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Au sommaire de l'émission "Faites entrer l'accusé" diffusée dimanche 27 septembre 2009 à 22 heures 25 sur France 2 :

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Geneviève Montillet, la diabolique d'Antibes
Un document inédit de Clémence Badault


Geneviève Montilliet est une femme déterminée, et surtout, une mère diabolique. Pour toucher les assurance-vie qu’elle avait contractées au nom de son compagnon, Eric de Vriendt, elle n’a pas hésité à demander à ses propres fils et à l’un de leur ami de l’assassiner. Mais ils ont échoué. Alors, c’est elle, qui a fini le "travail". Et il s’en est fallu de peu pour que la mort d’Eric de Vriendt ne reste à jamais une mort naturelle. Pas moins de 7 années de procédure ont été nécessaires pour que la diabolique d’Antibes ne soit finalement démasquée.


Le 1er novembre 1992, Eric de Vriendt, est renversé par une voiture alors qu’il se promène à vélo sur le Cap d’Antibes. Il en réchappe mais reste, à 35 ans, plongé dans un état végétatif. Après 3 mois d’hospitalisation, sa compagne, Geneviève Montilliet, insiste pour le ramener chez eux. Il y décède quelques jours plus tard, officiellement d’une "fausse route". Geneviève organise les obsèques mais, curieusement, elle ne prévient personne. La mère d’Eric de Vriendt apprend la mort de son fils alors qu’il est déjà incinéré… Un événement hors norme qui la persuade qu’Eric a été assassiné par sa compagne, comme l’explique Me Soussi, son avocat. Et elle n’est pas la seule à trouver cette mort suspecte. Les assurances s’étonnent aussi des circonstances du décès. Aucune expertise n’est possible après l’incinération mais ils ouvrent leur propre enquête, étonnés par les 8 contrats d’assurance-vie souscrits au nom d’Eric. Des contrats dont les clauses prévoient le doublement de la prime en cas de décès par accident de la route, un jour férié. Et étrangement, l’accident de vélo du Cap d’Antibes est survenu le jour de la Toussaint… Ils alertent la police d’Antibes, mais l’enquête n’apporte aucune preuve contre Geneviève Montilliet. Jusqu’à ce qu’en 1999, 7 ans après l’accident, une nouvelle juge reprenne le dossier. Elle tente alors un coup de poker, en plaçant Geneviève et ses fils sur écoute, et en leur envoyant des convocations. Le piège fonctionne ! Des années après les faits, la famille s’alarme de cette reprise de l’enquête et parle. L’un des fils, Valéry, appelle son père, l’ex-mari de Geneviève, pour soulager sa conscience. Il lui raconte le piège que sa mère et Fabrice, son frère jumeau ont tendu à Eric de Vriendt. La police peut maintenant entendre la mère et ses fils. En garde-à-vue, les jumeaux expliquent qu’à l’époque des faits, ils consommaient beaucoup de drogue. Une drogue que leur mère elle même, allait jusqu’à leur fournir, pour mieux les garder sous sa coupe et les manipuler ! C’est elle, disent-ils, qui a eu l’idée de tuer Eric pour toucher les assurances et surtout se débarrasser d’un homme dont elle leur racontait qu’il la battait. C’est elle qui leur a demandé de "faire le boulot", avec l’un de leur ami, un certain Yann Baudet. Et quand Eric a réchappé à l’accident de vélo, c’est elle qui l’a achevé à la maison. Mais si les jumeaux craquent immédiatement, face aux policiers, Geneviève nie. Et quand elle comprend que les choses tournent mal, elle n’hésite pas à mettre sur le dos de son fils Fabrice l’entière responsabilité du meurtre ! Le témoignage de son premier mari va finalement l’enfoncer définitivement. Il révèle qu’en 1985 Geneviève Montilliet avait tenté de le faire assassiner. Pour préserver ses enfants, il n’avait pas porté plainte… Le procès s’ouvre en juin 2003, devant la cour d’assises des mineurs des Alpes Maritimes, puisque Fabrice et son ami, Yann n’avaient que 17 ans au moment des faits. Sur le banc des accusés, ils sont 3. Mais Fabrice et Yann font vite figure de victimes auprès d’une Geneviève Montilliet perverse et manipulatrice. L’avocat général, Bruno Albouy, se souvient de ce personnage "démoniaque et monstrueux" contre lequel il a requit 30 ans de prison. Geneviève Montilliet a finalement été condamnée à 25 ans. Fabrice et Yann ont pris 5 ans.


Intervenants :

Maître Alain Chemama, avocat de la mère d’Eric de Vriendt
Fabrice et Valéry Desmullier, fils de Geneviève Montilliet
Bruno Albouy, viceprocureur de la République et avocat général
Maître Philippe Soussi, avocat de la mère d’Eric de Vriendt
Brigadier chef Robert Botelli, commissariat d’Antibes
Dr Franck Bourdin, chef du service chirurgie, hôpital La Fontonne, Antibes
Christian Riou, directeur du service sinistre AIG Europe
Sylvie Barberis, infirmière
Dr Nicolas Khoury, SOS médecin
Roger Nahon, enquêteur de personnalité
René Desmullier, premier mari de Geneviève Montilliet
Dr Louis Roure, expertpsychiatre
Commandant André Bloch, chef de la brigade criminelle de Nice
Capitaine Philippe Fraumont, PJ de Roubaix
Me Michel Valiergue, avocat d’Emmanuelle de Vriendt
Me Xavier Allard, avocat de Yann Baudet.
Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 11:33
- Publié dans : France Télévisions - Par Aanil - Ecrire un commentaire
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