Dans le cadre de son magazine "Reportages" présenté par Christelle Chiroux, TF1 diffuse, samedi 29 mars 2008 à 13 heures 25,
le document réalisé par Olivier Pighetti "Mère courage".
En décembre 1987, Evelyne Boucher, une lycéenne de 16 ans, est retrouvée sans vie.Elle a été violée, étranglée puis tuée d'une balle.Pendant presque vingt ans, sa mère, Gisèle, a tout fait pour
retrouver l'assassin de sa fille, jusqu'à faire prélever l'ADN du tueur en série Roberto Succo.Appels à témoin à la télévision, primes, relevés de plaques minéralogiques, elle s'est battue pour que
personne n'oublie sa fille et surtout, pour que la justice ne classe pas l'affaire.Le 21 juin 2006, un suspect est enfin arrêté.Son ADN correspondrait à celui prélevé, lors de l'autopsie, sur le
corps de la lycéenne.Pour Gisèle et son mari, le combat n'est pas fini : le procès de l'assassin présumé doit se tenir du 7 au 11 avril 2008. Et pour cette mère courage « ces moments vont être plus
durs que ceux que j'ai passé pendant 19 ans. Si elle était là, elle serait fière de moi ».
« Je me souviens qu'on l'a cherchée. On est partis sur Avignon, on est revenus. On a passé des coups de téléphone... On a essayé de savoir si quelqu'un l'avait vue. C'était interminable,
interminable. Mais jamais, jamais, dans mon esprit, ça m'a effleuré qu'elle puisse avoir subi ce qu'elle a subi... et avoir été assassinée » C'était le 8 décembre 1987. Evelyne Boucher, élève de
1ère B avait 16 ans. C'était il y a 19 ans et sa mère, Gisèle « se bat depuis pratiquement 20 ans. C'est que je n'accepte pas qu'on lui ait enlevé la vie. Mon combat, il est aussi là. » Ce jour de
Décembre 1987, la jeune fille quitte son lycée, prend le bus et disparaît à quelques pas de chez elle, à Villeneuve les Avignon. Elle sera retrouvée le lendemain, sur un terrain vague. Elle a été
violée, étranglée, puis achevée d'un coup de fusil.
Brisée, sa mère veut retrouver l'assassin de sa fille soutenue par Jean-Pierre, son mari, le beau-père d'Evelyne. 19 ans plus tard, il retourne sur les lieux où le corps de sa belle-fille a été
retrouvé. « Deux jours après je suis allé à l'Institut Médico Légal de Montpellier, tout seul, pour aller la chercher. J'ai vu ce corps qui a été martyrisé. Je ne peux pas oublier. 19 ans... je
n'oublie pas. Ca reste en moi. J'ai ma croix. Je la porte ». Dans la chambre d'Evelyne, se trouvent toujours toutes ses affaires et des objets que sa mère a encore du mal à toucher « son sac
d'école, la seule chose que la police m'a redonné. Quand on a trouvé son corps il y avait ce sac juste à côté d'elle avec les habits que l'assassin lui avait enlevés et qui étaient bien pliés sur
ce cartable » Le contenu du cartable est toujours sous scellés.
21 juin 2006, un suspect est arrêté. Son ADN correspondrait à celui retrouvé 19 ans auparavant sur le corps d'Evelyne. C'est un pompier professionnel de 54 ans. Plusieurs éléments l'accusent....
Après avoir tout nié, il confie avoir eu une relation sexuelle avec l'adolescente avant de se rétracter et de plaider non coupable. Son avocat Maître Gontard conteste les conditions de prélèvements
ADN réalisés en 1987 « On en était aux débuts de la science de l'ADN. Il convient de faire un retour en arrière et d'essayer avec l'expérience d'aujourd'hui de vérifier si ce qui avait été fait à
l'époque était quelque chose de normal ou bien quelque chose qui pouvait être sujet à caution. » Pour le Procureur de la République, Robert Gelli « ce qui est acquis d'ores et déjà c'est qu'il y a
une concordance parfaite à 99,99% à partir de la trace qui a été retrouvée sur le corps d'Evelyne Boucher et l'empreinte génétique du mis en examen. »
Robert Greiner a-t-il violé et tué Evelyne Boucher, pour Jean-Michel son fils de 30 ans et lui aussi pompier c'est impossible. « Comment voulez-vous que j'ai un doute sur la parole de mon père ? Le
regard dans les yeux d'un père à son fils ou d'un père à sa femme ou d'un père à ses fils.... Il n'y a rien de plus. Pour moi il n'y aura jamais de doute ». Des parents d'Evelyne il comprend la
peine et la détermination « ça fait 20 ans qu'ils attendent et là on leur donne un nom...» La reconstitution demandée par le juge d'instruction est une épreuve. Robert Greiner refuse de sortir de
la voiture des gendarmes. Gisèle s'effondre. « Je l'ai regardé droit dans les yeux plusieurs fois. Il m'a regardée d'un air glacial, aucune émotion, rien du tout. C'est une insulte à la mémoire de
ma fille. C'est une insulte à la justice. ... et à moi, et à Jean-Pierre et à ma fille. »
Robert Greiner est présumé innocent. Son procès en assises doit se dérouler du 7 au 11 avril 2008. Gisèle «'appréhende le procès parce que je sais que ça va être un autre combat, parce que je vais
toucher de près tout ce que ma fille a subi. Tout va être dévoilé au grand jour... Pour moi ça va être difficile à supporter, d'avoir la présence de l'individu qui est accusé, auprès de moi. Et
puis, il faut dire aussi une chose que j'ai tellement peur des décisions de justice que il faut que je rassemble tout mon courage pour ces moments qui, je pense, vont être plus durs que ce que j'ai
passé pendant 19 ans. Si elle était là, elle serait fière de moi. »
Samedi 29 mars 2008
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07:00
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Publié dans : Groupe TF1
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Par Aanil
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