Dans le cadre de son magazine "Reportages", TF1 diffuse, samedi 22 août 2009 à 13 heures 25, le document "C'est bon pour la planète".
35 ans sans facture ! C'est possible si comme les Baronnet vous produisez vous-même légumes variés et laissez la nature vous offrir l'eau, l'énergie et la chaleur. Champions de l'économie
écologique, ils vivent en autosuffisance et font des émules. Poêle à bois, isolation thermique, l'Ademe vient en aide aux plus modestes en finançant les travaux d'aménagement. Mais pas besoin
d'être vert pour penser à la planète... Vitry sur Orne en Lorraine pourrait servir d'exemple avec ses voitures municipales dopées à l'eau, son éclairage économe et « Pilote » le cheval de la
voirie. Petits gestes individuels, communes qui passent au vert.... C'est bon pour la planète !
« Panais, poivrons, aubergines, carottes, potimarron, cardes, bettes,... enfin bref c'est l'abondance.... » Depuis 35 ans, Patrick et Brigitte Baronnet vivent en autosuffisance. Le potager qui les
nourrit, un chauffage au bois... même l'eau et l'électricité sont « faits maison ».... Et depuis des années « la facture d'électricité c'est zéro plus zéro et multiplié par onze ans. Facture d'eau
: zéro multiplié par trente cinq ans.(.../...) On essaye de tirer parti de toutes les richesses que la nature nous donne, le vent pour nous donner de l'énergie, la pluie pour l'eau, le soleil pour
chauffer notre eau, la terre pour nous donner à manger. » Sans parler du compost 100% maison « je mange, je digère, je vais aux toilettes. Je composte mes déchets, je remets ça dans le terrain,et à
nouveau, je mange, je digère... Je suis dans le cycle de la vie ».
L'aventure a débuté il y a trente ans quand les Baronnet, parents de deux enfants et professeurs à Paris retapent leur petite maison en Bretagne. « On était un gentil couple parisien avec la tête
dans les étoiles. Le monde rural ne fait aucun cadeau. Il faut faire ses preuves. On a fait nos preuves... ça a duré 20 ans. » Patrick n ‘est plus professeur. A la tête de son association, il
dirige des stages et vend DVD et livres sur sa maison modèle. Chaque mois, pour cinq euros, des écocitoyens curieux arrivent de la France entière pour récolter des tuyaux sur « l'écoferme ».
Pour ceux qui n'ont pas les moyens de passer au tout écologie, il s'agit en priorité de pouvoir payer ses factures d'électricité, ce qu'on appelle la précarité énergétique. Pour Philippe Colas, qui
travaille pour une association financée par l'ADEME « dès qu'on arrive à 50% de son budget qui part dans le chauffage, on n'y arrive plus financièrement.» L'idée c'est de financer les travaux pour
éviter le gaspillage au lieu de régler les dettes. Il y a dix ans, lorsqu'il hérite une bâtisse en piteux état, Didier, Rmiste, n'a pas les moyens de la retaper. Aujourd'hui Didier a isolé sa
petite maison et installé un poêle à bois...« une référence qui peut servir à d'autres personnes dans la même situation». Philippe Colas reçoit 2000 demandes chaque année.
En Haute Savoie la famille Patou a dû revenir au poêle à bois après avoir « essayé » la pompe à chaleur. « La station m'a coûté 15.000 euros pour une pompe qui n'a jamais marché. On avait 14 degrés
dans la maison. Le frigoriste est venu et nous a dit qu'il n'était pas magicien. » C'était pourtant lui qui avait installé la pompe, trop petite pour la superficie de la maison et incomplète. Pour
terminer les travaux les Patou auraient besoin de 8000 euros qu'ils n'ont pas. «On s'est privé pour avoir un chauffage écologique et économique qui était vendu comme ça. » Dans la même région, 25
autres familles ont été victimes de cet installateur et se sont regroupées en association autour de Dominique Lebrun.
Petit à petit, partout en France, les mentalités changent. Des élus même s'ils ne sont pas 100% verts, mettent en place des mesures impensables il y a encore peu de temps. A l'image de Luc Corradi,
Maire depuis 30 ans de Vitry sur Orne, un village de 2500 habitants en Lorraine. Dans sa commune : cuves de récupération d'eau de pluie, éclairage économe, voitures « dopée » à l'eau et Pilote le
cheval de la voirie. Mais « les habitudes sont très difficiles à changer. Notre souci c'est de préserver l'environnement et de commencer à donner des réflexes aux gens et si sur 36.000 communes il
n'y en avait que 15.000 qui faisaient ça, les chiffres seraient importants. On est sur une planète, on n'est pas juste à Vitry sur Orne. Donc des petits ruisseaux qui font de grandes rivières à la
fin. » .... et la France passe au vert.
Samedi 22 août 2009
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Publié dans : Groupe TF1
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Par Aanil
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