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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "360° Géo", ARTE diffuse, samedi 22 novembre 2014 à 20 heures 00, le document "Le dernier refuge des animaux".

Le dernier refuge des animaux

Quand les animaux d’élevage ne sont pas aussi rentables ou performants que ce que le marché exige, ils vont rapidement à l’abattage. En Autriche, en Allemagne, en France et en Suisse, certains animaux peuvent continuer à vivre dans les "fermes refuge", sanctuaires de l’organisation "Gut Aiderbichl".

Quand les animaux d’élevage ne sont pas aussi rentables ou performants que ce que le marché exige, ils vont rapidement à l’abattage. Le but est de produire 50 litres de lait par jour, remporter un prix lors d’un concours hippique, grossir le plus vite possible pour finir sur les étals du boucher. Mais quand les animaux d’élevage ne remplissent pas leur fonction, ils sont mis au rebut . En Autriche, en Allemagne, en France et en Suisse, certains animaux peuvent continuer à vivre dans les « fermes refuge », sanctuaires de l’organisation « Gut Aiderbichl ».

C’est en voyant le triste sort réservé aux chiens errants à Málaga en Espagne que l’acteur Michael Aufhauser décide de réagir. Pour mettre un terme à la misère des animaux domestiques ou d’élevage , il fonde en 2001 « Gut Aiderbichl », une « ferme refuge », un sanctuaire pour animaux. Aujourd’hui, il dirige un vaste réseau de 25 fermes refuges. Le nombre de demandes urgentes d’accueil ne cesse de croître, de la poule élevée pour atteindre un poids d’abattage optimal en un temps record au troupeau de bovidés au grand complet. Chaque jour, cet organisme à but non lucratif doit relever d’incroyables défis logistiques. 360° - GEO est allé voir sur place.

Pour l’empêcher de quitter une étable insalubre, une vache est attachée à une chaîne qui lui lacère la chair. La paille n’a pas été changée depuis des semaines. Le paysan débordé a parqué un petit veau dans un enclos séparé pour le vendre prochainement. Nous sommes dans un élevage bovin où le prix du lait en chute libre et la pression de la concurrence nuisent de toute évidence au bien-être de l’animal . Ces 15 dernières années, en Allemagne un tiers des exploitations agricoles allemandes ont déposé le bilan. Le destin des hommes et des animaux est plus étroitement lié que la plupart des militants de la cause animale ne veulent bien le croire. Michael Aufhauser en a conscience. Son organisme « Gut Aiderbichl » cherche des solutions qui profitent aussi bien aux exploitants qu’aux bêtes. Il ne se contente pas de recueillir des animaux abandonnés, vieux ou malades, elle reprend des fermes entières qu’il remet en état pour permettre à tous, hommes et bêtes, de mener une vie digne. A une condition : les animaux ne doivent être soumis à aucune obligation de rendement, et ils doivent pouvoir vivre jusqu’à ce qu’une mort naturelle les emporte. Autant dire que cette option n’a rien de bon marché, car une vache peut facilement atteindre 20 ans. Et tout le monde ne partage pas ces principes militants. Les agriculteurs ne savent plus très bien que faire des animaux qui, jusque-là, n’étaient pour eux que des produits agroalimentaires pour eux. Ce conflit peut concerner tout le monde, consommateur ou producteurs, comme ces éleveurs auxquels Michael Aufhauser propose d’acheter vaches et veaux pour leur permettre de vivre conformément à leur nature.

360° Géo - Le dernier refuge des animaux

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