Poussées par la précarité, elles seraient des milliers à se transformer en escort girls occasionnelles. Alors qu'une enquête révèle l'ampleur du phénomène, un livre-témoignage
raconte cet engrenage.
Laura D. et Eva Clouet lèvent un coin du voile sur un sujet obscur et dérangeant: la prostitution étudiante. Chacune à sa manière. Laura, 19 ans, en deuxième année de langues étrangères appliquées,
sait ce que vendre son corps veut dire. «J'y ai été obligée pour payer mes études», dit-elle. Pour régler son loyer et remplir son réfrigérateur, aussi. Pour ne pas échouer aux Restos du cœur,
surtout. La faim au ventre, l'argent facile à portée de clic, le dégoût de soi: elle raconte la spirale du sexe tarifé dans un livre lucide et poignant, "Mes chères études", qui est paru le 17
janvier 2008 aux éditions Max Milo.
Le même jour, le même éditeur a publié "La Prostitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication". Une enquête signée Eva Clouet, 23 ans, étudiante en sociologie qui a
exploré les motivations de ces escort girls occasionnelles. Ce voyage en terre inconnue lui a réservé quelques surprises. Celle, notamment, de rencontrer «des filles normales, ordinaires, qui me
ressemblent dans leur façon de vivre, dans leurs projets. Pas des bimbos maquillées à cuissardes noires».
Combien sont-elles ? De 15 000 à 20 000, comme l'estime la police? 40 000, selon le syndicat SUD Etudiant ? «Ce phénomène est de moins en moins marginal, juge Laura. Voyez les sites et les forums
qui fleurissent sur la Toile. Et la demande est énorme...»
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Ils ou elles se prostituent pour pouvoir étudier
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Mercredi 23 janvier 2008
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23
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/2008
05:53
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Publié dans : Zapping
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Par Mario
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