Réputé pour son ton mordant et sa langue aiguisée, Pierre Menés est la recrue estivale du “Canal Football Club”. A cette occasion, il a accordé une interview au supplément télé de l'hebdomadaire
"Le Nouvel Observateur".
Comment s'est passé votre transfert sur Canal+ ?
Pierre Menés. - Tout s'est passé très vite. En huit jours pour être exact. Il y a d'abord eu un coup de fil de Cyril Linette, le directeur des sports de Canal, puis un déjeuner, une négociation, un
accord. Quitter M6 fut une décision difficile mais rejoindre Canal fut un choix simple. En matière de ballon rond, c'est la chaîne numéro un, de loin. Je passe d'une émission regardée par 450 000
téléspectateurs à une autre vue par 1,4 million, en direct, en clair et à une heure de forte écoute. J'ai l'impression de rejoindre le Barça. Et puis, les contours de la nouvelle formule de «100%
Foot» sur M6 étaient encore très flous.
Pensez-vous pouvoir garder la liberté de ton qui a fait votre réputation, notamment lorsque vous critiquez vertement le niveau du foot français ?
Si Canal m'a enrôlé, ce n'est pas pour faire joli dans le décor. Mais bien parce qu'ils apprécient ma façon de parler du foot. Je viens donc pour faire du Pierre Menés. Ce que j'ai fait pendant
vingt ans à «l'Equipe» et pendant quatre ans sur M6. Avec mes qualités et mes défauts. Mais sans langue de bois. Sur M6, je ne pense pas avoir dit quoi que ce soit qui ne puisse être aujourd'hui
répété sur Canal+. Contrairement à ce que certains peuvent penser, je ne suis pas qu'une machine à verser du napalm sur les joueurs.
On vous dit fâché avec l'Olympique Lyonnais ?
Nuance : je ne suis pas fâché avec l'OL mais avec Bernard Lacombe, le directeur sportif du club. Mais vous savez, j'ai beaucoup plus d'amis dans le football que d'ennemis. Je ne suis quand même pas
la bête du Gévaudan. Maintenant, je peux comprendre que certains joueurs n'aient pas forcément envie de passer leurs vacances avec moi.
Quel est votre avis sur le niveau du championnat français ?
Je pense que le niveau moyen est meilleur que celui de nos voisins. Mais nos équipes de tête sont vraiment moins fortes que les grands clubs étrangers. D'autant qu'en France, même si nous n'avons
pas autant de moyens que nos concurrents, nous sommes aussi les rois des barrières : contrôle étroit des finances par le DNCG, interdiction des paris en ligne, interdiction des publicités pour la
bière... Désormais, ce n'est pas un fossé qui nous sépare des Barcelone, Manchester et consorts, mais un ravin.
Source : http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/focus/articles/pierre-menes-rejoindre-canal-fut-un-choix-simple
Le blog de Pierre Menés : Pierrot le Foot !
Dimanche 9 août 2009
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11:50
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Publié dans : Interview
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Par Aanil
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