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Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 24 janvier 2015 à 23 heures 20, le magazine culturel "Tracks".

Un tour du monde des looks et attitudes urbains à travers le catalogue photographique de Hans Eijkelboom - Découverte du "primo posthuman", oeuvre unique et extravagante de l’Américaine "transhumaniste" Natasha Vita-More - Déambulations funèbres avec la fanfare Dirty Dozen Brass Band.

SERIE Y : Genre à part

Que se passe-t-il quand on mélange le film « Twister » avec « Les Dents de la Mer » ou un documentaire animalier avec un film de Zombies ? Réponse : « Sharknado » et « Zombeaver », des films classés sous l’étiquette du cinéma Y : celui de la génération Y, nourrie au melting pot d’internet. Parmi ces croisements inattendus, on trouve des perles comme « Discopath » du Canadien Renaud Gautier, dont le héros est un tueur en série qui pète un câble quand il entend du disco. Dans un autre genre « Y », l’américano-iranienne Ana Lily Amir fait elle aussi très fort : « A Girl Walks Home Alone at Night » est un film de vampire où la suceuse de sang en skateboard porte le tchador. Inspiré d’une bande dessinée et financé par l’acteur du Seigneur des Anneaux Elijah Wood, le film a depuis été récompensé au festival de Deauville et de Stiges avant de se retrouver propulsé en sélection officielle au festival de Sundance.

DIRTY DOZEN BRASS BAND : cuivres et chansons.

Les marching bands, ces fanfares qui accompagnent les enterrements, qui peuvent revendiquer le titre d'ambassadeurs de la Nouvelle Orléans sont nombreux, mais le DIRTY DOZEN BRASS BAND est le plus légitime de tous. Cette fanfare qui a révolutionné le genre a vu le jour il y a 38 ans dans le quartier mythique de Treme. Leur génie : Avoir dynamisé le style en pimentant leur musique de funk, de rock et de hiphop… Ils ont, depuis, plusieurs tournées internationales à leur actif et des collaborations aussi éclectiques que David Bowie, Elvis Costello, Chuck D ou encore Rihanna… Tracks les a rencontré lors de leur passage à Paris, au Festival Villes des Musiques du Monde, dans une Bellevilloise en pleine ébullition.

GIANT FETISH : Plaisirs XXL

Rien n’est trop grand aux yeux des "macrophiles" ou "gulliveriens", les fétichistes des géants qui rêvent de devenir aussi petits que des fourmis! D'origine portugaise, Miguel, alias Thanatos, réalise et produit des films tournés sur fond vert afin de créer des effets spéciaux en post-production. Acteur dans ses propres films et fétichiste du rétrécissement, il met en scène des hommes minuscules tourmentés par des femmes gigantesques bien décidées à n’en faire qu’une bouchée. Le français Baka Sanji, lui, ouvrier de 28 ans et président d’une association sur la japanimation, vient de concevoir le premier recueil macrophile français, "Grandeur Nature". Pour lui, rien n’est plus désirable qu’une déesse de plusieurs centaines de mètres de haut capable de détruire des villes entières. Baka Sanji pratique essentiellement son fétichisme sur le web, où les dessins et les vidéos 3D de géantes sexys pullulent depuis une dizaine d'années, boostant cette communauté autrefois dispersée.

DAMIAN SZIFRON : roule au pétage de plombs.

Cet Argentin de 39 ans a fait un malheur au dernier festival de Cannes avec son film « Les Nouveaux Sauvages », une comédie à sketchs qui mêle thriller, fantastique et un humour noir digne des frères Coen, utilisant à chaque fois le même schéma narratif : un incident, cette petite goutte d'eau qui fait déborder le vase et ses protagonistes dérapent aussitôt avant de piétiner allègrement la mince frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Damián Szifrón y décrit une société argentine au bord de l’implosion où des architectes débonnaires se métamorphosent en terroristes pour de simples histoires de voitures misent à la fourrière, le tout sur fond de massacre à la tronçonneuse. Énorme succès dans son pays d’origine, « Les Nouveaux sauvages » a réalisé un autre exploit : faire hurler de rire les festivaliers de Cannes. Cinéaste à suivre !

NATASHA VITA-MORE : Plus longue la vie

Dans la famille transhumaniste, je demande la Reine Mère... A 64 ans, l’Américaine Natasha Vita-More est la femme la plus célèbre, et l’une des rares de ce mouvement qui veut fabriquer l’homme de demain. A 64 ans, elle lève de la fonte tous les jours et possède un corps d’acier qui préfigure celui qu’elle a imaginé : the "primo posthuman". Un être à la peau de caméléon, à l’ouïe parabolique, un disque dur intégré au cerveau, un système de communication en fibre optique intégré dans la colonne vertébrale… Un être plus fort, plus connecté, plus durable qui puise son inspiration dans l’Extropie, un courant transhumaniste inventé à la fin des années 80 par le philosophe et futuriste Max More, le mari de Natasha, qui est également à la tête d’Alcor, entreprise de cryogénisation où 130 humains attendent l’avènement du post humain.

BRIAN MAY : fait ce qui lui plait !

Derrière le Freddy Mercury qui cache la forêt, le deuxième pilier de Queen est le discret Brian May. Guitar héro du groupe culte, il est à l'origine, entre autres du tube "We Will Rock You", premier des hymnes de stades que le groupe a légué à la postérité. Mais l'Anglais de 67 ans à l'éternelle crinière moutonnante a plus d'une corde à sa guitare (qu'il s'est d'ailleurs fabriqué lui-même à l'âge de 16 ans) : il est Docteur en astrophysique et spécialiste de la photo en 3D dont, en collectionneur compulsif, il détient 100 000 exemplaires. Après 20 ans de recherches, il a mis la main sur des pièces rarissimes : les « diableries », petites scènes de l'enfer créées en France vers 1860, qu'il a restaurées une à une. Il sort un livre pour ressusciter ce morceau d'histoire méconnu.

Tracks (24 janvier 2015)

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