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Publié par Aanil

Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 1er novembre 2014 à 13 heures 20, les documents "Les sauveteurs du ciel", " et "Des croissants au pays des lamas".

 

LES SAUVETEURS DU CIEL
Un reportage de Nicolas Moscara (Patrick Spica Productions)

Dragon, c'est le nom donné aux hélicoptères de la Sécurité civile dont la vocation est de venir sauver les personnes en danger dans les endroits reculés et inaccessibles. Au service de Dragon 06, l'hélicoptère basé à Cannes : les " sauveteurs du ciel ". Des pilotes, des mécaniciens-treuillistes, des médecins et des spécialistes montagnards. Ils sont de permanence 24/24 à proximité de l'hélicoptère rouge et jaune. Nous les avons suivis en pleine période estivale.

La base de Cannes. Sandra et Denis sont de permanence. Ils assurent la sécurité des millions de vacanciers et d'habitants des Alpes-Maritimes. Elle est médecin urgentiste, lui pilote. Ils se sont mariés il y a deux mois. Dragon 06 survole les magnifiques montagnes du Mercantour et de l'arrière-pays cannois. Ses missions sont souvent périlleuses. La doctrine de ces sauveteurs d'exception : " il faut avoir le " moggio ", être cool, décontracté et prendre la vie comme elle vient. "

Des vies, Sandra en a sauvé plusieurs centaines depuis 20 ans qu'elle pratique la médecine d'urgence chez les pompiers de la Côte d'Azur. Il est 9h00 du matin, Sandra et Denis partent ensemble en mission de secours dans le Mercantour. Sandra emporte dans l'hélicoptère un maximum d'équipement " il faut toujours envisager le fait de pouvoir être coincé là-haut. " Elle est née à saint Martin Vésubie dans le parc du Mercantour. Son père était gardien de gîte et instituteur. Sandra a fait partie de l'équipe de France de ski. Elle a gardé le goût pour sa montagne et pratique son métier avec une passion intacte. Denis la dépose parfois dans un camp de base avant d'aller extraire les victimes. " Le but du jeu, ce n'est pas d'engager un maximum de personnel, c'est de faire au mieux, donc on s'adapte, s'il a besoin de moi, il m'appellera... "

Le compagnon de Sandra, c'est donc Denis, 48 ans un ancien pilote de guerre reconverti dans le secours. A moitié chauve, l'oeil bleu vif et l'esprit cartésien. Un homme expérimenté et rigoureux, soucieux de la sécurité des hommes et de sa machine. " J'étais sur hélicoptère de combat dans tous les théâtres opérationnels ou l'armée française a été engagée, j'ai appris beaucoup de choses qui me sont utiles dans ce métier... " Ces sauveteurs du ciel font l'admiration des victimes comme cette randonneuse de 92 ans qui s'est blessée dans la montagne. " Les personnes qui se sont occupées de moi sont très compétentes, c'est bien de leur part de sacrifier leur dimanche pour sauver des gens qui se promènent... "

François Cholet, 40 ans, dit Wawa est responsable d'un gîte à Saint-Auban mais il est surtout pompier volontaire spécialisé dans le secours en canyon. Il connaît tous les canyons " Dans l'eau, si on se fait la moindre petite entorse on va rester immobile et tout de suite on va avoir froid, c'est pour cela qu'il faut rapidement extraire quelqu'un d'un canyon. " Comme ses collègues, il passe son temps libre à faire du sport. " Tous les secouristes, tous les docteurs, tous les équipages sont régulièrement entraînés. Tout le monde est bien préparé pour encaisser les missions ". Wawa va secourir Flavie qui s'est fracturé une vertèbre dans un canyon très encaissé.

Wawa fait souvent équipe avec David, Lui est pompier professionnel depuis 20 ans. L'été il donne un coup de main à sa nouvelle compagne Sandrine, 24 ans, qui a repris l'exploitation agricole de son père à Valderoure. Sourire enjôleur, yeux rieurs et voix rassurante. Sa fonction, lorsqu'il est de permanence à l'hélico : gérer les situations d'urgence en altitude.

Enfin, il y a Christian Rielo, Lieutenant-Colonel chez les pompiers des Alpes-Maritimes. Un médecin urgentiste de plus de 57 ans qui se rend sur un tragique accident en altitude. Il doit prendre en charge des ouvriers blessés sous le choc. Un des leurs a perdu la vie. " On était en train de déblayer le tunnel et on a entendu un boum sur nos têtes, on a pu se sortir tant bien que mal... " Le docteur Christian Rielo, a l'habitude des situations extrêmes. " On va les faire parler et éventuellement après ils auront accès à des psys, mais pour l'instant, ce qui est important, c'est de leur faire raconter ce qui s'est passé et de leur dire que ce qu'ils ont fait c'était bien vis-à-vis de leur copain ".

DES CROISSANTS AU PAYS DES LAMAS
Un reportage de Cécile Magne et François Buren. Montage : Sébastien Deron (Press & Co)

Installer une boulangerie à plus de 2 000 mètres d'altitude dans un pays où la tradition du croissant n'est pas développée est le pari étonnant de trois Français. Marco, Gilles et Christophe sont trois amis qui vivent au Pérou depuis plus de 15 ans, l'année dernière en contrebas du Machu Picchu, la cité des Incas, ils ont ouvert " la Boulangerie de Paris " !

C'est en se promenant au milieu du sanctuaire du Machu Picchu classé Patrimoine mondial de l'UNESCO qu'ils ont eu l'idée folle de proposer aux nombreux touristes pains, brioches et autres spécialités françaises. " En venant ici, en regardant ce paysage, on a essayé de voir ce que les gens pouvaient vouloir. On s'est rendu compte en discutant avec les touristes qu'ils voulaient des trucs un peu différents. Au Pérou, il y a de la bonne nourriture mais, il manque le pain, les pains au chocolat, les croissants... Du bon café. Et donc, on a réfléchi et on s'est dit " On s'y met... Nous avons alors pris la décision tous les trois de créer l'entreprise ". C'est dans ce décor fabuleux à Aguas Calientes, dernier village avant l'ascension vers le Machu Picchu qu'ils ont décidé d'ouvrir leur boulangerie.

Gilles est le seul boulanger de l'équipe, c'est lui qui tous les soirs s'active dans le fournil pour sortir plus de 150 viennoiseries et une centaine de pains par jour. Il a engagé trois employés locaux pour l'aider. Il les a formés car ils n'avaient aucune expérience : " C'est pas parce que l'on est à l'autre bout du monde que l'on doit mentir aux gens. On essaye de faire le mieux possible, en goût et en forme à ce que l'on peut trouver en France ". A 5 heures du matin tout doit être prêt car c'est l'heure où les premiers bus de touristes partent vers la cité Inca. C'est Christophe qui s'occupe de la vente : " On représente un peu l'image de la France, donc on essaye d'offrir quelque chose qui soit très bon ". Vendre des viennoiseries est totalement nouveau pour Christophe... Il était informaticien en France !

Mais cette aventure aurait pu s'arrêter net, si Marco, le gestionnaire de l'équipe, n'avait pas trouvé tous les produits nécessaires pour que la boulangerie fonctionne, car Aguas Calientes est très difficile d'accès et on ne trouve là-bas pas suffisamment de beurre, de lait et de farine... Aussi, Marco est obligé de faire toutes les semaines deux heures de train jusqu'à Cusco pour s'approvisionner. Il en profite pour retrouver sa famille et son restaurant. Depuis l'ouverture de la boulangerie, c'est sa femme Yuli, une Péruvienne qui gère l'établissement. Un changement de vie étonnant pour ce Breton d'origine qui était avant son arrivée au Pérou électricien. " Je me sens autant Péruvien que Français. Il y a tout à faire. Je pense que le futur est ici, en Amérique du Sud, j'en suis convaincu "

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