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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 11 octobre 2014 à 13 heures 20, les documents "La République adjugé, vendue", "Business en famille" et "Tous banquiers".

 

LA REPUBLIQUE ADJUGEE VENDUE

Un reportage de Julie Albet et Christophe Busché
Montage : Stéphanie André (La Feelgood Company)

Pour faire des économies, l'Etat met en vente une partie de son patrimoine immobilier : châteaux, casernes, hôtels particuliers... ou encore gares, anciennes mairies, églises, maisons de garde-forestier... Les particuliers se laissent séduire par l'originalité des lieux et espèrent réaliser de bonnes affaires.

Anne-Florence est tombée sous le charme d'une ancienne maison de garde-forestier. " Pour la petite famille, c'est parfait. Un petit endroit de rêve pour le week-end. ". L'Etat vend aux enchères cette demeure, située au coeur de la forêt de Rambouillet dans les Yvelines. Cette mère de famille de 37 ans sera-t-elle candidate, malgré l'ampleur des travaux de rénovation ?

Silvany a acquis un bien plus insolite encore il y a trois ans : une église du XIXème siècle, à Tourcoing dans le Nord. A 34 ans, il a décidé non seulement d'y installer son atelier, mais aussi d'y habiter avec sa compagne. Il s'est donné quinze ans pour restaurer entièrement l'édifice. " J'étais subjugué par les lieux. Je fais ça car j'y trouve un sens. Ce sera l'oeuvre de ma vie, j'espère, je ferai tout pour. "

En 1991, Catherine et Franck ont acheté une gare près de Bourges. Depuis, ils la bichonnent et tentent de conserver au maximum son aspect d'origine. " C'est du patrimoine industriel, et puis aussi le patrimoine du village. On a l'impression d'habiter un élément important de ce qui s'est passé ici. "

BUSINESS EN FAMILLE

Un reportage de Sébastien Hembert, Thierry Chartier et Gauthier Delobette.
Montage : Stéphane Coens (Internep)

" Tu travailles avec ton père et ton frère ? Comment ça se passe ? C'est qui le patron ? Vous réussissez à décrocher quand vous vous voyez hors de l'entreprise ? " Travailler en famille suscite toujours de nombreuses questions. Ca étonne, ça effraie quelquefois et pourtant, des milliers de Français travaillent aujourd'hui en famille comme Chantal, Monique et Evelyne, reines de la robe de mariée... ou Cyprien et ses parents, horticulteurs de père en fils. Travail et famille ne font pas toujours bon ménage mais il reste toujours un amour filial très fort et une envie de faire gagner son entreprise.

" On s'engueule ! Et alors, vous savez on est une famille de femmes chez nous. Ma soeur a quitté tous ses maris parce qu'ils ne s'entendaient pas avec moi et c'était réciproque. Quand on épouse quelqu'un chez nous, on épouse toute la famille, c'est très important ". Les mots d'Evelyne sont clairs. La franchise et le franc-parler sont les marques de fabrique de celle qui a créé Cymbeline il y a 40 ans. Une entreprise de création et de confection de robes de mariée. Evelyne, 70 ans, travaille avec trois de ses soeurs, ses deux filles et deux de ses nièces. Une famille XXL qui baigne depuis la petite enfance dans les tulles, la dentelle et les tissus. " C'est notre mère qui nous a tout donné. Et moi j'étais en train de vendre des robes de mariée quand Marie-Pierre était dans mon ventre, alors elle connait le métier ! Je crois qu'on a du sang blanc de mariée dans les veines ". raconte Madeleine. Un clan de femmes qui tricotent avec harmonie la vie de l'entreprise et la vie de famille. Les repas sont toujours animés et, comme souvent, autour de la table, c'est l'occasion de parler de soi, de son histoire, de la maman.....dans la joie et la bonne humeur !

Cyprien, 26 ans, travaille avec son père et sa mère depuis plusieurs années. Une famille d'horticulteurs du Nord, de père en fils. Aujourd'hui, Cyprien se lance dans l'ouverture de serres à quelques kilomètres de Lille. Une aventure familiale qui se poursuit dans laquelle toute la famille est impliquée. " C'est sûr que quand j'ai commencé, j'ai révolutionné le magasin de mes parents. Et ma mère n'aime pas toujours les nouvelles méthodes ". " C'est vrai qu'il me met au même niveau que les autres employés " souligne sa mère, Blandine. " Avec lui, il faut filer droit ! ". Dans la famille Stamens, l'ambiance est quelquefois tendue. Les relations entre Cyprien et sa mère ne sont pas toujours faciles " je ne lui dis pas bonjour et je l'appelle Blandine, jamais maman dans le cadre professionnel " insiste Cyprien. Dans quelques jours pourtant, père, mère et fils veilleront ensemble sur l'ouverture de leur nouveau projet.

TOUS BANQUIERS

Un reportage de Marie Bolinches, Remi Cadoret, Laure Bignalet et Iñigo Horcajuelo.
Montage : Etienne Peronne (CBA Productions)

Ils ont des idées, des projets mais pas d'argent. Pour arriver à leurs fins, Aude dans son centre équestre, Stéphanie et Xavier, les agriculteurs bio, Inès, Damien et Régis, les pâtissiers-libraires se sont tournés vers le financement participatif. Grâce à des plateformes d'hébergement sur Internet, ils ont lancé un appel aux dons. L'an dernier grâce à ce nouveau mode financier, 65 millions d'euros ont été collectés.

A côté de Toulouse, Stéphanie et son mari sont maraîchers bio. Pour se développer, ils souhaitent acheter un robot désherbant. Mais cet investissement représente une dépense très au-dessus de leurs moyens. Ils ont alors lancé une collecte de fonds pour récolter 3000 euros. "En contrepartie des dons, nous proposons aux donateurs de leur offrir des plants de tomates bios ou encore un diner sur l'exploitation", précise Stéphanie. Ils ont 90 jours pour convaincre les internautes".

A Paris, Inès, Damien et Régis se sont lancés dans une aventure de copains : ouvrir leur propre pâtisserie-librairie. Pour financer leur four à pâtisserie, ils ont eux aussi pensé au financement participatif. Mais, pour Inès, cette solution est plus qu'une levée de fonds : "On a de très bon retours, c'est très motivant, et cela nous permet aussi de nous faire connaître de nos futurs clients"

Aude dirige un centre équestre du côté de Tours. Pour transporter ses chevaux chez le vétérinaire ou sur des lieux de compétition, elle aurait besoin d'un camion. Mais, la jeune femme d'à peine 28 ans ne peut compter que sur elle. "Quand je me suis lancée, je n'ai eu aucun financement des banques, un centre équestre, c'est un énorme investissement et ce n'est pas rentable tout de suite". Grâce aux contributeurs internautes, elle va peut-être trouver les 2000 euros nécessaires...

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