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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 30 novembre 2014 à 13 heures 30, le document "Crimes et châtiments... Au coeur du 3e DPJ".

 

CRIMES ET CHATIMENTS.... AU COEUR DU 3ème DPJ
Un reportage de Thomas Lelong & Manuel Laigre (T. Comiti Productions) 60mn

Cambriolages, braquages, meurtres, agressions sexuelles... Trois districts de police judiciaire appelés DPJ se partagent la capitale sous le contrôle du 36 quai des Orfèvres. Pendant 6 mois, nous avons suivi les enquêteurs du 3ème DPJ. Leur terrain de chasse : la rive gauche de Paris. A leur tête, le Commissaire Divisionnaire : Patrick Yvars. Empreintes, ADN, vidéosurveillance, écoutes, planques.... Les enquêtes se suivent et ne se ressemblent pas pour les policiers du 3ème DPJ.

"Ils se font passer pour des clients. C'est bien rodé. Il commence déjà à sortir son arme... Le tiroir-caisse... Ca fouille, ça fouille. " La vidéosurveillance a tout filmé ... durant la nuit deux malfaiteurs, à visage découvert, ont braqué plusieurs établissements. Abdel, Bertrand et Teddy appartiennent à l'élite des enquêteurs : la police judiciaire parisienne. " Ils ont l'air aguerris. Ils prennent leur temps. Ils n'ont pas l'air stressé. On peut imaginer que ce n'est pas la première fois qu'ils font ça. " Butin : moins de mille euros mais des traumatismes, comme l'évoque Bertrand, " quand on est commerçant, vous vous demandez si vous n'allez pas risquer votre vie en allant travailler. Beaucoup se retrouvent en dépression ". Teddy transmet à toutes les unités d'Ile de France des photos tirées des vidéosurveillances.

Quelques heures plus tard, l'un des suspects est pris en flagrant délit en Seine-Saint-Denis. Dans ses effets personnels, les policiers trouvent un pistolet... factice. Au QG du 3ème DPJ, les inspecteurs n'ont que le temps de la garde à vue pour obtenir des aveux. " Je vous assure Monsieur... Je ne braquerai plus jamais de ma vie. Je suis un petit poisson " Son complice court toujours mais le suspect interpellé a peur, " Je préfère prendre dix ans tout seul. Si je balance, je suis mort. " Il sera jugé pour les braquages et risque jusqu'à 20 ans de prison. Fabrice, le chef du "groupe banditisme", continue à éplucher les fichiers de la police et trois semaines plus tard, ils interpellent le deuxième braqueur présumé....

En été, Damien et Quentin, du groupe Crim' sont saisis d'une affaire difficile. " L'auteur présumé aurait d'abord attaqué sa mère dans sa chambre et aurait blessé son frère et la petite amie de son frère (.../...)C'est toujours une vie humaine. La vue du sang est toujours particulière. J'essaye de faire abstraction de l'horreur que j'ai face à moi ". En attendant les témoignages des victimes, les policiers essaient d'en savoir plus sur l'auteur " qu'est ce qui a poussé ce jeune homme a massacrer comme ça sa famille ? C'est ce qui va être intéressant de comprendre ". Camille rend visite au frère à l'hôpital et photographie ses blessures " ça donne la sensation d'un acte isolé. Quelqu'un qui développe une psychopathologie et qui tout d'un coup... passage à l'acte qui, même pour lui-même est totalement incompréhensible ". Le jeune homme ne déposera pas de plainte " parce que c'est mon frère ". 4 jours plus tard, un collège de psychiatres déclare l'agresseur irresponsable. Il ne sera pas jugé mais interné dans un hôpital psychiatrique.

Abdel, Fabrice et Cyril du groupe de répression du banditisme sont au départ d'une traque qui va les occuper pendant plusieurs mois. Un braqueur a attaqué une joaillerie, armé d'une kalachnikov, et volé pour plus de 80.000 euros de bijoux. " On n'a pas d'images de lui dans la bijouterie. Par contre, il a pris la fuite à pied et à visage découvert, donc on a des images de lui dans le réseau RATP. On sait à quoi il ressemble. On n'a pas de nom. (.../...) Son erreur a peut-être été de commettre les faits à mains nues. Il a pu laisser des traces ADN. Ce qui nous permettrait une identification au fichier national des empreintes génétiques." Huit jours plus tard, ils découvrent que l'homme est fiché " Il s'est évadé de prison et il ne prend pas de précautions pour ne pas être identifié. Donc on pense qu'il n'en a rien à faire. Sa logique c'est de se dire : je me cache, ils ne me trouveront jamais. Pour un individu comme ça qui est particulièrement dangereux on va mettre les gros moyens pour le localiser ". Les écoutes commencent à payer après quelques semaines " on comprend qu'il monte à Paris... en train, en bagnole ? " Le GRB se déploie Gare de Lyon.... Rien. Pourtant une autre bijouterie est cambriolée... même mode opératoire et même ADN. Butin : deux millions d'euros. C'est maintenant le fugitif le plus recherché de France.

En été, les parisiens, partis en vacances, laissent leurs appartements vides.... Simon, 58 ans et Fabrice, 25 ans, dernière recrue arrivé de Toulouse, appartiennent au groupe " Vol Effrac ". Leur spécialité : les gros cambriolages. Et pour sa première affaire Fabrice tombe sur " un vol par effraction au domicile d'une personne qui a mis son appartement à louer sur un site de location. (.../...) La victime avait stocké toutes ses affaires de valeur dans une pièce fermée à clef. Pour une première, je ne vais pas m'ennuyer. Je vais découvrir le métier. " Le suspect principal est une jeune femme roumaine qui a eu " l'imprudence " de d'utiliser sa vraie identité sur le site de location. En quelques clics Fabrice trouve des images de la cambrioleuse présumée et de ses complices et finit par trouver leur point de chute.

Avec plus de 30 millions de visiteurs, Paris est la ville la plus touristique du monde.... Des touristes venus du monde entier et notamment de Chine. Ils ont souvent de l'argent liquide sur eux, et sont ainsi régulièrement les cibles des pickpockets et des voleurs à la tire. Aujourd'hui Damien du groupe Crim' est confronté à une affaire beaucoup plus grave... " on vient d'être saisi par la permanence du Parquet de Paris d'une affaire de viol. La victime a été retrouvée à 10 heures dans le sous-sol d'un bâtiment de l'hôpital la Pitié Salpêtrière. " La victime, une jeune chinoise, est encore sur place. Son agresseur s'est enfui une demi-heure plus tôt en lui volant toutes ses affaires. L'homme a soigneusement évité les caméras. Damien attend beaucoup des constatations de l'Identité Judiciaire.

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