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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 17 janvier 2015 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".

Magazine d'actualité internationale, "ARTE Reportage" propose un rendez-vous de 52 minutes pour regarder le monde en face et comprendre les grands enjeux de la planète.

500e numéro

Ce numéro spécial propose deux sujets : "Lybie : les maîtres de Tripoli", un reportage de Charles Empatz et Pierre Creisson au coeur de la Libye déchirée par la guerre civile, et "RDC : à quoi servent les Casques bleus ?", une enquête signée Michel Dumont et Olivier Besson sur l’action des soldats de l’ONU dans le Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.

Lybie : les maîtres de Tripoli

Les miliciens de Fajr Libya sont les nouveaux maitres de Tripoli, la capitale libyenne. Depuis qu'il ont chassé cet été le gouvernement mal élu jusqu'à l'autre bout du pays, ils règnent au sommet de l'Etat. Dans la rue, leurs milices font la loi. Qui sont-ils?

Ils seraient autour de 20.000, à combattre sous le drapeau de l'Aube Libyenne, Farj Libya. Révolutionnaires de la première heure, ils se sont connus en s'opposant à Kadhafi. Sous le commandement de chefs islamistes, ils n'ont, depuis, jamais rendu leurs armes.

La guerre civile déclenchée par le Général Haftar, un ancien kadhafiste qui a juré la perte des islamistes les a poussés cet été à prendre Tripoli, faisant fuir le gouvernement libéral tout juste élu. Dans la foulée de leur conquête, ils ont réussi à faire invalider les élections et à installer un gouvernement parallèle qui leur est totalement inféodé, avec qui l'ONU est obligé de composer aujourd'hui.

Sur le front, tout autour de Tripoli, la bataille et fait rage, ville par ville. Les tribus affiliées à Fajr Libya craignent le retour d'une forme de « kadhafisme » et d'un pourvoir militaire comme en Egypte.

Dans la rue, les Farj Libya font régner l'ordre en déléguant les taches de police à des miliciens surarmés. La communauté internationale tout comme les entreprises ont déserté. La liberté d'expression n’est plus qu’un souvenir.

RDC : à quoi servent les casques bleus ?

Plus de 250 civils tués à la machette en quelques semaines à Béni, dans le nord Kivu, la région des grands lacs, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Des massacres perpétrés par un groupe rebelle musulman venu de l'Ouganda voisine, les ADF-Nalou alors que sont présents en RDC, depuis quinze ans, 20 000 casques bleus de la Monusco, la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo.

La population du nord Kivu ne comprend pas comment un groupe de quelques centaines de rebelles peut tenir en échec les soldats de la paix et les FARDC, l'armée congolaise. Comment des massacres peuvent être perpétrés à quelques deux kilomètres du quartier général des forces onusiennes sans que celles-ci interviennent.

Interrogations, colère, l'allemand Martin Kobler, représentant spécial des Nations Unies en RDC et le général brésilien Santos Cruz, commandant en chef des casques bleus ont bien du mal à expliquer l'inefficacité de la mission de paix de l'ONU. Pourtant la Monusco dispose d'un budget annuel de plus d'un milliard d'euros et elle est la seule mission à posséder une brigade d'intervention pouvant faire, offensivement, usage de la force.

A quoi servent les casques bleus ? Ils sont de plus en plus nombreux dans l'est de la RDC à se poser la question. Et à montrer du doigt ces soldats frileux, peu motivés venus d'Inde, du Pakistan, de Tanzanie et d'ailleurs. Et ces fonctionnaires onusiens surpayés - autour de 7000 euros par mois qu'ils voient trop souvent enfermés dans leur 4x4 rutilants ou attablés dans les restaurants.

Arte Reportage (17 janvier 2015) - Lybie : les maîtres de Tripoli / RDC : à quoi servent les casques bleus ?

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