Au sommaire de l'émission "Zone Interdite" diffusée dimanche 22 novembre 2009 à 20 heures 40 sur M6 et présentée par Mélissa Theuriau :
Braquages : Nouveaux délinquants, nouvelles victimes
Reportage Olivia Delaitre et Christelle Bertrand, Productions Tony Comiti.
Coiffeurs, boulangeries, bars-tabac… les petits commerces de quartier sont devenus la cible privilégiée des braqueurs. Des délinquants de plus en plus jeunes, attirés par l’argent facile et prêts à
tout pour « gagner le million », comme ils disent. Selon l’Observatoire National de la Délinquance, entre 2007 et 2008, les vols à main armée commis par des mineurs ont augmenté de 38%. Certains
sont passés à l’acte pour la première fois à 12 ans. Nous avons enquêté sur ces jeunes braqueurs et recueilli le témoignage de leurs familles. Nous avons également rencontré leurs victimes, des
commerçants traumatisés ou excédés. Comment réagissent-ils à ces agressions ?
Plus d’école, pas de travail, envie d’argent rapide : parfois, le petit commerce du coin, c’est tentant…
Salim, 16 ans a braqué la boulangerie en bas de chez lui. Celle où sa mère achète le pain tous les jours. Depuis qu’il s’est fait arrêter, la maman de Salim a
changé de boulangerie : « J’ai trop honte », dit-elle.
À 17 ans,
Sébastien est en détention provisoire depuis 7 mois pour le braquage d’une supérette. Il sort dans quelques jours, mais sa mère est inquiète : elle a
peur que Sébastien replonge...
Délinquant à 13 ans, braqueur à 16,
Sélim a commis une cinquantaine de braquages avant d’être condamné à 20 ans de prison. Aujourd’hui, il prépare un album de
rap et reconnaît qu’il a changé.
À 21 ans,
Rachid a déjà purgé deux peines de prison. Il raconte qu’il braquait pour nourrir sa famille. Il regrette ce qu’il a fait.
Quand ils se font arrêter, les jeunes braqueurs craquent souvent en garde-à-vue.
Kevin avoue tout au bout de quelques heures : l’alcool qu’il a bu avant, son
entrée dans le bar-tabac et le pistolet à billes qu’il a emprunté…
Les armes à feu, ils n’en ont pas. Ils les louent aux plus âgés, ou ils achètent des répliques chez l’armurier ou dans les magasins de jouets. Mais qu’elles soient vraies ou en plastique, le
traumatisme des victimes est le même. Nous avons rencontré des commerçants qui se sont fait braquer plusieurs fois. Certains s’organisent en se regroupant. Quelle attitude adopter face à une arme
pointée sur soi ? Se défendre ? Tout donner ? Ce pharmacien de la région parisienne a fourni tous ses collègues de la ville en bombes lacrymogènes.
Dimanche 22 novembre 2009
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Publié dans : Groupe M6
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Par Aanil
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