ARTE consacre mardi 07 octobre 2008 à partir de 21 heures 00, sa THEMA aux "actionnaires".
ZDF / © Sebastian Dreyer
En Europe, les revenus des dirigeants de grandes entreprises s'envolent et l'emploi se précarise. La mondialisation justifie-t-elle que les actionnaires aient tous les droits ? ARTE s'interroge sur
la dimension sociale de notre économie de marché.
A 21 heures 00 : Le boss, la Bourse et le bilan (réalisé par Monika Hielscher, Mattias Heeder)
Face à la logique de rentabilité des entreprises, la responsabilité sociale redonnera-t-elle confiance dans le modèle économique européen ?
Pourquoi la population allemande a-t-elle tant perdu confiance en l'économie sociale de marché ? Force est de constater que les disparités de salaire entre employés et managers semblent
disproportionnées : alors que pour les uns, il augmente moins que le taux d'inflation, il a crû en moyenne de 40 %pour les autres en cinq ans. Au final, un manager gagne deux cents fois plus qu'un
employé. Ajoutons à cela la précarisation de l'emploi due aux délocalisations... D'après Daniel Goeudevert, ancien manager de Volkswagen et Ford, la loi des marchés financiers et la mondialisation
ont modifié le fonctionnement de l'économie, qui obéit aujourd'hui à la logique de la rentabilité à tout prix, poussant les entreprises à prendre des décisions controversées. Or, une stratégie
orientée sur le profit est efficace, la preuve avec Continental AG, rachetée en 2001 par Manfred Wennemer et remise sur pied en trois ans, après la délocalisation des unités de production dans des
pays à moindres coûts de main-d'oeuvre. Mais qu'en est-il des répercussions sur le personnel ? Si Wennemer assure que le nombre d'employés chez Continental est passé de 30 000 à 150 000, il précise
que la durabilité de ces postes n'est en aucun cas garantie. Pourtant, il existe une alternative à cette vision purement financière de l'entreprise : la responsabilité sociale. Les porte-drapeaux
de cette tendance sont avant tout les PME, car elles échappent aux lois de la bourse et du marché. Mais quel est l'avenir de ces entreprises au visage un peu plus humain ? Sauront-elles redorer le
blason du modèle économique européen ? Les réalisateurs ont interrogé des managers, des économistes et des spécialistes de la bourse pour dresser le portrait de la nouvelle culture d'entreprise à
l'heure de la mondialisation.
A 21 heures 55 : L'entrepreneur et l'actionnaire (réalisé par Carmen Butta)
La journaliste Carmen Butta a accompagné un "chasseur d'entreprises" américain lors de son tour d'Europe de l'investissement.
Guy Wyser-Pratte, un Franco-Américain toujours à la recherche d'investissements intéressants, aime se décrire comme le représentant des intérêts des actionnaires. La mission qu'il s'est fixée :
redonner de la valeur aux entreprises européennes sous-évaluées. Sa stratégie consiste à acquérir un petit nombre de parts dans l'une de ces sociétés pendant quelques mois et à convaincre les
autres actionnaires de voter pour un remaniement de la politique managériale, afin d'en accroître la rentabilité. Tout cela dans le but de faire grimper le prix de l'action. Grâce à sa petite
équipe de collaborateurs, de conseillers et d'informateurs, il gagne à tous les coups. Requin de la finance ? Guy Wyser-Pratte n'aime pas cette étiquette. Il décrit même son entreprise comme une
tentative "éthique et responsable"...
Mardi 7 octobre 2008
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06:27
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Publié dans : Arte
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Par Aanil
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