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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, dimanche 09 novembre 2014 à 13 heures 30, les documents "Jumelage, une passion française" et "Comme en 14".

 

JUMELAGE, UNE PASSION FRANCAISE
Un reportage d'Emmanuel Ostian, François Lescalier et Charles Bobe (Et Maintenant Production)

Beaucoup de jumelages français ont fêté cette année leur cinquantenaire. Généralisé après la guerre, essentiellement avec des communes allemandes, le jumelage a d'abord pour vocation de rapprocher les hommes pour éviter qu'ils ne se fassent la guerre. 4000 communes françaises sont aujourd'hui jumelées. Mais l'idée même de jumelage est née au IXème siècle, lorsque le Mans a transféré dans une petite ville germanique, Paderborn, les reliques d'un saint, signant ainsi un traité de perpétuelle amitié.

Notre reportage nous fait vivre la fête annuelle du jumelage entre une petite commune bretonne, Plerguer, et sa jumelle allemande, Lette. Une semaine de fête, de rires, d'émotion aussi, avec des gens qui ne parlent pas la même langue mais qui se comprennent fort bien. Des couples qui se connaissent depuis quarante ans et ont vu grandir leurs enfants : " Pas de jumelage, résume l'un deux en souriant, pas d'amitié. "

A Paderborn, nous verrons la procession des reliques du saint qui est à l'origine du jumelage. Une ville entière célèbre cette amitié franco-allemande multi-centenaire. Comme le résume un des prêtres français : " ça n'a pas empêché les guerres, mais ça a empêché le désespoir ".

Enfin, à Richelieu, la ville du cardinal, nous verrons une forme de jumelage plus moderne, signé avec une grande ville chinoise, Wuzhen. Là, comme le résume un des participants, " c'est plus un partenariat stratégique ". En suivant la délégation chinoise qui vient sceller ce jumelage, on comprend que le partenariat peut relancer l'économie locale : exportation de vin, accueil de touristes, échange d'étudiants. " Dans quelques années, un touriste sur deux sera Chinois. Autant s'y préparer ". Le jumelage, cette idée française, recèle bien des facettes. Mais il permet à chaque fois à des cultures très différentes de se découvrir.

COMME EN 14
Un reportage de Michel Brunet et Pascal Lorent (Courrier Sud)

A moins de 100 km de Paris, dans les départements de l'Aisne et de la Somme, la Grande Guerre est encore très présente. Cent ans plus tard, on retrouve des obus, des casques, des munitions dans les champs autrefois champs de guerre et tranchées, aujourd'hui cultures... Dominique Zanardi dans son restaurant-musée, les démineurs de la Sécurité Civile, Olivier Dirson ou Jean-Luc Pamart pour eux, la guerre de 14 n'est jamais finie.

Dans son restaurant-musée a Pozières, un village de Picardie, Dominique Zanardi, le patron de l'endroit passionné par l'histoire de la bataille de la Somme collectionne et expose obus, casques, munitions. Aujourd'hui, deux adolescents lui apportent des objets ramassés dans les champs. " Quand le porteur de civière arrive, il dégrafe le ceinturon et laisse tout l'équipement, ça fait trente kilos de moins à porter, et des équipements comme ça, il y en a partout sur le champ de bataille " " Les Australiens ont perdu 1500 hommes en une seule nuit de combat, ça fait 1500 fusils qui traînent, 1500 gourdes, 1500 pelles, personne n'avait le temps de les ramasser " Dominique Zanardi aide aussi bénévolement des familles australiennes, britanniques, allemandes, et parfois françaises, à chercher la tombe de leur arrière-grand-père. " Les gens viennent parfois de très loin, ils font des milliers de kilomètres comme les Australiens, et quand ils arrivent ils me demandent où est le cimetière. Ce qu'ils ne savent pas c'est qu'il y a 450 cimetières militaires dans la Somme... "

Reportages - Jumelage, une passion française / Comme en 14

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