Au sommaire de l'émission "Envoyé Spécial", le magazine de la Rédaction de France 2 présenté par Françoise Joly et Guilaine Chenu, le jeudi 15 octobre 2009 à 20 heures 35 :
Après le viol
Un document de Marie-Ange Le Boulaire
Paris, Juin 2005. Nathalie, Faustine, Camilla, Sarah et onze autres jeunes femmes sont victimes d’un violeur en série. Son mode opératoire : repérer ses proies dans la rue, les suivre et les
agresser dans le hall de leur immeuble sous la menace d’une arme blanche. Camilla est sauvée in extremis par une amie, Sarah se défend et le met en fuite, Nathalie et Faustine ne lui échapperont
pas. Quatre histoires différentes, toutes souffrent d’un lourd traumatisme. Les quatre jeunes femmes ont accepté de témoigner à visage découvert. Nous les avons suivies pendant 4 ans, des aveux du
violeur dans les bureaux de la police judiciaire à leur rencontre chez Sarah la veille du procès à la cour d’Assises de Paris. Un parcours long et difficile : tentatives de suicide, séjours en
hôpital psychiatrique, incapacité à travailler, à sortir seule dans la rue, à avoir un petit ami, à vivre tout simplement. Et en plus de la détresse psychologique, il y a l’instruction : les
auditions du juge, le rendez-vous avec les avocats, les confrontations avec le violeur assis dans le dos… Quatre longues années avec comme seul objectif le procès, quatre années de souffrance,
quatre années de vies mises entre parenthèse. Dans un premier film La brigade du viol, nous avions rencontré Nathalie, Faustine, Sarah et Camilla dans les bureaux de la police judiciaire, elles
venaient d’être agressées quelques heures auparavant et déposaient une plainte. Nous les avions accompagnées tout au long de l’enquête jusqu’à l’arrestation du violeur. Nathalie, Faustine, Sarah,
Camilla et les autres est la suite de La brigade du viol. Ce second film s’achève la veille du procès à la cour d’Assises de Paris, mais l’histoire ne se termine pas là. Nous avons eu les
autorisations de filmer le procès, et c’est donc un troisième volet de cette histoire Jugé coupable, reconnues victimes qui nous a permis d’être à nouveau aux côtés des jeunes femmes lors de cette
épreuve qu’elles ont attendu quatre ans avec autant d’espoir que de peur. Et ce 3e document sera diffusé dans quelques mois dans Envoyé spécial.
Alain Passard, le toqué des légumes
Un reportage de Véronique Blanc et Mathieu Dreujou
Tagliatelles de navets, mousse de betteraves et groseilles, salade pourpre... dans un restaurant parisien, les légumes sont les stars. Finis les plats traditionnels où les viandes tenaient les
hauts du pavé. Grâce au chef Alain Passard, les carottes et les courgettes sont portées sur le devant de la scène. Comment ce restaurateur réussit-il à sublimer le moindre radis ? A 320 euros le
menu par personne et sans les vins, comment justifie-t-il ces tarifs ? Dans ses potagers, dans sa cuisine et avec ses proches, découverte de ce cuisinier qui sait parler aux légumes et surtout les
écouter.
La France de la débrouille
Un reportage de Céline Destève & Cédric Fouré
Quand le pouvoir d’achat baisse, le système D devient un nouveau mode de consommation. Alimentation, vêtements, loisirs, voiture, dans tous les secteurs il existe des bons plans, des combines qui
circulent par le bouche à oreille ou sur internet. Pour vivre moins cher, certains cumulent les astuces. A 25 ans, Sabrina est secrétaire de direction, elle n’a pas été augmentée depuis quatre ans,
alors elle mise sur l’entraide pour s’en sortir. Elle fait ses courses 2 fois par mois dans un supermarché un peu particulier, un destockeur alimentaire. Elle achète en gros, des produits jusqu’à
deux fois moins chers. Grâce à ce système, Sabrina ne dépense pas plus de 2 euros par repas, c’est deux fois moins que le budget moyen des Français. Sabrina a aussi d’autres bons plans. "Fashion
victime", pour renouveler sa garde robe, elle ressuscite un système vieux comme le monde, le troc. Pour gagner de l’argent, Thibault cumule bons plans et combines. Père de famille, il est
technicien dans les télécoms, il gagne 2 000 euros par mois. Pour que ses filles ne manquent de rien, il fait très attention à son budget. Alors dans les magasins, il négocie tout au rabais. Moune
est mère au foyer avec deux enfants. Elle est en congé parental et gagne 600 euros par mois, son mari est au chômage. Compter sur ses propres mains, c’est son pari pour nourrir sa famille. Pain,
biscuits, crèmes dessert, yaourts, elle a appris à tout faire elle-même. Elle n’achète quasiment plus rien. Hassen est comédien, mais les temps sont durs, il vit du RMI. Pourtant plusieurs soirs
par semaine, il mène grand train en jouant les pique-assiette dans de grandes soirées privées parisiennes. Envoyé Spécial a suivi ces personnages pour comprendre comment ils sont devenus les rois
du système D pour faire face à la crise.
Jeudi 15 octobre 2009
4
15
/10
/2009
05:25
-
Publié dans : France Télévisions
-
Par Aanil
0