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Arte

ARTE diffuse, depuis le 09 février 2012 chaque jeudi, la série danoise "Borgen, une femme au pouvoir".

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Leader du Parti centriste au caractère bien trempé, Birgitte Nyborg accède au pouvoir après une bataille électorale pleine de rebondissements et sur fond de scandales. Une captivante série danoise qui prend pour cadre Borgen ("le Château"), surnom que les Danois donnent au siège du Parlement et aux bureaux du Premier ministre à Copenhague.

Avec : Benedikte Hansen (Hanne Holm), Birgitte Hjort Sørensen (Katrine Fønsmark), Lars Knutzon (Bent Sejrø), Mikael Birkjær (Phillip Christensen), Peter Mygind (Michael Laugesen), Pilou Asbæk (Kasper Juul), Sidse Babett Knudsen (Birgitte Nyborg Christensen), Søren Spanning (Lars Hesselboe)


Episode 05
(diffusé jeudi 23 février 2012 à 20 heures 35) : Les hommes qui aimaient les femmes

Soutenue par le ministre du Commerce et de l'Industrie, Birgitte poursuit son combat pour instaurer l'égalité des sexes dans les directions et les conseils d'administration des entreprises danoises. Dans les rangs du gouvernement comme à l'extérieur, des voix s'élèvent pour protester contre cette réforme. L'homme d'affaires le plus influent du pays, pourvoyeur de nombreux emplois, menace même de déplacer ses activités à l'étranger. Les médias sont braqués sur Birgitte. De leur côté, Katrine et Kasper tentent de régler leurs problèmes personnels respectifs.


Episode 06 (diffusé jeudi 23 février 2012 à 21 heures 35) : Visite d'état

Lors d'une visite officielle, le président d'une ancienne république soviétique réclame l'extradition d'un ex-activiste et opposant au régime qui se trouve de passage au Danemark. Birgitte doit alors prendre une décision cruciale, les accords de coopération commerciale et technologique entre les deux pays étant primordiaux pour le Danemark. Tant sur le plan politique que personnel, elle se retrouve une fois encore à la croisée des chemins, sa morale s'opposant aux intérêts supérieurs de l'État.


A lire en cliquant sur le lien suivant :

Borgen, une femme au pouvoir - Episodes 07 et 08

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 05:20
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ARTE diffuse, jeudi 23 février 2012 à 23 heures 30, le documentaire réalisé par Dietmar Ratsch et Agostino Imondi "Neukölln unlimited".

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© INDI FILM


Aux antipodes des débats convenus sur l'immigration, une formidable leçon de courage qui passe par le hip-hop.


Originaire du Liban, la famille Akkouch s'est réfugiée à Berlin il y a dix-huit ans. Ces cinq enfants et leur mère vivent dans le quartier traditionnel de Neukölln et y sont parfaitement intégrés. Sauf qu'ils restent des étrangers avec des permis de séjour temporaires, en permanence menacés d'expulsion. Pendant plus de trois ans, les documentaristes ont suivi trois des enfants : Hassan, 18 ans, Lial, 19 ans et Maradonna, 14 ans. Les deux aînés se sont juré de subvenir aux besoins de la famille. En dehors de petits boulots, Hassan connaît un certain succès avec des prestations de breakdance et de streetdance ; sa soeur Lial, qui fait une formation en alternance, se produit régulièrement comme chanteuse. Le turbulent Maradonna, lui, est un as du hip-hop, mais ses frères et soeurs se désolent qu'il traîne trop dans la rue... Un documentaire décapant où les jeunes parlent à coeur ouvert.

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 05:17
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ARTE diffuse, jeudi 23 février 2012 à 22 heures 35, le documentaire réalisé par Manfred Baur et Hannes Schuler "Malades du travail - Le syndrome d'épuisement professionnel".

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© Dirk Wojcik/ECO Media


Le burn out ou syndrome d'épuisement professionnel : réalité ou épiphénomène surmédiatisé ?

Selon l'OCDE, un salarié sur cinq est atteint de troubles psychiques liés au travail. Mais le syndrome d'épuisement professionnel, communément appelé burn out, n'est toujours pas reconnu comme maladie à part entière. Est-ce un phénomène de mode, un mal imaginé par des salariés qui se voudraient indispensables ? En interrogeant des médecins, des chercheurs et des patients chez qui a été posé le diagnostic d'épuisement professionnel, les réalisateurs de ce documentaire dressent un état des lieux très précis : comment le burn out s'installe-t-il ? Comment se traduit-il ? En quoi se distingue-t-il de la dépression ? Où en est la recherche ? Peut-on établir un diagnostic certain ? Et surtout, comment sortir de cet effondrement qui rend l'individu inapte au travail et à toute vie familiale et sociale normale ?

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 05:14
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ARTE diffuse, mercredi 22 février 2012 à 20 heures 35, le film réalisé par François Truffaut "Jules et Jim".


Deux hommes et une femme s'aiment pour la vie... En état de grâce, François Truffaut réalise un film enivrant et mélancolique, en perpétuel mouvement. Un hymne aux tourbillons de l'amour et de la vie, avec une Jeanne Moreau éblouissante.


Paris, 1907. Jules, étudiant autrichien, et Jim, étudiant français, se lient d'une amitié profonde. Traversant cette "belle époque" avec les mêmes goûts artistiques, littéraires et féminins, Jules et Jim partent ensemble dans le Midi et découvrent dans un champ de fouilles une statue dont le sourire les bouleverse. Ils le retrouvent avec émotion sur le visage d'une jeune femme rencontrée par hasard, Catherine. Devenue leur compagne de promenade, Catherine aime les deux garçons. C'est finalement Jules qu'elle épouse, sans jamais se détacher de Jim...


François, Jules, Jim et les autres

En 1955, François Truffaut (qui n'est encore que critique de cinéma) découvre un roman paru deux ans plus tôt chez Gallimard et passé inaperçu : Jules et Jim de Henri-Pierre Roché, dont il rend compte avec enthousiasme dans l'un de ses articles. La semaine suivante, il reçoit une lettre de remerciements de Roché et son deuxième roman, Deux Anglaises et le continent. Le chef-d'oeuvre réalisé par un cinéaste en état de grâce a totalement éclipsé depuis l'histoire de son inspirateur. Né en 1879 à Paris, Henri-Pierre Roché est un dilettante qui partage son temps entre les lettres, la peinture et les voyages. C'est lui, le Jim de l'histoire. En 1920, il rencontre l'écrivain autrichien Franz Hessel (qui sera Jules) et son épouse Hélène (qui sera Kathe dans le livre et Catherine dans le film), dont il s'éprend. Chacun écrit son journal, ses carnets, les lit, les fait lire, les commente : déjà le trio imagine le livre à tirer de ses amours. On ignora longtemps qui se cachait derrière Jules, Jim et Catherine. Ce n'est qu'à la mort de Hélène Hessel, décédée en 1982 à l'âge de 96 ans, que la véritable identité du trio fut dévoilée.


Fiche technique

(France, 1961, 102mn)
Réalisateur : François Truffaut
Image : Raoul Coutard
Musique : Georges Delerue
Montage : Claudine Bouché
Auteur : Jean Gruault, nach dem gleichnamigen Roman von Henri-Pierre Roché, François Truffaut
Production : Les Films du Carrosse
Producteur : François Truffaut

Rediffusion : jeudi 23 février 2012 à 14 heures 40

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 05:11
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ARTE diffuse, mercredi 22 février 2012 à 22 heures 20, le documentaire réalisé par Anne Andreu "François Truffaut, une autobiographie".


Un portrait de l'artiste en bleu de travail, bâti sur les traces écrites et filmées laissées par le cinéaste... Gros plan sur un homme passionné, "intense" - comme l'exprime Madeleine Morgenstern, sa femme.


À travers ses vingt-et-un longs métrages, François Truffaut a composé une sorte d'autoportrait. Tout ce qu'il a écrit, filmé, imaginé, passait par le filtre de ses émotions. Dans ce documentaire construit autour des nombreuses traces laissées par le cinéaste (interviews, images de tournages, photos, lettres, scénarios...), il occupe la première place. Et face à lui, nous sommes (à nouveau) conquis, submergés par son charme. Anne Andreu fait avant tout parler Truffaut. On se remémore ainsi les phrases lumineuses d'un homme qui a réfléchi toute sa vie sur la création ("Les films respirent par leurs défauts"...). On entend sa voix, cette voix blanche qui le faisait jouer "à la limite du faux" (dixit Nathalie Baye), ce phrasé rapide, ces mots précis. L'homme qui aimait les femmes aimait aussi les livres : la caméra s'attarde sur son écriture ronde, sur les épreuves des scénarios, les plans de tournage, les courriers...


Portrait à plusieurs voix

Mais le film est aussi un portrait à plusieurs voix, et donne la parole à des gens qu'on entend rarement parler de Truffaut : Woody Allen, Miloš Forman, le scénariste Jérôme Tonnerre. Catherine Deneuve et Fanny Ardant, en voix off, réagissent aux images et rejouent des dialogues. Jeanne Moreau, Claude Berri, Jean-François Stévenin parlent du Truffaut qu'ils ont connu. La nouvelle génération a également la parole à travers le témoignage d'Arnaud Desplechin. "Plus qu'un monument à la gloire du cinéaste, l'objectif de ce film était de prendre la mesure de l'héritage, en révélant la filiation cachée mais combien présente qui relie François Truffaut au public d'aujourd'hui", explique Anne Andreu. À travers ses films, Truffaut exprimait son obsession des sentiments. Jeanne Moreau parle d'un "élan de spiritualité". En 1978, dans La chambre verte, il évoquait le rapport des vivants aux morts. "On peut aimer des morts, on peut se fâcher avec eux", disait-il. La première image du film d'Anne Andreu est celle de l'enterrement du réalisateur, le 24 octobre 1984, au cimetière Montmartre à Paris. La "chambre verte" s'enrichit aujourd'hui d'un objet vivant.

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 05:09
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ARTE diffuse, mercredi 22 février 2012 à 23 heures 40, le film réalisé par Philippe Faucon "Dans la vie".

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© Pyramide Films


À Toulon, la chronique sensible de l'amitié entre deux femmes, l'une juive, l'autre musulmane, brillamment interprété par trois comédiennes non professionnelles étonnantes de vérité.


D'origine algérienne, Sélima, la petite trentaine, est infirmière à domicile à Toulon. Bien intégrée dans la société française, elle ne se démonte pas face aux propos racistes de certains de ses patients. Elle n'hésite pas non plus à s'occuper des soins d'Esther, une vieille femme juive, tétraplégique, qui a encore toute sa tête et même un sacré caractère. Lorsque cette dernière renvoie une énième auxiliaire de vie, Sélima propose que ce soit sa mère, Halima, qui s'occupe d'Esther. Contre toute attente, une amitié imprévue va se nouer entre ces deux femmes, l'une musulmane, l'autre juive, au grand dam des voisins, voire de la famille...


Sans artifices

L'immigration est au centre des préoccupations de Philippe Faucon, qui pose depuis ses premiers films un regard subtil et lucide sur les sujets de société sensibles. Ce n'est donc pas par hasard s'il situe son histoire à Toulon en 2006, pendant la guerre du Liban. Comme un écho à l'intrigue, la télévision rappelle les conflits sanglants entre juifs et musulmans. Dans ce contexte, lorsque qu'Halima propose d'héberger Esther pour lui éviter la maison de repos, il s'agit d'un acte politique. Les deux femmes, toutes deux originaires de deux quartiers limitrophes d'Oran en Algérie, deviennent amies et leurs fous rires résonnent comme un espoir de réconciliation entre deux peuples ennemis. Ce qui donne lieu à des scènes tour à tour comiques (quand le mari d'Halima râle parce qu'elles veillent trop tard) et dramatiques (quand son fils lui reproche de travailler pour une juive). On passe du rire à la colère, sans artifices, comme dans la vie. Philippe Faucon filme dans le style documentaire qu'on lui connaît, juste et dépouillé, mais non dénué d'humour ni d'émotion. "À une époque, en Algérie, les juifs et les Arabes, c'était pareil", rappelle Esther, littéralement revenue "dans la vie" aux côtés d'Halima.


Fiche technique

(France, 2006, 70mn)
Réalisateur : Philippe Faucon
Image : Laurent Fénart
Musique : Verschiedene Gruppen
Montage : Sophie Mandonnet
Auteur : Philippe Faucon, Amel Amani, Sarah Saada, William Karel
Production : ARTE France Cinéma
Producteur : Istiqlal Films, Yasmina Nini-Faucon, Philippe Faucon

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 05:06
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ARTE propose, mardi 21 février 2012 à 20 heures 35, une THEMA "Chômage, comment s'en sortir ?".

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ARTE F


Alors que l'Europe se débat dans la crise financière, l'emploi reste-t-il une priorité ? En France, où cinq millions de personnes en sont privées, et en Allemagne, où les travailleurs pauvres se sont multipliés, enquêtes sur des sociétés à deux vitesses.


A 20 heures 35 : Le travail, malade du chômage (réalisé par Anne Kunvari)

À Sochaux, le pays de Peugeot, la radiographie sensible d'un chômage de masse chronique qui mine le monde du travail.

Il y a quarante ans, Peugeot employait 42 000 salariés à Sochaux, son usine mère, soit 30 000 de plus qu'aujourd'hui. Sur les chaînes, un tiers des six mille ouvriers sont intérimaires. Dans la région, les entreprises d'insertion ont fleuri, permettant à des hommes et à des femmes durablement exclus du travail de renouer avec lui, maigres salaires subventionnés à la clé. La précarité de l'emploi, affirment des représentants du patronat local, est devenue "une variable d'ajustement" indispensable à la survie des entreprises dans une économie mondialisée.

Ce film nous plonge dans le quotidien de ce travail rétréci, qui condamne les demandeurs d'emplois à une alternance sans fin de bouts d'emploi au rabais et de chômage, à l'insécurité, à la dévalorisation de soi. Une situation inégalement subie, qui touche plus durement les femmes, les jeunes, les sans qualification, les seniors et les immigrés. Il donne la parole à ces laissés-pour-compte du travail, mais aussi à des chefs d'entreprises, des syndicalistes CGT de Peugeot, des agents de Pôle Emploi, dont la réforme récente est contestée en interne. En contrepoint, des chercheurs analysent et décryptent les ressorts économiques et politiques qui alimentent cette réalité. Comment et pourquoi la France s'est-elle résignée à une casse sociale devenue chronique ? Aujourd'hui, toutes catégories confondues, plus de 5 millions de personnes cherchent un emploi dans notre pays et 60 % des postes proposés sont des CDD de moins d'un mois.

Rediffusion : jeudi 23 février 2012 à 10 heures 45


A 21 heures 40 : "Allemagne : modes d'emplois" (réalisé par Nadya Charvet)

Face à la crise, le "modèle allemand" de dialogue social a gardé toute sa force... à l'intérieur des entreprises. Au dehors, les "minijobs" distribuent les miettes.

En dépit d'une récession deux fois plus forte que la nôtre, l'Allemagne a licencié cinq fois moins que la France entre 2008 et 2010. Et son chômage continue de baisser. Seul, le recours massif au chômage partiel pour préserver les emplois n'aurait pas suffi. Depuis les années 1990, les entreprises allemandes ont négocié toujours plus de flexibilité contre des garanties d'emploi, les syndicats acceptant de troquer certains avantages sociaux contre cette sécurité. Vingt ans après, cette pratique de dialogue social et de cogestion a sauvé le pays d'une des plus graves crises annoncée.

Après l'exemple français, cette enquête se concentre sur Stuttgart, capitale du Bade-Wurttemberg, où la reprise est la plus spectaculaire. Dans l'entreprise familiale Trumf (huit mille salariés, dont la moitié en Allemagne), le contraste est saisissant avec l'exemple français : le travailleur, ici, est considéré comme une richesse à préserver et le syndicat IGMetall (50 % des salariés de l'industrie) dialogue sur un pied d'égalité avec la direction. C'est le fameux "modèle allemand".

Mais à l'extérieur, les lois Hartz adoptées en 2003 (par le gouvernement Schröder) ont condamné à la précarité des millions de salariés. Si les statistiques du chômage ont baissé (à 6,9 % de la population), c'est aussi qu'il n'est pas indemnisé au-delà d'un an. Le demandeur d'emploi, à l'issue de ce délai, est contraint d'accepter n'importe quoi, fût-ce un "minijob" précaire, à temps partiel et sous-payé, telle cette jeune mère qui gagne quelque 400 euros par mois et survit grâce à ses amis et à son potager.

Rediffusion : jeudi 23 février 2012 à 11 heures 50

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 04:59
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ARTE diffuse, mardi 21 février 2012 à 23 heures 45, le documentaire réalisé par Daniel Schweizer "White terror".


Une enquête de Daniel Schweizer (Skin or die, Skinhead attitude) au sein des réseaux d'extrême droite, dont les ramifications internationales font apparaître une inquiétante communauté de la haine.


Le 27 janvier 2001 à Interlaken (Suisse), un jeune membre de l'Ordre des chevaliers aryens est assassiné par ses compagnons pour n'avoir pas respecté la loi du silence. Ce meurtre constitue le point de départ de l'enquête menée pendant plusieurs années par le réalisateur Daniel Schweizer au sein de différentes organisations extrémistes, en Europe, aux États-Unis et en Russie. Familier des mouvements skinhead, sur lesquels il s'est déjà penché dans Skin or die et Skinhead attitude (diffusés par ARTE en août 2000 et septembre 2004), Daniel Schweizer révèle ici l'inquiétante réalité qui se cache derrière un slogan : "White power."

C'est une cassette vidéo qui sert de fil conducteur à cette effrayante plongée dans la nébuleuse des mouvements extrémistes et racistes nés de la sous-culture skinhead. Conçue comme beaucoup d'autres en Suède, où la législation est moins répressive que dans d'autres pays européens, cette cassette fait partie des vidéos diffusées sur Internet, conjuguant black metal, messages haineux et images nauséabondes. Ces guides à l'usage du parfait néonazi sont particulièrement appréciés en Russie et aux États-Unis. En Russie, la proximité de plusieurs députés avec l'extrême droite, jointe à l'apathie de la justice face aux crimes racistes, favorise la banalisation des idées xénophobes. Aux États-Unis, des groupuscules extrémistes proches du Ku Klux Klan, des fondamentalistes chrétiens ou des néonazis s'organisent en mouvements de résistance armée indépendants, préconisant la "guerre sainte raciale". Leurs idées sont parfois partagées par des citoyens plus ordinaires, comme cette jeune mère de famille texane qui exprime presque naïvement son racisme devant la caméra.

Aux uns et aux autres, le réalisateur donne la parole librement, sans commenter ni diaboliser. S'il se heurte parfois à des refus hostiles, il parvient à offrir un panorama saisissant de ces factions et de leurs activités aux quatre coins du monde. Alternant brefs portraits et reportages avortés sur des rassemblements fascistes (plus autorisés qu'on ne le pense), le film pointe le danger que représentent, non pas le nombre de ceux qui se réclament du "white power", mais les synergies qu'ils développent à travers le monde, plus particulièrement dans les pays de l'ex-bloc soviétique.

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 04:57
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ARTE propose, mardi 21 février 2012 à 22 heures 30, "Un monde dans tous ses états - Carte blanche à Hubert Védrine".


Expert en géopolitique, Hubert Védrine nous invite à comprendre une mondialisation dans laquelle l'Occident n'est plus le seul leader, pour y déceler des raisons d'espérer et d'agir. Vive la crise ?


Fin de croissance à crédit et des folies financières, imprudence des banques, explosion de la dette publique, démographie galopante, aggravation des écarts de richesse, urbanisation tentaculaire, changement climatique, raréfaction des ressources, généralisation de la pollution, effondrement de la biodiversité, risques persistants de conflits, "gouvernance" mondiale introuvable, convulsions dans la zone euro... : aujourd'hui, tous les voyants sont au rouge. Nous vivons la plus importante séquence de bouleversements des équilibres de la planète. Si la plupart d'entre nous, surtout en Occident, s'en inquiètent, d'autres y voient une renaissance, une chance historique pour qu'advienne un nouvel équilibre des rapports mondiaux.

Prospective

Au milieu de l'agitation médiatique, des stratégies de communication et de l'obsession du court terme, Hubert Védrine apporte une parole claire. Après avoir rappelé les modèles de pensée dominants qui ont façonné le monde tel qu'il est en 2011, il s'interroge sur les grands défis géopolitiques, économiques et sociaux. Une réflexion prospective doublée d'un éclairage politique par le jeu d'un dialogue avec des personnalités internationales. Car penser le monde à venir s'accompagne nécessairement d'une réflexion sur les priorités, les instances de décision et l'agenda politique qui forme le ressort de l'action politique. Sans complaisance ni catastrophisme, résolument du côté de l'action et refusant de baisser les bras, Hubert Védrine trace des perspectives d'avenir, analysant la mutation des relations internationales comme le début d'une longue redistribution des cartes, nous obligeant à retirer nos lunettes d'Occidentaux "autocentrés".

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 04:56
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Au sommaire du magazine Metropolis, diffusé dans la nuit du lundi 06 au mardi 07 février 2012 à 01 heure 00 sur ARTE  :

Metropolis-copie-2.jpg

© SPSG/Wolfgang Pfauder


En 2012, Metropolis fait peau neuve.


Au menu de cette nouvelle formule : à Cologne, une exposition tord le cou à la légende qui veut que le carnaval ait été un haut lieu de la résistance contre le nazisme ; le 24 janvier, Potsdam célèbre le 300e anniversaire de Frédéric le Grand ; le groupe Justice en tournée européenne avec son nouvel album.

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 13:10
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ARTE diffuse, lundi 06 février 2012 à 23 heures 45, le documentaire réalisé par Marcus J. Carney "La fin du projet Neubacher".


Confronté au passé nazi de ses proches, Marcus J. Carney a construit un film personnel qui interroge de façon radicale les méandres des relations familiales.


Incité à se pencher sur l'histoire de sa famille dans le cadre de ses études de cinéma, le réalisateur austro-américain Marcus J. Carney s'est trouvé confronté au passé nazi de la branche maternelle. Maire de Vienne de 1938 à 1940, Hermann Neubacher, son grand-oncle, fut ensuite chargé d'affaires spécial (Sonderbeauftragter) du régime nazi pour la région Sud-Est de l'Autriche. À partir de cette donnée, Carney essaie de débusquer une réalité que sa famille se refuse à regarder en face, de sa grand-mère qui n'a jamais avoué sa culpabilité à sa mère écartelée entre sa connaissance des faits et son amour pour ses parents. Étalé sur huit ans, le travail du réalisateur a évolué vers une observation plus intime des relations familiales qui inclut la maladie de sa mère, apparue pendant le tournage.

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 13:09
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ARTE diffuse, lundi 06 février 2012 à 22 heures 30, le film réalisé par François Truffaut "Tirez sur le pianiste".


Le deuxième long métrage de François Truffaut, hommage à la série noire américaine et bouleversante histoire d'amour et de mort. Avec Charles Aznavour et Marie Dubois.


Qui est Charlie Kohler, le pianiste secret, distrait et triste du bistrot de Plyne ? Ses frères, Chico, Momo et le petit Fido, ont des ennuis avec des truands. Un soir, Chico, poursuivi, cherche refuge dans le bistrot près de Charlie. La serveuse Léna, elle, est amoureuse de Charlie. Elle sait qu'il se nomme Édouard Saroyan, qu'il est un grand pianiste, qu'il a été marié. Un jour, sa femme Thérésa lui a avoué qu'elle avait acheté sa célébrité en couchant avec son imprésario, puis elle s'est jetée par la fenêtre. Depuis, Édouard a troqué le piano de concert contre le piano de bastringue. Maintenant, Léna veut aider Charlie à redevenir Édouard. Ensemble, ils vont annoncer leur démission à Plyne. Mais celui-ci cherche la bagarre et Charlie le tue. Le couple se réfugie avec Chico dans son chalet à la montagne où, armés jusqu'aux dents, ils attendent l'assaut des gangsters qui ont retrouvé leur trace...


Coupez pas les sous-titres

Dans cette adaptation du roman de Goodis, le genre policier est joyeusement parodié : depuis les gangsters peu effrayants, dont la conversation provoque le rire général, jusqu'à la prestation de Boby Lapointe, dont la célèbre chanson Avanie et framboise est sous-titrée, Truffaut s'amuse avec le public, multiplie les surprises et les digressions. Le thème de l'amour, qui domine comme dans la plupart de ses films, prend ici trois aspects, trois visages de femmes clairement différenciés par les mouvements de caméra et le cadrage. La caméra se contente d'observer de loin Michèle Mercier, qui représente l'amour physique, détaché. L'isolement tragique de Nicole Berger s'exprime par un cadrage en gros plan sur son visage, sur fond blanc. Fondus enchaînés et images superposées créent un rythme plein de beauté, mais révèlent aussi la fragilité de l'amour de Marie Dubois, ici jeune débutante. Trois aspects de l'amour, tous trois voués à l'échec.


Fiche technique

(France, 1960, 78mn)
Réalisateur : François Truffaut
Image : Raoul Coutard
Musique : Boby Lapointe, Félix Leclerc, Georges Delerue
Montage : Cécile Decugis, Claudine Bouché
Auteur : François Truffaut, Marcel Moussy nach David Goodis' Roman "Down There"
Distributeur : Roissy Films
Production : Les Films de la Pléiade
Producteur : Pierre Braunberger
Son : Jacques Gallois

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 12:57
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ARTE diffuse, lundi 06 février 2012 à 20 heures 35, le film réalisé par François Truffaut "Vivement dimanche !".

© Alain Venisse


Persuadée que son patron est innocent des meurtres dont on l'accuse, une secrétaire mène l'enquête. Le dernier film de Truffaut est une brillante comédie policière servie par Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant en grande forme.

Claude Massoulier est assassiné au cours d'une partie de chasse. Aussitôt, Julien Vercel est soupçonné par les enquêteurs : sa femme, Marie-Christine, était la maîtresse de la victime. Lorsque Marie-Christine est tuée à son tour, Julien feint de s'envoler pour l'étranger et se cache dans son agence immobilière. Sa secrétaire, Barbara Becker, convaincue de son innocence, se lance dans une minutieuse enquête...


Polar et comédie

Pour son vingt-et-unième et dernier long métrage, Truffaut revient au noir et blanc, rendant ainsi hommage aux films noirs qui ont bercé son adolescence. Mais Vivement dimanche ! est bien plus qu'un film référentiel. Du genre, il garde le climat de mystère, la fascination des ombres, l'érotisme diffus, le rythme haletant du suspense. Mais le sang et les cadavres ne sont que prétextes à des situations fantaisistes et à des dialogues particulièrement drôles. Car, pour une fois, c'est une femme qui mène l'enquête. Grâce à Truffaut, Fanny Ardant quitte ses emplois de personnages tragiques et névrosés pour incarner celui d'une secrétaire fonceuse et dégourdie. Au milieu d'une collection d'hommes égarés, son personnage fait merveille. Sous le trench-coat emprunté aux "privés", sans fausse pudeur et sans faux cils, elle est la femme sauvage, la femme naturelle, la femme brune qui renvoie au néant les vamps fatales et platinées des films de gangsters. Jean-Louis Trintignant et elle donnent à leurs personnages un accent de vérité qui surprend dans ce climat de fantaisie, conférant au film une légère saveur de perversion. Rien de plus troublant, en effet, que de s'apercevoir que les cadavres ne sont pas seulement des mannequins bourrés de son et qu'il y a parfois un vrai désarroi derrière la légèreté.


Fiche technique

(France, 1983, 106mn)
Réalisateur : François Truffaut
Image : Nestor Almendros
Musique : Georges Delerue
Montage : Martine Barraqué
Auteur : Barbara Becker, François Truffaut, Jean Aurel nach Charles Williams's "The Long Saturday Night"
Production : Films A2, Les Films du Carrosse, Soprofilms
Producteur : Armand Barbault, François Truffaut


Rediffusion : mardi 07 février 2012 à 14 heures 30

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 11:27
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ARTE diffuse, lundi 20 février 2012 à 22 heures 15, le film réalisé par François Truffaut "L'amour en fuite".

L-amour-en-fuite.jpg

© MK 2


Divorcé, Antoine continue ses marivaudages mais commence à se sentir à l'étroit dans sa silhouette d'éternel adolescent. Suite et fin du cycle Doinel, ponctuée de rappels des films précédents.


On retrouve Antoine Doinel, séparé mais en bons termes avec Christine. Toujours lunaire, il oublie le jour de leur divorce mais se souvient de la date de leur mariage. Il est amoureux d'une jeune disquaire, Sabine, mais refuse pour l'instant de vivre avec elle. Il tombe par hasard sur Colette, son premier amour, devenue avocate...


Flash-back

Ce dernier volet de la saga Doinel, pas indispensable mais non dépourvu de charme, fut réalisé pour des raisons plus commerciales qu'artistiques. La soixantaine de flash-back des opus précédents (Les 400 coups, Baisers volés, Domicile conjugal) ponctuent le film et en font une balade ludique, un adieu nostalgique au personnage romantique de Doinel, double de Truffaut que Jean-Pierre Léaud s'est si délicieusement approprié. On retrouve l'ancrage des oeuvres de Truffaut dans la réalité quotidienne : le cinéaste tourna ce film qui met en scène une séparation sans heurt quelques années après l'instauration du divorce par consentement mutuel. Plus besoin de flagrant délit d'adultère et de détective peu scrupuleux comme dans Baisers volés. L'amour en fuite marque l'entrée des personnages dans la maturité, dans un monde moins romanesque mais plus serein, à l'image de la jeune fiancée d'Antoine, jouée par une Dorothée en chemise de nuit Snoopy - elle était, il est vrai, jeune et déjà animatrice TV pour enfants.


Fiche technique

(France, 1978, 91mn)
Réalisateur : François Truffaut
Image : Nestor Almendros
Musique : Georges Delerue
Montage : Martine Barraqué
Auteur : Marie-France Pisier, François Truffaut, Suzanne Schiffman, Jean Aurel
Production : Les Films du Carrosse
Producteur : François Truffaut

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 10:12
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ARTE diffuse, lundi 20 février 2012 à 23 heures 45, le documentaire réalisé par Christian Hornung "Petite histoire tirée par les cheveux".

Petite-histoire-tiree-par-les-cheveux.jpg

© NDR/Christian Hornung /HFBK Hamburg


Un coiffeur de Hambourg offre à ses clientes, captivées, le scénario d'un film qu'il invente jour après jour. Portrait d'un conteur passionné.


De toute la rue de ce quartier de Hambourg, le salon de coiffure de Gleb est le seul commerce qui soit encore ouvert. Et pour beaucoup de ses clientes, âgées, c'est effectivement "le dernier salon où l'on cause". La solitude des vieilles dames préoccupe Gleb, mais stimule aussi son imagination. Pendant qu'il monte des mises en plis ou colore des mèches, il déroule le scénario d'un film où il est question d'un homme malheureux, d'une femme solitaire et d'un coiffeur, qui joue naturellement un rôle primordial dans l'histoire. Grâce à la participation active de son auditoire, le récit prend parfois des tournures inattendues.

Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 10:09
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