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ARTE diffuse, vendredi 02 mars 2012 à 23 heures 55, "Court-circuit".
Avec "Protéger la nation" de Candice Reisser, "Aalterate" de Christobal de Oliveira et "Rien à signaler" de Lennart Ruff.
A 23 heures 55 : Protéger la nation
Lorsque le jeune Sud-africain Sizwe rencontre un étranger particulièrement affable, il s'en étonne et s'interroge sur l'hostilité que sa famille entretient avec toute personne étrangère... Une
mise en perspective de la vague de xénophobie qui s'est emparée de l'Afrique du Sud au printemps 2008.
Fiche technique
(Allemagne, 2010, 16mn) Réalisateur : Candice Reisser
Image : Matthias Reisser
Montage : Candice Reisser, Olivia Retzer
Acteur : Thabo Mbatha, Wright Ngubeni, Jerry Mofokeng, Michael Ntschobodi, Thembi Tshabalala, Allen Cebekhulu
Auteur : Candice Reisser
Producteur : Thomas Reisser, Greig Buckle, Stephan Barth, Marcus Machura
Son : Manuel Laval
A 00 heure 15 : Aalterate
Une femme dans le coma flotte dans un espace blanc, immaculé. Soudain, son corps commence à s'altérer, des formes végétales se manifestent et prolifèrent, emplissant l'écran...
Fiche technique
(France, Pays-Bas, 2011, 10mn)
Réalisateur : Christobal De Oliveira
Musique : Maxime Drouillard
Montage : Christobal De Oliveira, Grégoire Sivan, Nicolas Schmerkin
Animation : Cyril Clavaud, Florian Durand, Stéphane Fradet, Ludovic Mannoni, Jean Baptiste Belet, Valère Amirault, Nicolas Lejeune
Auteur : Christobal De Oliveira
Production : Autour De Minuit
Producteur : Nicolas Schmerkin
Son : Maxime Drouillard
A 00 heure 30 : Rien à signaler
Au Kosovo, deux soldats allemands contrôlent un check-point au milieu de nulle part.
Fiche technique
(Allemagne, 2009, 12mn)
Réalisateur : Lennart Ruff
Image : Jana Lämmerer
Musique : Carolin Heiß, Marc-Sidney Müller
Montage : Lennart Ruff
Acteur : Anita Matija, Oliver Mallison, René Dumont, Tristan Seith
Auteur : Lennart Ruff
Direction de production : Daniel Schmidt, Juliane Husemann
Son : Christian Götz
ARTE diffuse, vendredi 02 mars 2012 à partir de 22 heures 05, deux volets de la série documentaire "Le jour d'avant".
© Deralf - Story Box Press
A 22 heures 05 : Le jour d'avant - Isabel Marant
Les ultimes préparatifs du défilé d'une créatrice charismatique et drôle, dont la maison respire une ambiance familiale.
Débordante de vitalité, Isabel Marant crée sa marque en 1994 et connaît le succès presque instantanément. Avec huit boutiques et un chiffre d'affaires en progression de 50 % ces trois dernières
années, l'une des seules marques de prêt-à-porter autofinancées de l'Hexagone s'est imposée avec des vêtements chics et générationnels. La recette de son succès ? De sa voix rocailleuse, la
styliste répond : "J'habille les vraies filles, pas les fantasmes ni les femmes avec chauffeur !" Problème : à la veille du défilé, les chaussures ne sont toujours pas là, un mannequin clé se
désiste, les tenues les plus spectaculaires doivent être retricotées six fois et, symptôme ultime, Isabel Marant se bloque littéralement le dos...
Portraits vivants
Avec la collection "Le jour d'avant", Loïc Prigent poursuit son incursion documentaire dans les milieux très fermés de la mode. Après Karl Lagerfeld en pleine préparation de la collection
Fendi, Jean Paul Gaultier, les jeunes créateurs new-yorkais de Proenza Schouler, la diva Versace, Diane von Furstenberg et l'incontournable Sonia Rykiel, le réalisateur a cette fois suivi les
moments décisifs précédant les défilés d'Isabel Marant (vendredi 2 mars à 22.05) et Albert Elbaz pour Lanvin (samedi 3 mars à 20.40). Se faufilant dans les ateliers où s'affairent les petites
mains, traquant les croquis et autres secrets créatifs des designers pour finalement s'immiscer dans les coulisses des défilés au milieu de mannequins affairés et sous pression, il parvient à
retranscrire l'ambiance si particulière de chacune de ces grandes maisons de la mode tout en dessinant un portrait vivant de leur créateur.
A 23 heures 00 : Le jour d'avant - Fendi
Direction Rome, dans les pas de Karl Lagerfeld, pour une mémorable séance stress.
À l'atelier de Fendi, maison de couture célèbre pour ses fourrures, Karl Lagerfeld, créateur des collections depuis 1965, arrive pour mettre la dernière main à un grand défilé qui aura lieu à
Milan. Couturières et mannequins présentent les modèles, sous l'oeil du chef de l'atelier fourrure, de la première de l'atelier prêt-à-porter, de la directrice de studio et de Silvia Fendi,
directrice artistique des accessoires. Mais quand le maître commence à "annuler" une à une les pièces et à redessiner des croquis, le stress s'empare de l'équipe... Se faufilant dans les ateliers
où s'affairent les petites mains, traquant les croquis et autres secrets créatifs des grands maîtres pour finalement s'immiscer dans les coulisses des défilés, au milieu de mannequins affairés et
sous pression, Loïc Prigent parvient à retranscrire l'ambiance si particulière de chacune de ces grandes maisons tout en dessinant un portrait vivant de leurs créateurs.
Fendi par Silvia Fendi et Karl Lagerfeld
Rome. À l'atelier de Fendi, maison de couture célèbre pour ses fourrures, Karl Lagerfeld, créateur des collections depuis 1965, arrive pour mettre la dernière main à un grand défilé qui aura
lieu à Milan. Couturière et mannequins présentent les modèles, sous l'oeil du chef de l'atelier fourrure, de la première de l'atelier prêt-à-porter, de la directrice de studio et de Silvia Fendi,
directrice artistique des accessoires. Mais quand le maître commence à "annuler" une à une les pièces et à redessiner des croquis, le stress s'empare de l'équipe...
ARTE diffuse, vendredi 02 mars 2012 à 20 heures 35, le documentaire réalisé par R. J. Cutler "The september issue - Dans les coulisses de Vogue".
© Diaphana
Une vue imprenable sur la mode à travers la fabrication de sa "Bible" - l'édition de septembre du Vogue américain -, dans le sillage de la "papesse" Anna Wintour.
Port de reine, coupe au carré, robes de rêve et immuables lunettes noires, Anna Wintour, la rédactrice en chef de l'édition américaine de Vogue (lue par une Américaine sur dix, affirme le
magazine), a su faire de ses remarques cinglantes et de son inaltérable froideur une légende. Véritable institution, voire icône de la mode, cette "fashion bourreau" qui fait trembler les
créateurs (et a inspiré le personnage du Diable s'habille en Prada) a exceptionnellement laissé, en 2007, le réalisateur suivre ses pas durant quelques mois cathartiques : ceux où s'élabore, à un
rythme de plus en plus frénétique, le fameux "numéro de septembre", qui donnera le la de l'année en matière de mode.
Autour de cette formidable "papesse" qui reste presque aussi réservée quand elle dévoile ici et là un pan de sa vraie vie que quand elle trône au premier rang des défilés, on découvre au
quotidien l'univers haut en couleur, dans tous les sens du terme ("Anna" exècre le noir), du journal et de son petit monde. Des scènes prises sur le vif, où la drôlerie, le théâtre, le glamour,
laissent aussi affleurer l'émotion. Quel cinéma, la mode !
ARTE diffuse, vendredi 02 mars 2012 à 19 heures 00, le documentaire réalisé par Marion Pöllmann "Paradis trompeur".
Que se passe-t-il lorsqu'un territoire habité revient à l'état sauvage ?
Une étonnante observation est menée depuis une vingtaine d'années aux confins de l'Ukraine et de la Biélorussie : suite à l'accident de Tchernobyl, plusieurs centaines de km² ont été vidés de
leurs habitants et la nature y a repris ses droits. Les espèces animales sauvages ont investi les infrastructures abandonnées par les hommes et les espèces domestiques sont redevenues sauvages.
Au fil des saisons, les auteurs de ce documentaire ont suivi le comportement des bisons, des chats, des loups, des castors, des loutres...
ARTE diffuse, depuis le 09 février 2012 chaque jeudi, la série danoise "Borgen, une femme au pouvoir".
Leader du Parti centriste au caractère bien trempé, Birgitte Nyborg accède au pouvoir après une bataille électorale pleine de rebondissements et sur fond de scandales. Une captivante série
danoise qui prend pour cadre Borgen ("le Château"), surnom que les Danois donnent au siège du Parlement et aux bureaux du Premier ministre à Copenhague.
Avec : Benedikte Hansen (Hanne Holm), Birgitte Hjort Sørensen (Katrine Fønsmark), Lars Knutzon (Bent Sejrø), Mikael Birkjær (Phillip Christensen), Peter Mygind (Michael
Laugesen), Pilou Asbæk (Kasper Juul), Sidse Babett Knudsen (Birgitte Nyborg Christensen), Søren Spanning (Lars Hesselboe)
Episode 07 (diffusé jeudi 1er mars 2012 à 20 heures 35) : Ne rien entendre, ne rien voir, ne rien dire
Un parti politique d'extrême gauche a été mis illégalement sur écoute. Il semble que l'opération ait été menée par les services secrets danois. Le scandale oblige Birgitte à se désolidariser de
son ministre de la Justice, à faire une mise au point publique et à procéder à un remaniement. Katrine, qui croyait pouvoir s'épanouir dans une nouvelle relation amoureuse, doit une fois de plus
prendre une décision difficile.
Episode 08 (diffusé jeudi 1er mars 2012 à 21 heures 30) : Le temps des marronniers
Le leader travailliste Michael Laugesen annonce la parution d'un livre contenant de nombreuses révélations sur la classe politique. Pendant ce temps, Kasper doit faire face à des personnes et des
événements surgis du passé. Quant à Birgitte, qui a senti son couple vaciller, elle décide de se consacrer un peu plus à ses proches et planifie des vacances en famille.
ARTE diffuse, jeudi 1er mars 2012 à 22 heures 30, le documentaire réalisé par Maryse Bergonzat "Somnolence - Quand le cerveau n'en fait qu'à sa tête".
ARTE F
Une personne sur dix s'endort involontairement, parfois au volant ou au travail. Le contrecoup d'un monde qui va trop vite ? Enquête.
Parfois comique, souvent tragique, la somnolence vient bousculer nos vies. L'endormissement soudain, parfois les yeux ouverts, concerne plus de 10 % de la population. Première cause d'accidents
mortels sur autoroute, le phénomène sévit aussi dans le cadre du travail. Dans un monde obsédé par la performance, la vitesse et la réactivité, cette manifestation irrépressible fait tache. Que
se passe-t-il dans notre cerveau quand nous piquons du nez ? Peut-on maîtriser la somnolence ? Ce documentaire mène ces investigations auprès de chercheurs qui tentent de comprendre les
mécanismes biologiques et environnementaux en jeu dans le sommeil et l'éveil. Ce faisant, il met ce phénomène en relation avec les progrès vertigineux des dernières décennies. Après ce bond en
avant, il se trouve que l'homme, devenu un expert contrôlant le bon déroulement de différents processus, a, en contrepartie, bien du mal à fixer son attention dans la durée.
ARTE diffuse, jeudi 1er mars 2012 à 23 heures 25, le documentaire réalisé par Hatice Ayten "Cherche femme polygame".
Bien qu'interdite depuis 1926, la polygamie reste répandue en Turquie, notamment en Anatolie. État des lieux.
En Turquie, on estime à un million le nombre de personnes concernées par des unions polygames - un chiffre qui pourrait être beaucoup plus élevé. Cette pratique est particulièrement répandue en
Anatolie. Hatice Ayten, réalisatrice allemande d'origine turque, a rencontré des hommes qui vivent avec deux ou trois épouses en se référant à la sourate 3, verset 4 du Coran. Sauf que ce texte
préconise une égalité de traitement entre les épouses, ce qui n'est jamais le cas dans ces familles. Filles mariées à 13 ans, femmes sans état civil, vendues par leur frère ou ramenées de Syrie
où la polygamie est tolérée : le non-respect des droits les plus élémentaires est patent. Par ailleurs, les conditions de vie varient beaucoup selon que le mari est aisé ou pauvre, que les femmes
vivent sous le même toit ou pas, qu'elles travaillent à l'extérieur ou restent au foyer. "Est-ce qu'une femme musulmane peut se permettre d'avoir plusieurs hommes ?", demande régulièrement Hatice
Ayten. En Anatolie, il n'en est pas question sous peine d'être condamnée à mort par le conseil de famille. Même à Istanbul, la liberté des femmes en la matière ne semble guère acquise.
ARTE diffuse, jeudi 1er mars 2012 à 19 heures 00, le documentaire réalisé par Andrea Rüthlein "Vivre avec les jaguars".
La région du Pantanal, territoire de 200 000 km² situé dans l'État du Mato Grosso, compte environ 8 000 jaguars. Cette zone composée de savanes, de forêts et traversée par des fleuves est aussi
propice à l'élevage. Les paysans, qui voient parfois leurs troupeaux décimés, empoisonnent les félins, alors que l'espèce est protégée. Pour tenter d'assurer une meilleure coexistence entre
hommes et fauves, des chercheurs étudient les habitudes des jaguars...
ARTE diffuse, mercredi 29 février 2012 à 23 heures 10, le documentaire réalisé par Simone Bitton "Rachel".
ARTE F
Une enquête rigoureuse sur la mort d'une jeune pacifiste américaine écrasée par un bulldozer israélien dans la bande de Gaza, doublée d'une méditation sur la jeunesse et
l'engagement.
Elle s'appelait Rachel Corrie. Elle avait 23 ans. Elle est arrivée en Palestine croyant que sa nationalité américaine suffirait à faire d'elle un bouclier humain efficace pour sauver des vies,
des oliviers, des puits et des maisons. Mais Rachel est écrasée par un bulldozer le 16 mars 2003 dans la bande de Gaza. Comme beaucoup de jeunes gens, elle tenait un journal de voyage sous forme
d'e-mails qu'elle envoyait à sa famille et à ses amis aux États-Unis... Au rythme des mots de la jeune pacifiste, Rachel enquête sur cette mort en donnant la parole à toutes les parties
impliquées, juxtapose des versions contradictoires du même événement, observe les lieux du drame et dévoile de nombreux documents. Vérité ou mensonge ? Témoignage ou propagande ? Le film dénoue
peu à peu l'écheveau et transcende son sujet pour devenir une méditation cinématographique sur la jeunesse, la guerre, l'idéalisme et l'engagement politique.
La vérité dans la révolte
"Au-delà du démontage d'un épisode tragique - qui lui-même renvoie à une tragédie beaucoup plus large -, j'ai fait ce film en pensant à tous ces jeunes qui héritent du monde tordu que nous
leur laissons et qui décident de résister. Ils sont plus nombreux qu'on ne le pense généralement. Plutôt que de vieillir idiote, j'ai voulu aller vers eux. J'ai découvert qu'ils sont plus lucides
et plus courageux que nous ne l'étions, sans doute car ils n'ont pas d'autre choix. Yonatan, le jeune anarchiste, me dit en souriant qu'on peut lutter sans espoir, que la résistance c'est la vie,
que la vérité est dans la révolte. Il ne se rend pas compte de l'espoir immense que font naître ses paroles, sa beauté et son engagement ! Je viens du Moyen-Orient [Simone Bitton est née au Maroc
en 1955] où ces choses sont peut-être plus évidentes qu'ailleurs, mais cela vaut pour le monde entier. Citant encore Mahmoud Darwich, je dirai que la Palestine devient souvent une métaphore de
l'état du monde lorsqu'on l'observe de près. Gaza n'est pas seulement le tombeau de Rachel Corrie et des centaines de civils qui y sont régulièrement assassinés : c'est un tombeau universel où
l'humanisme tout entier est en train de sombrer." (Simone Bitton)
ARTE diffuse, mercredi 29 février 2012 à 22 heures 00, le documentaire réalisé par Jean-Christophe Rose "Toscanini par lui-même".
À partir de lettres inédites et de conversations authentiques, un beau portrait du génial chef d'orchestre italien, structuré autour de scènes reconstituées.
Le chef d'orchestre le plus célébré de tous les temps, né en 1867 en Italie et mort en 1957 aux États-Unis, revit avec tout son perfectionnisme, son intransigeance et son brio, dans ce portrait
qui s'articule autour de scènes reconstituées. Mettant en scène le musicien passionné et ses proches, elles sont fondées sur d'authentiques conversations enregistrées du vivant de Toscanini, de
lettres inédites, d'archives audiovisuelles et de films de famille.
ARTE diffuse, mercredi 29 février 2012 à 20 heures 35, le film réalisé par Johnnie To "Sparrow".
© Universe Entertainment Ltd
À Hong Kong, quatre pickpockets tombent sous le charme d'une ravissante jeune femme. Orchestré de main de maître, un délicieux mélange des genres, entre comédie sentimentale et film
d'action.
À Hong Kong, le terme "sparrow" (moineau, en français) désigne les pickpockets. Comme à son habitude, Kei, le plus habile d'entre eux, retrouve ses trois complices pour le petit déjeuner, avant
de partir en chasse. À l'issu d'une matinée laborieuse, le quatuor se sépare après avoir réparti les gains. Chacun de leur côté, ils vont alors croiser la route de Chun Lei, une ravissante
inconnue qui n'est pas venue à eux par hasard...
Hong Kong, mon amour
Johnnie To, qui s'est distingué par ses polars survitaminés et stylisés (Breaking news), change de registre en s'aventurant dans un genre nouveau : un croisement entre film d'action sans
armes ni haine et comédie musicale directement inspirée des Parapluies de Cherbourg. De rebondissements en chorégraphies millimétrées, le cinéaste nous entraîne dans un jeu du chat et de la
souris drôle et énergique, à travers les rues de Hong Kong qui l'ont vu grandir. Avec une mélancolie assumée, il exprime ainsi son amour éternel pour cette ville dont l'élégance transparaît à
chaque plan, loin des images d'embouteillages et de foules pressées.
Fiche technique
(Allemagne, Hong-Kong, 2008, 83mn)
Réalisateur : Johnnie To
Scénariste : Kin Chung Chan, Chi Keung Fung
Acteur : Simon Yam, Kelly Lin, Lam Ka Tung, Lo Hoi Pang, Law Wing Cheong, Kenneth Cheung, Suet Lam
Compositeur : Fred Avril
Producteur : MFA Filmdistribution, Universe Entertainment, Johnnie To
ARTE diffuse, mardi 28 février 2012 à 23 heures 45, le documentaire réalisé par Marina Goldowskaja "Anna Politkovskaïa - Une vie pour la liberté".
© NDR/Ilya Politkovskiy
Réalisé par l'une de ses amies, un portrait inédit de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, abattue le 7 octobre 2006.
Si le travail d'Anna Politkovskaïa est connu - sa couverture du conflit tchétchène, son opposition à la politique de Vladimir Poutine, ses critiques virulentes contre le pouvoir de Ramzan Kadyrov
- la personnalité de cette femme hors du commun l'est moins. D'où l'intérêt de ce portrait réalisé par l'une de ses meilleures amies. Marina Goldovskaïa a connu Anna Politkovskaïa alors qu'elle
était étudiante en journalisme - elle-même donnait des cours sur le cinéma documentaire. Entre les deux femmes, le courant est très vite passé, à tel point que la documentariste a régulièrement
filmé la journaliste. Après l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, Marina Goldovskaïa a décidé de faire parler tous ceux qui l'ont côtoyée : ses proches (sa mère Raïssa, sa soeur Lena, sa fille Véra
et son fils Ilya, son ex-mari Sacha), mais aussi ses collègues journalistes : ceux qui l'admiraient comme ceux qui la désapprouvaient, considérant qu'une femme est trop émotive pour être
objective en situation de guerre...
ARTE propose, mardi 28 février 2012 à 20 heures 35, une THEMA "Russie élections".
ARTE F
Le 4 mars, pour la cinquième fois depuis la fin de l'URSS, les Russes sont invités à élire leur président. ARTE consacre une soirée spéciale aux enjeux de cette élection.
A 20 heures 40 : "I love democracy : la Russie" (réalisé par Herade Feist et Mathieu Pansard)
Ébranlé par des manifestations de grande ampleur, l'homme fort de la Russie, Vladimir Poutine, parviendra-t-il à remporter la présidentielle de mars 2012 ? Immersion au coeur d'une société qui
sort de sa torpeur pour dénoncer la corruption et les inégalités.
Merci d'avoir dit à notre gouvernement de minables que nous existons, que nos voix comptent..." : ces propos, tenus par Alexeï Navalny, le plus connu des blogueurs russes, retranscrivent la
colère et la détermination des dizaines de milliers de manifestants qui se sont pressés dans les rues de Moscou pour demander des élections libres et l'annulation des résultats des législatives
du 4 décembre dernier, remportées par le parti au pouvoir. Ce grand mouvement de contestation, inimaginable il y a encore quelques mois, sonnera-t-il le glas de l'ère Poutine ?
Corruption massive
Après la Tunisie, ce deuxième numéro de la collection "I love democracy" nous entraîne dans un road movie à travers la Russie, de Vladivostok à Moscou en passant par Khabarovsk, Irkoutsk et
Novossibirsk. Un voyage de plus de 9 000 kilomètres ponctué de rencontres avec des représentants de la société civile qui refusent les diktats du pouvoir et s'insurgent contre la corruption
massive. De jeunes entrepreneurs qui n'en peuvent plus d'être "étranglés" par Moscou, des mères en grève de la faim pour obtenir des écoles pour leurs enfants, ou des survivants du goulag fous de
rage devant les affiches du Parti communiste (seconde force politique du pays) représentant Staline... : qu'ils soient militants ou simples citoyens, ils forment désormais les bataillons de
manifestants qui réclament plus de démocratie. La plupart d'entre eux appartiennent à la classe moyenne, en plein essor. Mais les fers de lance de la contestation, ce sont les jeunes de moins de
30 ans, qui n'ont pas connu l'URSS et qui rêvent d'une "démocratie 2.0", moderne et ouverte sur le monde.
À Moscou, où se poursuit le voyage, des leaders de l'opposition, dont Edouard Limonov, candidat à la présidentielle, des proches du pouvoir comme Andrei Vorobiev (chef des députés Russie unie
à la Douma), ou des intellectuels comme Pavel Lounguine s'expriment dans des interviews exclusives. Quel sera l'avenir de ce réveil protestataire ? Le scrutin présidentiel a-t-il une chance de se
dérouler dans la légalité, sans bourrages des urnes ni fraudes en tout genre ? Vladimir Poutine se maintiendra-t-il au pouvoir en ouvrant le dialogue avec l'opposition ?
A 22 heures 10 : Dans la peau de Vladimir Poutine (réalisé par Karl Zero et Daisy D'Errata)
Après George W. Bush et Fidel Castro, l'autobiographie non autorisée de Vladimir Poutine par Karl Zéro !
Qui est Vladimir Poutine ? Si l'on connaît son visage, éternellement jeune grâce au botox, et ses pectoraux qu'il aime à exhiber au grand air, son goût pour les sports et les propos extrêmes, on
ignore de quel bois est réellement fait ce tsar du XXIe siècle. Insaisissable, secret, terne, l'ex-passe-muraille du KGB devenu milliardaire fait preuve d'un autoritarisme qui, s'il fait froid
dans le dos vu de chez nous, a pourtant réveillé chez bon nombre de Russes un sentiment de fierté retrouvée. Peu leur importe de savoir que les Tchétchènes ne sont pas à l'origine des attentats
de Moscou, qui a assassiné Anna Politkovskaïa, ou que Poutine soit l'héritier d'Yvan le Terrible et de Staline puisqu'il est parvenu à les convaincre - miracle de la propagande - qu'il avait
rendu à la Russie ce qu'elle avait perdue depuis la chute du Mur : sa grandeur.
À l'heure où l'opposition à Poutine, effrayée d'en "reprendre" jusqu'en 2024, se mobilise, Dans la peau de Vladimir Poutine raconte par la propre voix de Vladimir (ou presque) l'incroyable
itinéraire de celui que rien ne destinait à devenir un des maîtres du monde. Un portrait fouillé, grinçant, drôle, honnête et sans concessions qui oscille entre documentaire, film d'horreur,
d'espionnage et comédie. Tout y est vrai. Hélas.
Rediffusion : jeudi 1er mars 2012 à 15 heures 10
ARTE diffuse, dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 février 2012 à 00 heure 10, le documentaire réalisé par Isabelle Berteletti et Laurent Cibien "Monsieur M, 1968".
Un brillant essai documentaire, une réflexion sur l'ordre et le désordre à partir des carnets de Monsieur M, ouvrier cartographe qui consignait dans son agenda les menus faits de sa vie
routinière.
Une voix raconte : dans la maison d'à côté, il y avait un vieil homme solitaire. À sa mort, on découvre des agendas dans lesquels, sans doute durant toute sa vie, il a consigné les divers faits
de sa vie quotidienne. Une main ouvre celui de l'année 1968. Une écriture fine et maniaque énumère : les choses vues à la télé - on y parle de progrès techniques et de lendemains heureux -, une
longue promenade avec "Mère" dans les rues de Montreuil, des petites anecdotes de l'atelier de cartographie de l'Institut géographique national (où Monsieur M travaille), le frigo qui tombe en
panne... Des surprises aussi, comme la première fois où il donne une pièce à un mendiant ou quand "Père" apporte au travail le casse-croûte oublié. Et à intervalle régulier : "Je me lave
entièrement"... Une vie bien réglée en somme, jusqu'au début mai où les échos du monde en ébullition se frayent un passage dans le carnet : émeutes, grève générale... l'IGN vote bientôt à son
tour l'arrêt du travail. L'ordre de Monsieur M est bousculé. Va-t-il se laisser entraîner ? Le jour même, il est saisi d'une "violente douleur au foie". Il passe la fin de mai à compter les
piqûres - fesse droite, fesse gauche. L'ordre revient, de Gaulle, à la télévision, compare l'homme dans la société mécanique à une fourmi. Après mai, Monsieur M reprend le cours de sa vie : une
nouvelle promenade avec Mère, les cartes postales des collègues, un tableau "représentant deux chevaux dans une prairie" qu'on déplace... Le monde d'après n'est pourtant pas le même que celui
d'avant.
ARTE diffuse, lundi 27 février 2012 à 22 heures 20, le film réalisé par Alfred Hitchcock "Cinquième colonne".
© 1942 Universal Studios. Joseph A. Valentine
Accusé à tort de sabotage, un homme se lance à la poursuite du vrai coupable. Un scénario saisissant, qui préfigure celui de La mort aux trousses.
Los Angeles, 1940. À la suite d'un incendie meurtrier dans une usine d'aviation, Barry Kane, un jeune ouvrier, est accusé de sabotage. Alors qu'il est recherché par la police, il part lui-même à
la poursuite du vrai saboteur, Franck Fry, qu'il a aperçu avant le drame. Il commence par se rendre dans un ranch à Springville car il a entrevu cette adresse sur une lettre de Frank Fry. Mais le
propriétaire des lieux le livre à la police. Bien que menotté, Barry réussit à fuir et se réfugie dans un chalet habité par un aveugle...
Faux coupable
Cinquième film américain d'Alfred Hitchcock, Cinquième colonne est une oeuvre foisonnante d'idées et de péripéties. Le film reprend la structure des Trente-neuf marches : la fuite à travers
le pays d'un faux coupable accompagné d'une blonde d'abord suspicieuse, puis compatissante. Tous les éléments de ce que le maître du suspense aimait appeler un "scénario itinéraire" sont ici
réunis. Cette structure hitchcockienne connaîtra son aboutissement dix-sept années plus tard dans La mort aux trousses, Cary Grant, Eva Marie-Saint et le mont Rushmore se substituant à Robert
Cummings, Priscilla Lane et la statue de la Liberté.
Fiche technique
(Etats-Unis, 1942, 104mn)
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Scénariste : Peter Viertel, Joan Harrison, Dorothy Parker
Acteur : Priscilla Lane, Robert Cummings, Otto Kruger, Vaughan Glaser, Alan Baxter, Norman Lloyd, Virgil Summers, Murray Alper, Alma Kruger, Pedro de Cordoba
Compositeur : Frank Skinner
Producteur : NBC Universal International, Frank Lloyd Prod. für Universal Pictures
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