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Publié par Aanil

ARTE diffuse, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 septembre à 00 heure 25, le film réalisé par Gerhard Lamprecht "117 Bis Grande Rue".

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© ZDF/Deutsche Kinemathek


Comment vivait-on à Berlin sous la République de Weimar ? Brillant maillon d'une trilogie dans laquelle le réalisateur Gerhard Lamprecht mêle scènes de la vie quotidienne et critique sociale.


Un immeuble typique des années 1920 où les habitants sont répartis par étages selon leur appartenance sociale. Au rez-de-chaussée, un joaillier ; au "bel étage", un avocat ; au deuxième, une veuve aisée et un fonctionnaire ; au troisième, un cours de danse et une agence matrimoniale ; en haut sous les toits, les plus défavorisés – un marchand de ballons et un professeur de piano que la crise économique a mis aux abois. Comment ces hommes et ces femmes de conditions différentes réussissent-ils à cohabiter ? Si les modes et les lieux de vie varient, tous les protagonistes partagent les mêmes expériences existentielles telles que l’amour, le bonheur et les déceptions.

Rapports de classe

Pour ce film, le réalisateur Gerhard Lamprecht a travaillé avec l’immense dessinateur, caricaturiste et écrivain Heinrich Zille, qui croquait à merveille les réalités de la rue et des cours de Berlin, en n’hésitant pas à prendre le parti des petites gens, des laissés-pour-compte et des artistes. Ils avaient déjà collaboré sur le précédent film du cinéaste, Die Verrufenen ("Les bas-fonds de Berlin"), et se retrouveront ensuite sur Die Unehelichen ("Les bâtards"). Cette trilogie rend parfaitement compte des rapports de classe, de la réussite des uns et de la précarité des autres dans le Berlin de l’époque. Elle anticipe d’une certaine façon le célèbre roman d’Alfred Döblin, Berlin Alexanderplatz, qui paraîtra trois ans plus tard. Gerhard Lamprecht se fera aussi un nom avec de nombreuses adaptations d’œuvres littéraires – notamment Les Buddenbrooks d’après Thomas Mann (1923) et Émile et les détectives d’Erich Kästner (1931). Historien du cinéma, sa collection a constitué en 1962 le premier fonds de la Deutsche Kinemathek.

Avec : Alfred Abel, Aud Egede-Nissen, Paul Bildt, Eduard Rothauser, Renate Brausewetter, Berthold Reissig, Elsa Wagner, Mathilde Sussin, Andreas Bull, Max Maximilian, Käte Haack, Erika Glässner, Margarete Kupfer, Lydia Potechina, Grit Haid, Hermine Sterler, Aribert Wäscher, Erich Kaiser- Titz, Karl Platen, Heinrich Schroth

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