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Publié par Aanil

ARTE diffuse, lundi 03 novembre 2014 à 20 heures 50, le film réalisé par François Truffaut "Les quatre cents coups".

Délaissé par ses parents, Antoine Doinel est un adolescent taciturne qui s’ennuie au collège et fait souvent l’école buissonnière avec son copain René... Premier long métrage de François Truffaut, première apparition de Jean-Pierre Léaud, manifeste de la Nouvelle Vague... : un bonheur de cinéma intact.

Délaissé par ses parents, Antoine Doinel est un adolescent taciturne qui s’ennuie au collège et fait souvent l’école buissonnière avec son copain René. Un jour, à court d’excuses pour justifier ses absences, il prétend que sa mère est morte. Quand le principal découvre le pot aux roses et avertit les Doinel, Antoine fugue par crainte de la punition qui l’attend…

Un film-manifeste

Premier long métrage de François Truffaut, le film est aussi l’un des actes fondateurs de la Nouvelle Vague. Sorti la même année qu’À bout de souffle de Jean-Luc Godard, il décrit le parcours d’un adolescent à la dérive dans la France rétrograde d’avant Mai-68. L’école est montrée comme coercitive et le système social, de l’autorité parentale à la justice, comme répressif. Pressentant sans doute la colère d’une génération appelée à monter sur les barricades dix ans plus tard, le cinéaste adopte une liberté de ton inédite à l’époque. Le bonheur de filmer l’errance dans Paris, la nuit, la prise de son directe et les voix se chevauchant comme dans la vie, la caméra subjective pour la séquence chez la psychologue : tout, dans la mise en scène, bouscule les conventions du cinéma français des années 1950. Âpre et tendre à la fois, le film prend un tour d’autant plus émouvant qu’il s’agit d’un récit autobiographique. Alter ego du réalisateur, Jean-Pierre Léaud, du haut de ses 14 ans, prête sa voix étonnamment posée et ses airs désenchantés au personnage qu’il devait encore interpréter à quatre reprises, entre autres dans Baisers volés et Domicile conjugal.

Avec : Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy, Patrick Auffray

Les quatre cents coups

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