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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 13 septembre 2014 à 13 heures 20, les documents "Trafic d'armes, au coeur de l'enquête" et "Au royaume des derniers tigres du Bengale".


TRAFIC D'ARMES, AU COEUR DE L'ENQUETE
Un reportage de Christine Lenief. Montage : Sébastien Deron. (Press & Co)

Pendant plus d'un an, la réalisatrice Christine Lenief a suivi les services de police et de gendarmerie qui luttent contre les filières d'approvisionnement d'armes de guerre sur le territoire français. Pour la première fois " l'OCLCO " (l'Office Central de lutte contre le crime organisé de la Direction Centrale de la Police Judiciaire) a accepté que les enquêtes du " groupe armes " et celles de la " BRI " soient suivies par des caméras. Une immersion rare.

Exceptionnellement et après de longues négociations, les policiers ont décidé de lever le voile sur ces affaires difficiles. François, commandant à la BRI, a accepté notre présence à un rendez-vous avec l'un de ses " indics " : " le renseignement , c'est la base de toute enquête en matière de police judiciaire ". La rencontre a lieu dans un endroit discret, l'homme est masqué, il risque sa vie s'il est reconnu. Ancien braqueur, cet " indic " est appelé " tonton " dans le jargon policier, l'affaire qu'il livre concerne un arrivage d'armes venant de l'ex-Yougoslavie : " Je ne veux pas que les armes se retrouvent partout dans n'importe quelles mains, celles-ci vont atterrir dans les cités. Vous avez des gamins qui à 13,14,15 ans sont armés... C'est très dangereux... Donc à ce niveau-là, je n'ai pas d'état d'âme... "

A Nanterre, au siège de l'OCLCO, François fait son rapport au patron de l'Office. Le commissaire Franck Douchy est un spécialiste de ces affaires. Une des missions de " l'Office de lutte contre le crime organisé " est de faire tomber toutes ces filières qui approvisionnent le grand banditisme : " Ces malfaiteurs savent utiliser toutes les contre-mesures vis-à-vis de la police, ils prennent des précautions vis-à-vis de leurs clients et de leurs fournisseurs car ce n'est pas une science exacte et c'est dangereux... On parle d'armes et d'explosifs, donc démanteler ces filières ce n'est pas facile, mais notre travail est d'arriver après de nombreuses filatures et d'écoutes à matérialiser un véritable trafic et à y mettre fin ".

Leur nouvelle affaire concerne un autre ressortissant de l'ex-Yougoslavie qui écoulerait des armes à Paris et dans sa banlieue. Depuis la fin de la guerre dans les Balkans en 2001, un stock important d'armes est en circulation. Ces kalachnikovs et autres fusils d'assaut servent aux braqueurs mais aussi à asseoir d'autres trafics. C'est le cas dans l'affaire de l'OCLCO, pour Sébastien l'un des enquêteurs : " les trafics d'armes et de stupéfiants sont souvent liés car les armes on peut les utiliser pour faire des braquages mais les trafiquants de stupéfiants les utilisent pour défendre leur territoire et leurs produits... Ce sont deux infractions qui ne sont pas lointaines "

Une autre enquête a été confiée à la gendarmerie. Lors d'une affaire à Langres en Haute-Marne il y a plus d'un an, les gendarmes découvrent un arsenal chez un receleur. L'affaire est confiée à la Section de Recherches de Reims, leurs investigations les conduisent jusqu'à la frontière avec la Belgique. Ils découvrent qu'un expéditeur venant de la périphérie de Liège envoie en France de nombreux colis via la poste... Pour le Colonel Berger, le patron de la section de Recherches de Reims : " Ce n'est pas la première fois qu'on utilise la Poste pour ce type de trafic ". L'adjudant Lavaur chargé du dossier demande une commission rogatoire internationale pour l'interroger mais la police Fédérale de Liège l'arrête et ce qu'elle découvre confirme les soupçons des gendarmes français. Une collaboration s'établit entre les deux pays pour démanteler cette filière.

Pour l'adjudant Lavaur, c'est la première affaire d'armes de grande ampleur : " C'est un domaine que je ne connaissais pas et que j'essaye de maîtriser depuis 1 an, date du début du dossier. On apprend la filière des armes, le mode de fonctionnement, les catégories, savoir ce que l'on a le droit de détenir légalement en France. L'opération judiciaire à venir nous apportera le dénouement de cette affaire mais pour moi elle reste de grande ampleur avec un portefeuille de clients conséquent et donc avec beaucoup d'armes à récupérer " et des mois de travail pour la cellule d'enquête. Pour la police fédérale de Liège: "On peut chiffrer le nombre d'armes retrouvées chez ce fournisseur non pas en quantité mais en volume". L'opération judiciaire de la gendarmerie en vue d'arrêter les clients du fournisseur belge nécessite plus de 240 gendarmes à travers toute la France... Retirer ces armes de la circulation est leur leitmotiv... Ce qu'ils découvrent est impressionnant...

 

AU ROYAUME DES DERNIERS TIGRES DU BENGALE
Un reportage de Laurent Delhomme et Tony Casabianca. Montage : Eric Paget (Yemaya)

Il est le roi de la jungle, l'animal qui fascine petits et grands. Pourtant, le tigre du Bengale est une espèce en voie de disparition. Il en reste aujourd'hui moins de 2000, dont beaucoup vivent dans le centre de l'Inde, au coeur de la réserve de Bandhavgarh, surnommée le royaume des tigres. Passionnés, novices armés de leurs téléobjectifs ou encore scientifiques, nombreux sont ceux qui partent chaque année sur les traces du roi des félins.

Le tigre du Bengale, Pierre Chéron le connait bien. Ce Toulousain de 56 ans est devenu l'un des meilleurs connaisseurs de l'animal. Lorsqu'il évoque sa première rencontre avec le tigre, il en a encore des frissons. " Quand je l'ai vu, je tremblais. J'avais fait des photos mais elles sont toutes floues ".

Aujourd'hui, il s'envole une nouvelle fois vers la jungle indienne. Il accompagne un groupe de touristes sur les traces du tigre. Parmi eux, Pascal qui s'offre ce cadeau pour ses 50 ans. Un rêve de gosse. " Les 50 ans, ils sont loin. Aujourd'hui j'en ai 15 ou 20 ", nous dit-il tout sourire. Au programme : réveil aux aurores, séances photos et traque des empreintes et autres cris d'animaux qui les mèneront peut-être jusqu'au sacro-saint roi de la jungle.

En Inde, les habitants vouent un véritable culte à Bagheshwar, le dieu tigre à qui ils demandent protection. Car les attaques du félin sont nombreuses : contre le bétail, mais également contre les hommes. Alors que Pierre nous amène dans un village où le tigre a récemment traumatisé toute une famille en s'invitant chez eux, Bamera, un vieux mâle de près de 300 kilos, refait parler de lui. " Arrêtez-vous ! Il y a un tigre en liberté, il vient de tuer des buffles. Je crois que c'est Bamera ", alerte un villageois, apeuré.

Après une semaine avec son groupe, Pierre Chéron continue son voyage seul, dans une autre réserve, à 5 heures de route plus au nord. Dans cette région, les tigres avaient été complètement décimés par le braconnage. Ils n'ont fait leur réapparition que depuis cinq ans, grâce à un programme des autorités indiennes. Sur les pistes, Pierre croise Sunal et Chekar, deux jeunes scientifiques, équipés de drôles d'antennes. " Cet appareil, c'est notre radiorécepteur. On s'en sert pour repérer les tigres ". Chaque jour, ils vérifient leurs installations d'appareils photo automatiques, avec parfois de jolies surprises à la clé. De retour à leur bureau, ils découvrent les images de la veille : " On l'a, on l'a même très bien ! Il y a la mère et ses deux petits qui se baignent. Un tigre à la piscine ! ".

 

Reportages - Trafic d'armes, au coeur de l'enquête / Au royaume des derniers tigres du Bengale

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