demain et que c'est un moment important dans la vie, le Bac, le permis surtout à 18 ans "... et auprès des filles, ça peut être " un bon plan ". Grâce à la conduite accompagnée, il a fait 3000 kilomètres en deux ans, sous la surveillance de son père et pris aussi 20 heures de cours dans une auto-école. " J'étais stressé, je freinais, j'accélérais, j'avais le frein à main... Mais ça va, j'ai plus peur des autres que d'Alexandre avoue son père. " C'est assez détendu parce que mon père ne crie pas. Du moins, pas beaucoup. " Un dernier créneau... plutôt hasardeux sous l'oeil sévère mais bienveillant de papa... demain Alexandre sera face à l'inspecteur et pas de droit à l'erreur. Le permis comme cadeau d'anniversaire c'est son rêve et il a bien l'intention de le réaliser.

A Besançon, Danjela et Mylène retournent à l'école. Danjela était intérimaire dans une usine, Mylène a perdu son emploi il y a un an. Elles ont été admises dans un centre de formation pour chauffeurs d'autocar. Trois mois intenses et une promesse d'embauche à la clef. Beaucoup de théorie et aussi de pratique à bord de leur 18 tonnes. " Vous avez 12 mètres de longueur derrière vous. Moi j'ai l'habitude de dire : 30 mètres carrés. C'est un appartement derrière nous, quand on dit ça c'est assez impressionnant. Conduire une voiture ou un appartement sourit Danjela ce n'est pas pareil ! ". Mylène se bat avec les noms de chaque pièce du moteur, à connaître par coeur, mais sa bête noire ce sont les " fiches orales " qu'elle révise chaque soir avec son mari. Dans deux mois, c'est l'examen et elle a besoin de ce travail.

OLIVIER BEHRA, UN HOMME ... ESSENTIEL
Un reportage de Bertrand Aguirre et Rémi Cadoret.
Montage : Jérôme Prudent (Alta Press/CBA Productions)

Autodidacte passionné de nature Olivier Behra est arrivé à Madagascar, il y a vingt ans : " à l'époque je travaillais pour le Museum d'Histoire Naturelle, j'étais chargé de compter les crocodiles car Madagascar exportait un peu trop de peaux et l'espèce commençait à être en danger "... Coup de foudre. Olivier ne quitte son île que pour en promouvoir les trésors... essentiels naturellement !

Dans les années 80 Olivier Behra crée son ONG : " L'homme et l'environnement " son objectif : sauver la forêt malgache. " En 50 ans plus de 80 % de la forêt de l'ile a été brulée. Les paysans pratiquent la culture sur brûlis, écologiquement c'est un désastre car aux premiers orages toute la couche de terre des collines part dans les rivières. " Pour combattre la déforestation intensive, trois réserves forestières ont été plantées et un nouveau métier est né... la distillerie de plantes aromatiques ou thérapeutiques. La forêt malgache est une gigantesque pharmacie où chaque arbre, chaque plante, grâce à ses molécules actives est susceptible de guérir une maladie.

Aujourd'hui à Vouilman, la communauté paysanne vit grâce aux plantes. Le gingembre Papillon, une espèce sauvage qui pousse vite et partout, constitue une de leurs nouvelles ressources. Son huile, précieuse pour ses vertus calmantes et antistress, est vendue à des sociétés d'aromathérapie... 400 euros le litre.

Sur l'ile de Nossi-Bé à l'est de Madagascar pousse une fleur au joli nom d'Ylang Ylang qui doit être cueillie à l'aube... De sa fraicheur dépend la qualité de son huile essentielle. Olivier cherche constamment de nouveaux débouchés. Pour cela il faut aller convaincre les parfumeurs, les grandes marques de cosmétiques.... à 9.000 kilomètres de la forêt et plus de 10heures d'avion, à Paris. Ambassadeur et négociateur de talent Olivier a convaincu des sociétés de renommée internationale. Elles financent toutes aujourd'hui des programmes de développement durable. Pas question pour Olivier d'opération de marketing : " Il faut que les entreprises s'impliquent plus, qu'elles ne se contentent pas de faire du commerce équitable sur de petits volumes, il faut qu'elles investissent dans des programmes de reboisement, des constructions d'écoles et de centres de soins ".

 

Reportages - Mon permis à tout prix / Olivier Behra, un homme... essentiel

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