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Publié par Aanil

ARTE diffuse, à partir du 29 avril 20104, la série documentaire "1914 : des armes et des mots".

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© British Pathé


Une bouleversante saga documentaire en huit épisodes qui restitue le cataclysme de la Grande Guerre à travers quatorze destins singuliers, racontés par des lettres et des journaux intimes. Ces points de vue subjectifs de "héros du quotidien" sont complétés par des archives rares, clichés d’époque ou actualités filmées.


Mardi 29 avril 2014 à 20 heures 50 - Le gouffre

Début août 1914, la guerre est déclarée. Marina Yurlova, 14 ans, part seule pour le front pour retrouver son père, un officier cosaque. L’artiste berlinoise Käthe Kollwitz et son mari Karl ne peuvent empêcher leur fils de 17 ans de s’engager dans l’armée, le cœur gonflé d’espoir. Le paysan autrichien Karl Kasser, lui, est mobilisé la mort dans l’âme, en dépit d’une blessure qui lui avait d’abord valu d’être exempté. Yves Congar, 10 ans, vit dans une famille bourgeoise de Sedan. Il est convaincu qu’une victoire éclair est promise à la France et voit avec effroi l’arrivée des premières troupes allemandes. Elfriede Kuhr, 12 ans, assiste au début du conflit à Schneidemühl, ville allemande à la frontière polonaise. Les mots français sont désormais interdits en classe…

Les soldats de toutes les nations pensaient fêter Noël en famille. Pourtant, à la fin de cette année 1914, un million d’hommes sont déjà tombés au champ d’honneur. Ils sont plus nombreux encore à en revenir blessés, lorsqu’ils ne sont pas faits prisonniers. Personne n’avait imaginé que les premières batailles tourneraient à la boucherie.


Mardi 29 avril 2014 à 21 heures 45 - L'assaut

Pour Charles Edward Montague, un Britannique de 48 ans, cette guerre est un face à face entre la barbarie allemande et la civilisation occidentale. Pacifiste déclaré, il finit pourtant par s’engager volontairement en mentant sur son âge. Il ne tardera pas à regretter sa décision. Partie à la recherche de son père, Marina Yurlova fait la rencontre d’un autre officier cosaque, Kosjol, qui lui donne un uniforme et l’enrôle dans son régiment, où elle s’occupera des chevaux. La jeune fille est témoin peu de temps après de la mort de l’officier, son seul ami. Appelé à rejoindre le front franco-allemand, Louis Barthas laisse derrière lui femme et enfant. L’Autrichien Karl Kasser est blessé sur le front de l’Est et tombe entre les mains des Russes.

Les soldats sont tous confrontés à l’horreur des tranchées, où règnent la misère, la faim et la mort. Engagé dans l’armée allemande pour échapper à ses études, Ernst Jünger, surpris en train de dormir à son poste, doit s’aventurer seul dans le "no man’s land", livré aux feux croisés des tranchées ennemies.


Mardi 06 mai 2014 à 20 heures 50 - L'angoisse

Elfriede Kuhr vient prêter main-forte à sa grand-mère au camp de la Croix-Rouge installé dans la gare de Schneidemühl. De nombreux soldats meurent sous ses yeux. Comme tant d’autres Écossaises, Sarah Mac Naughtan part au front afin d’y soutenir l’armée britannique. En avril 1915, la ville belge d’Ypres est le théâtre de la première attaque au gaz toxique de l’histoire, et Sarah se trouve parmi les infirmières confrontées aux horribles séquelles dont souffrent les victimes. Entre-temps, Marina Yurlova a été engagée comme enfant-soldat au sein d’une unité de cavalerie cosaque. Se portant volontaire pour faire sauter un pont, elle est blessée durant l’opération et échappe de justesse à une amputation de la jambe. Malgré tout, elle n’espère qu’une chose : retourner au front. Louis Barthas, lui, découvre dans les tranchées l’horreur du lance-flammes. Un camarade français grièvement brûlé gît à son côté. Comme tant d’autres, il s’accroche à la vie et à la foi. Vincenzo d'Aquila est aussi de ceux-là. Originaire de Sicile et vivant à New York avec son père, il veut servir sa patrie et rejoint volontairement l’armée en ce début d’année 1915. Il ne tarde pas à regretter cette décision. Soigné à l’hôpital militaire, il proclame des déclarations virulentes contre la guerre qui lui valent d’être immédiatement interné en psychiatrie.


Mardi 06 mai 2014 à 21 heures 45 - La nostalgie

L’artiste Käthe Kollwitz a perdu son fils Peter. Quelques jours seulement après le début de la guerre, il a été l’un des 200 000 hommes à succomber lors de la "première bataille des Flandres". Elle est assaillie par la culpabilité, et cette perte assombrit son mariage. Marie Pireaud, 24 ans, pense à son mari Paul et ne trouve de réconfort que dans ses lettres, le commandement français interdisant tout contact avec les soldats. Bien décidée à avoir un enfant de lui, Marie décide d’aller le rejoindre sur le front. Elfriede Kuhr fête son quatorzième anniversaire à Schneidemühl, où de jeunes pilotes sont formés afin d’être envoyés directement en mission au front. Elfriede tombe amoureuse du lieutenant Waldecker, qui se tue lors d’un vol d’essai. L'écrivain Ernst Jünger rencontre en secret la Française Jeanne Sandemont. Même s’ils savent bien que deux ennemis nourrissant une relation amoureuse risquent d’être condamnés pour traîtrise, la nature humaine l’emporte. Marina Yurlova a déjà 16 ans. La quête de son père l’a poussée jusqu’au front. Incapable de le retrouver, elle a décidé de rester combattre. Marina résiste aux avances du Capitaine Rossinskij : elle n’est plus une jeune fille, mais bien une femme soldat.


Mardi 06 mai 2014 à 22 heures 35 - Le désastre

En 1916, l’unité du journaliste londonien Charles Edward Montague, maintenant âgé de 50 ans, est de celles appelées à combattre dans la Somme. À 16 ans, Marina Yurlova porte déjà la Croix de Saint-Georges, la plus prestigieuse décoration militaire octroyée par l’Empire russe. Engagée dans un service médical, elle subit une attaque au gaz toxique avant de frôler la mort lors de l’explosion d’une grenade. Vétéran de la Croix-Rouge, Sarah Mac Naughtan retourne en Russie. En chemin, elle assiste aux atrocités du génocide arménien. Il ne lui reste que peu de temps à vivre. Ernst Jünger est devenu lieutenant sur le front de l’Ouest. Il participe à la bataille de la Somme et se perd parmi les soldats en déroute. Après deux années harassantes sur ce même front, Louis Barthas a été promu caporal d’infanterie de l’armée française.


Mardi 13 mai 2014 à 20 heures 50 - La patrie

L’Australienne Ethel Cooper est professeur de piano. Elle vit à Leipzig depuis de nombreuses années, mais la guerre fait d'elle une ennemie dans sa patrie d'adoption. On lui interdit pourtant de regagner son pays. L’Autrichien Karl Kasser, prisonnier des Russes, est jeté dans un train à destination de la Sibérie. Tandis qu'en Angleterre, Gabrielle West, obligée de gagner son pain, est engagée comme cuisinière dans une usine d'armement. À Sedan, le père d'Yves Congar est retenu en otage. Elfriede Kuhr apporte son aide à un foyer d’enfants.


Mardi 13 mai 2014 à 21 heures 45 - L'insurrection

Aide de camp dans le Caucase, Marina Yurlova vit les conséquences des deux révolutions russes de 1917. Gabrielle West s’engage dans une unité de police féminine et refuse d'intervenir contre les ouvrières de l'armement, qui se rebellent contre le doublement de leurs horaires. Vincenzo d’Aquila subit les cruelles thérapies appliquées par les médecins militaires aux patients traumatisés comme lui. Louis Barthas, qui a survécu aux batailles de Verdun et de la Somme, est témoin des mutineries, des désertions et de leur répression. Sous-lieutenant couvert de médailles, Ernst Jünger, l’arme à la main, pousse ses soldats épuisés à retourner au combat.


Mardi 13 mai 2014 à 22 heures 35 - Les ruines

Alors que son père est envoyé au travail forcé en Allemagne, Yves Congar vit la fin de la guerre dans la cave de sa maison. Ernst Jünger retourne en Allemagne quand la révolution éclate dans son pays. Trop vieux pour le service actif, Charles Edward Montague est chargé d’organiser des séances photo de prisonniers allemands pour la presse américaine. Marina Yurlova passe son 18e anniversaire dans une prison de l’armée rouge, alors que la guerre civile fait rage. Le 5 octobre 1918, Elfriede Kuhr entend parler à l’école pour la première fois de l’éventualité de la défaite. Le 11 novembre, à 11 heures, les cloches recommencent à sonner dans toute l’Europe. Les armes sur les fronts se taisent. La guerre est terminée.

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