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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 04 octobre 2014 à 13 heures 20, les documents "Un métier n'a pas de sexe" et "Passion collections".

 

UN METIER N'A PAS DE SEXE

Un reportage de Tatiana Vincent, Julien Bresson, Sébastien Brisard, Mathias Denizo et Marc Sainsauve. Montage : Marielle Krouk (IDTV)

A 23 ans, Clarence pique et coud de la lingerie fine. En France, seule une vingtaine de métiers sont mixtes. Il y a deux ans, Hélène se reconvertit dans un milieu réputé machiste... Son outil de travail : un tombereau, un camion de 50 tonnes. 4,40m de hauteur, 5m de largeur. A 31 ans, Céline, elle, est chef mécano.... Une passion familiale qu'elle cultive dans l'atelier de son patron et dans des cours où seules les femmes sont autorisées à mettre les mains dans le cambouis. Laetitia, 32 ans, nom de code "Nado 2", est capitaine de CRS. Quant à Adrien, 28 ans, il est tout simplement " sage-femme ".... Des hommes qui font des métiers de femmes, des femmes qui font des métiers d'hommes. Quand on est passionné, les métiers n'ont pas de sexe.

8 heures du matin, chapeau sur la tête, tatouage et piercing, Clarence file en trottinette dans les rues de Villeurbanne. A 23 ans, ce fan de hip hop est petite main dans un atelier de couture. Sa spécialité : les sous-vêtements féminins ! Un homme sur une machine à coudre, c'est du jamais vu pour ses vingt-cinq collègues féminines. " De toute ma carrière qui est fort longue, je n'avais jamais travaillé avec des hommes et franchement très bien, pas macho... " explique Odile, l'une des plus anciennes couturières du lieu. Certaines vont même plus loin : " C'est le privilégié, c'est le chouchou dans l'atelier, il sait y faire en fait, il est très charmeur ". Mais pour se lancer dans la couture, Clarence a d'abord dû affronter un obstacle de taille, sa famille et en particulier, sa mère ! " J'ai dit non, ce n'est pas possible, qu'est-ce que tu vas aller faire de la lingerie ce n'est pas normal ! " se souvient-elle. Aujourd'hui elle est très fière de son fils qui espère bien devenir un jour, un grand nom de la couture.

A quelques kilomètres de là, toujours en banlieue lyonnaise, Céline, elle, a hérité de son père la passion des belles voitures et a décidé d'en faire son métier. Aujourd'hui elle est mécanicienne. Changer les pneus, les phares, régler la suspension...elle a réussi à s'imposer avec le sourire dans un univers typiquement masculin : " j'ai eu de la chance que la nature m'ait bien dotée de bons muscles. J'ai eu de bons gènes de ce côté-là " s'amuse-t-elle, " mes collègues sont sympas quand je les appelle, ils viennent me donner un coup de main, c'est cool ! ". Cette femme mécano transmet son savoir en prodiguant des leçons de mécanique à la gent féminine. " Entre femmes on se comprend beaucoup plus vite et c'est beaucoup plus simple tout d'un coup ", explique l'une de ses élèves. Son fils Giovanni, 11 ans, a décidé de suivre son exemple en devenant mécanicien lui aussi !

Laetitia, elle, est à 32 ans, la toute première femme capitaine de CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) en France (et la seule !). Sous ses ordres, un bataillon de 133 hommes, la CRS 23. Ce corps de métier est le tout dernier de la police à avoir ouvert ses portes aux femmes, puisque cette mesure ne date que de 2001. Résultat, dans le cantonnement où elle vit, avec ses hommes à Charleville-Mézières, aucune autre femme à l'horizon. Sur, sa base c'est elle qui exerce son bataillon à faire face à toutes les situations notamment aux manifestations qui dégénèrent ! " Une fois que j'ai mis l'équipement, il n'y a plus de femme, il y a un capitaine qui dirige l'opération et d'ailleurs ça se voit il n'y a plus de féminité possible ", explique-t-elle. Une capitaine à la fois autoritaire et humaine qui veille à la sécurité de ses hommes notamment lors de missions spéciales dans toute la France. Ce jour-là, dans une cité de la banlieue parisienne, quatre trafiquants de stupéfiants sont interpellés. Elle et ses hommes viennent en aide à la police. " Je n'ai pas peur pour moi, j'ai peur pour mes fonctionnaires, mon rôle c'est de garantir leur sécurité. C'est ma responsabilité de les emmener sur une mission et de les ramener en bonne santé à leurs familles quand on rentre de déplacement ".

Comme Laetitia, Clarence et Céline, il y a aussi Hélène, conductrice d'engins ou Adrien, sage-femme et fier de l'être. Ils font encore figure d'exception mais tous ont décidé de changer l'ordre des choses qu'importent les clichés !

 

PASSION ... COLLECTIONS

Un reportage de Jérôme Sesquin, Jean-Pierre Wurtz et Sébastien Batel. Montage : Guillaume Laidet (SN Editel)

Après les timbres, après les pièces anciennes, les collectionneurs s'entichent de nouveaux objets petits ou encombrants et qui parfois chamboulent toute leur vie. Quatre Français sur dix amassent par passion... Roland à Monaco accumule les jouets depuis 40 ans. Jean-Baptiste dans l'Essonne est à la tête d'une flotte de 72 avions anciens. Léonie adepte du " Lolita " vit sa passion à 100%.

En robe bouffante au niveau du genou, une fleur de tissu dans les cheveux et des jupons en dentelle, Léonie, 23 ans, ne passe jamais inaperçue. Cette étudiante est adepte d'une mode née au Japon le " Lolita ". Pudiques, les Lolita ne sont pas déguisées... Etre Lolita c'est une façon de s'habiller mais aussi un art de vivre. "Pour moi, confie Léonie, c'est avoir des valeurs qui en fait se recoupent avec un style vestimentaire. L'amour de l'élégance et d'une certaine esthétique. La gentillesse, le partage, voilà vraiment des choses très humaines en fait ".

Parfois les collections se passent en famille et même d'une génération à l'autre. C'est ainsi que Jean-Baptiste Salis, 28 ans se retrouve à la tête d'une flotte de 72 avions, des vieux coucous à hélice des années 20, 30 ou 40 qu'il retape avec des passionnés bénévoles dans l'atelier de l'aérodrome familial à la Ferté Alais....et qu'il pilote " J'ai toujours voulu voler. Je savais que de toutes façons je volerais. J'ai commencé à apprendre à piloter à l'âge de 12 ans " Toute la famille Salis vit sur l'aérodrome créé par Jean-Baptiste, le grand-père, fou d'aviation... trois générations autour d'une même passion.

A 65 ans, Roland, ancien croupier de casino a gardé son âme d'enfant et.... Ses jouets. Depuis 40 ans, il entasse, amasse, range.... Des milliers de petites voitures. Dans la cuisine, le cagibi, la salle de bains, dans les placards, la chambre.... " Moi j'ai commencé, je devais avoir 12 ans, ma collection. Vous voyez ? J'ai 65 ans donc ça fait plus de 40 ans. Maintenant, je dois en avoir, dans toute ma collection, entre içi et ma cave, à peu près 10.000 pièces. Ah oui, c'est une petite fortune. " Une fortune qu'il cache loin des regards indiscrets dans des cachettes connues de lui seul.

Reportages - Un métier n'a pas de sexe / Passion collections

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