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Publié par Aanil

ARTE diffuse, dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 octobre 2014 à 00 heure 05, le documentaire réalisé par Joaquim Pinto "E Agora ? Lembra-me".

Joaquim Pinto, ingénieur du son et producteur portugais, se bat depuis plus de dix ans contre le virus du sida. En 2011, il entreprend un traitement expérimental dans un hôpital de Madrid, dont il va suivre le déroulement à travers un journal vidéo, qui montre sa vie quotidienne, avec son compagnon Nuno. Un film à la forme libre, diffractée et mentale, épousant souvenirs et sensations.

Joaquim Pinto, ingénieur du son et producteur portugais – il a travaillé avec João César Monteiro et Raoul Ruiz –, se bat depuis plus de dix ans contre le virus du sida. En 2011, il entreprend un traitement expérimental dans un hôpital de Madrid, dont il va suivre le déroulement à travers un journal vidéo, qui montre sa vie quotidienne, avec son compagnon Nuno.

Du clinique à l'intime

Dès le début de son récit en voix off, qui sera la seule ligne directrice du film, Joaquim Pinto s’excuse du caractère "décousu" de ses propos. Il a l’esprit embrouillé par les médicaments et se sent déconnecté de son corps. Il éprouve des difficultés à respirer. Il constate qu'il doit faire "des efforts pour vivre" face caméra, allongé dans son lit, et décrit les effets secondaires du traitement. Cette frontalité donne son ton à cet autoportrait, tout comme l’état physique et mental confus de Pinto apporte son rythme au film. E Agora ? Lembra-me devient un collage impressionniste passant du clinique à l’intime, de la culture à la science, comme pour mieux épouser le rythme interne de l’organisme perturbé du réalisateur. Ce journal mêle ainsi les moments passé avec Nuno dans leur ferme, les trajets en voiture ou en avion, les rendez-vous à l’hôpital espagnol, les rencontres avec des amis, à un fracas d’images d’actualités, d’extraits de films, de photos, de dessins, qui entrent en collision et se superposent pour mieux exprimer l’état mental défait de Joaquim Pinto. Film-somme qui déroule une existence de manière diffractée, ce journal est également un chant d’amour.

E Agora ? Lembra-me

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