Nicolas Sarkozy promet d'être le président de tous les Français, Ségolène Royal reconnaît sa défaite, tout en appellant à poursuivre le combat. Dominique Voynet déplore un grand bond en arrière, Patrick Ollier appelle François Bayrou à rejoindre la majorité... Toutes les réactions.
Nicolas Sarkozy
Nicolas sarkozy a promis d'être "le président de tous les Français" et lancé son premier message de chef de l'Etat élu aux partenaires européens de la France et aux Etats-Unis.
"Ce n'est pas la victoire d'une France contre une autre", a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a invité "tous les Français à s'unir" à lui.
Il a également assuré les Etats-Unis qu'il pouvaient compter sur l'amitié de la France.
Ségolène Royal
Ségolène Royal a reconnu dimanche soir sa défaite face à Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, en affirmant que "quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas".
Elle a par ailleurs déclaré qu'elle "assumerait la responsabilité qui lui incombe désormais", ajoutant pour ses électeurs: "je continue avec vous et près de vous".
François Bayrou
Le centriste a félicité Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la République et estimé que gagnants et perdants de ce scrutin étaient désormais coresponsables de la France.
"En vérité, celui qui a gagné et ceux qui n'ont pas gagné, même s'ils ne le savent pas, ils sont coresponsables de l'avenir du pays", a-t-il dit.
Patrick Ollier
Le président UMP de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, appelle François Bayrou et tous ceux qui le souhaitent à rejoindre la majorité de Nicolas Sarkozy pour partir sous sa bannière à la bataille des élections législatives le mois prochain.
"Il y aura un label majorité présidentielle, un engagement de législature. Tous ceux qui veulent la rejoindre dans ce contexte sont les bienvenus", a-t-il dit à des journalistes.
Marielle de Sarnez
Au contraire, Marielle de Sarnez, ex-directrice de campagne de François Bayrou, déclare que le futur "Mouvement démocrate" travaillera à la création de "contre-pouvoirs" autour de l'idée de la fin du clivage gauche-droite.
"Les cinq années qui viennent vont être très difficiles. On a énormément de gros problèmes à relever en France, que ce soit la question de l'emploi, de l'exclusion, du chômage , de la précarité, la question de l'Europe avec laquelle il va falloir enfin renouer", a déclaré la députée européenne sur TF1.
Jean-Marc Ayrault
Le président du groupe PS à l'Assemblée a salué le "formidable courage" de Ségolène Royal qui a selon lui réussi à faire oublier le 21 avril 2002 malgré son échec à la présidentielle.
"Je voudrais lui exprimer toute ma reconnaissance", a déclaré sur France 3 le président du groupe PS à l'Assemblée nationale après l'annonce de la défaite de la candidate socialiste.
François Hollande
Le premier secrétaire du PS appelle après l'élection de Nicolas Sarkozy les socialistes à se rassembler en vue des législatives de juin, avant de "refonder" et "d'ouvrir" la gauche au-delà de ses frontières.
S'agissant des raisons de l'échec, il a pointé sur France 2 "des erreurs" dans la campagne présidentielle menée par Ségolène Royal, estimant qu'elle n'avait "sans doute pas assez parlé de propositions concrètes".
Marie-George Buffet
La secrétaire nationale du parti communiste français, a qualifié la victoire de Nicolas Sarkozy de "véritable catastrophe politique", dans un communiqué publié dimanche.
"Il faut se rassembler pour faire barrage à la politique que la droite va vouloir mettre en oeuvre". La numéro un du PCF a lancé un appel "dans l'urgence, à une mobilisation de toutes les forces de gauche pour organiser la riposte".
Dominique Voynet
Dominique Strauss-Kahn
Il s'est déclaré "disponible" pour lancer la "rénovation social-démocrate" de la gauche française après la "très grave défaite" de Ségolène Royal.
"Jamais la gauche n'a été aussi faible et pourquoi la gauche était aussi faible? Parce que la gauche française n'a toujours pas fait sa rénovation", a-t-il poursuivi. "Les Français ne veulent plus de solutions qui ont vingt ans".
Dominique de Villepin
Jean-François Copé
La victoire de Nicolas Sarkozy est notamment due à sa capacité à lutter contre le Front national, estime le ministre délégué au Budget sur le plateau de France 3.
"Durant les 15 dernières années, la droite a été très affaiblie par la présence d'un très fort Front national. Le grand élément de cette élection, c'est que le Front national s'est effondré", a analysé le porte-parole du gouvernement.
Jean-Marie Le Pen
Doutant des promesses de Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen appelle les "nationaux" et les "patriotes" à voter pour le Front national aux législatives de juin afin de prendre "des garanties."
"Plaise au ciel que le vainqueur de cette joute se souvienne de ses envolées patriotiques et de son programme réformateur. Mais j'avoue n'avoir guère confiance", a-t-il ajouté.
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire












