ARTE propose, dimanche 25 janvier 2009 à 20 heures 45, une THEMA sur les "sanatoriums, une cure d'air pur".

ZDF
C'est à la Belle Époque que leur mythe s'est construit, dans les palaces des montagnes suisses où on languissait d'amour et de phtisie. Dans les pas de Thomas Mann et de sa Montagne magique,
"Thema" ressuscite l'univers des sanatoriums.
A 20 heures 45 : La montagne magique
Dans le petit monde du sanatorium Berghof, à la veille de la Première Guerre mondiale, une société finissante soigne ses poumons, ses névroses, ses désirs, ses folies... D'après le chef-d'oeuvre de
Thomas Mann, avec Marie-France Pisier.
Pour se reposer de ses études d'ingénieur, le jeune aristocrate Hans Castorp rend visite à son cousin Joachim Ziemßen, soigné pour tuberculose au sanatorium Berghof, dans le sévère isolement des
montagnes suisses. Castorp est très troublé par l'atmosphère du sanatorium, où les malades semblent vivre dans un état d'exaltation permanent. Sans s'en rendre compte, il s'éprend d'une belle jeune
femme russe, Claudia Chauchat, dont l'entrée bruyante dans la salle à manger l'a frappé dès le premier jour. Car au sanatorium Berghof, on tombe amoureux plus facilement qu'ailleurs...
Fiche technique
Réalisateur : Hans W. Geissendörfer
Musique : Jürgen Knieper
Acteur : Alexander Radszun, Charles Aznavour, Christoph Eichhorn, Flavio Bucci, Hans Christian Blech, Kurt Raab, Marie France Pisier, Rod Steiger
Auteur : Hans W. Geissendörfer
Producteur : Frank Seitz
A 23 heures 15 : A l'ombre de la montagne (réalisé par Danielle Jaeggi)
Le tumulte de la Seconde Guerre mondiale dans le monde faussement protégé des sanatoriums suisses. Un écho documentaire à La montagne magique.
Après 1933, date de l'arrivée au pouvoir des nazis, l'univers factice des sanatoriums de Davos, sur les sommets ensoleillés de la Suisse, s'assombrit peu à peu. De la marche vers la guerre au
partage de l'Europe entre vainqueurs de 1945, la "montagne magique" immortalisée par Thomas Mann devient le miroir d'une Suisse officiellement neutre, mais qui entretient avec l'Allemagne des
relations ambiguës. S'appuyant sur les lettres écrites alors à sa mère par son père, atteint de tuberculose et pensionnaire obligé des palaces de Davos, la réalisatrice fait apparaître un aspect
méconnu de ces sanatoriums, envers du décor où s'infiltre, déformé, le tumulte du conflit mondial. Chefs de la Gestapo et officiers de la Luftwaffe, haut gradés américains et rescapés des camps de
concentration se croisent à Davos, et revivent sous la plume de cet observateur attentif. "Mes parents, précise Danielle Jaeggi, étaient d'autant plus sensibles à la montée du nazisme et à la
fermeture progressive des frontières que mon père était suisse et ma mère juive hongroise." Construit comme une enquête, son film confronte ce point de vue aux archives, mais aussi aux historiens
spécialistes de l'histoire suisse de la Seconde Guerre mondiale, pour raconter la fin d'un monde.
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