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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "360° Géo", ARTE diffuse, samedi 11 octobre 2014 à 20 heures 00, le document "Costa Rica, le sanctuaire des paresseux".

Costa Rica, le sanctuaire des paresseux

Ces créatures d'apparence pataude se déplacent avec une extrême lenteur et passent leurs journées accrochées aux branches des arbres. En quelques années, leur nombre a diminué, y compris au Costa Rica. Toutefois, au Jaguar Rescue Center, une petite équipe veille sur eux...

Ces créatures d’apparence pataude semblent venir d’un autre temps, se déplacent avec une extrême lenteur, et passent leurs journées accrochées aux branches de la canopée, quasiment invisibles pour l’homme. Encore mal étudiés, les paresseux sont d’incomparables jardiniers de la forêt tropicale mais en quelques années, leurs populations ont diminué, même au Costa Rica. Toutefois, quelqu’un veille sur eux...

Ils ont l’air maladroit avec leurs faces épanouies et leurs longs poils qui tombent dans tous les sens. Les habitants du Costa Rica ont un nom pour ce visage souriant : la pura vida - la vie à l’état pur. Les paresseux dorment beaucoup et bougent peu. Leur métabolisme est très lent, une lenteur qui s’applique à toutes leurs activités et les rend vulnérables dans un monde où tout s’accélère. La déforestation, les constructions, la circulation de véhicules de plus en plus rapides sur des routes de plus en plus larges. Alors les accidents sont fréquents. Au « Jaguar Rescue Center » du Costa Rica, les individus blessés ou dépendants sont soignés puis relâchés dans la nature. 360° - GEO a visité la petite arche de Noé non loin de Puerto Viejo.

L’histoire des paresseux a commencé il y a 40 millions d’années. À l’époque, leurs ancêtres mesuraient 6 mètres de haut et marchaient debout. Au fil de l’évolution, leur taille s’est réduite jusqu’à n’être plus que d’une cinquantaine de centimètres. Leur façon de vivre, leur calme, leur physionomie sont à l’origine de préjugés et d’idées fausses. Ils seraient paresseux, inutiles, porteurs de maladies. On les a longtemps chassés à cause de ces clichés. La seule chose de vrai, c’est qu’ils sont d’une extrême lenteur, et que cela leur vaut d’être souvent victimes d’accidents avec des chiens ou des voitures. Au sud de Puerto Viejo, l’Espagnole Encar Garcia et son époux italien Sandro Alviani ont construit sur leur terrain une petite arche de Noé. Presque quotidiennement, ils y accueillent des animaux blessés. Leur dernière recrue : un petit paresseux de deux mois. Tombé d’un arbre, il a pu être sauvé in extremis de la gueule d’un chien. Aucune trace de la mère. Pourra-t-il être tiré d’affaire ? Lorsqu’Encar (biologiste) et Sandro (herpétologiste) se sont installés ici il y a quelques années, ils n’auraient jamais cru être si vite entourés, jour et nuit, d’animaux blessés ou abandonnés. Ce sont des singes, des oiseaux, des serpents mais surtout des paresseux. Ces derniers sont encore mal étudiés. Comment les soigner, comment les remettre en liberté ? Quoi qu’il en soit, à regarder Encar et Sandro vaquer à leurs tâches quotidiennes, on pourrait croire que cela vaut la peine de consacrer sa vie à ces petits mammifères.

360° Géo - Costa Rica, le sanctuaire des paresseux

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