ARTE propose, dimanche 18 octobre 2009 à 20 heures 45, une THEMA "La Paloma, adieu...".

ZDF / © Sigrid Faltin
Chantée par d'innombrables stars, "La paloma" apparaît aussi dans une douzaine de films, dont l'émouvant Mortelle randonnée, diffusé ce soir. Compilation des mille et une métamorphoses d'un des
premiers tubes planétaires.
A 20 heures 45 : Mortelle randonnée
Une distribution hors pair (Michel Serrault, Isabelle Adjani, Guy Marchand, Jean-Claude Brialy...), des dialogues admirables ciselés par Michel Audiard, pour cette oeuvre vénéneuse et crépusculaire
signée Claude Miller.
L'oeil est détective privé à l'agence européenne Surveillance. Quand il n'est pas en filature, il passe le plus clair de son temps à contempler une photo où pose sa fille en écolière, une enfant
qu'il n'a jamais revue depuis que sa femme l'a quitté. La gérante de l'agence le lance sur une affaire apparemment banale. Des parents voudraient des renseignements sur la petite amie de leur fils,
une certaine Lucie Brentano. Rapidement, l'oeil comprend que la jeune femme est une meurtrière et qu'elle ne s'appelle pas Lucie. D'étranges relations de père à fille s'établissent entre le
détective et la criminelle - qui, après chacun de ses meurtres, écoute la chanson "La paloma". Témoin des assassinats que commet la jeune femme, l'oeil la suit de ville en ville, sans la
dénoncer... Film fantasmatique et halluciné, Mortelle randonnée raconte l'histoire d'un homme qui s'invente une fille, substitut de la sienne, morte. Dans son rôle de personnage qui pousse
l'obsession jusqu'à la déraison, Michel Serrault est remarquable d'ambiguïté.
Fiche technique
Réalisateur : Claude Miller
Scénariste : Michel Audiard, Jacques Audiard
Image : Pierre Lhomme
Musique : Carla Bley
Montage : Albert Jurgenson
Acteur : Geneviève Page, Guy Marchand, Isabelle Adjani, Michel Serrault, Sami Frey, Stéphane Audran
Producteur : Charles Gassot
Rediffusion : lundi 19 octobre 2009 à 01 heure 00
A 22 heures 25 : "La paloma : Une chanson nommée désir" (réalisé par Sigrid Faltin)
Twist ou reggae, chant de marin ou protest song, il existe au moins deux mille versions différentes de la célèbre colombe. Voyage autour du monde pour comprendre le phénomène.
Il y a deux siècles naissait Sebastián Iradier. Ce Basque espagnol a composé l'une des rengaines les plus célèbres au monde, "La paloma". Une colombe pour symboliser la paix, l'amour et la
nostalgie de l'exil. Ce message universel a fait vibrer la planète. Luciano Pavarotti, Placido Domingo, Maria Callas, Arno, Mireille Mathieu, Nana Mouskouri, Luis Mariano, Elvis Presley, Joan
Baez... : sont les interprètes les plus prestigieux à avoir repris cet air dont la naissance remonterait à 1863. Des traductions circulèrent à partir de 1865. Le musicien allemand Kalle Laar
dénombre deux mille versions de cet air, mais pense qu'il pourrait en exister le double ! Il a déjà édité quatre CD de cette colombe dans tous ses états. Si "La paloma" était au départ une habanera
- Iradier l'aurait composée à La Havane -, elle a épousé les genres les plus divers : tango, marche, twist ou reggae. On raconte que l'empereur Maximilien du Mexique demanda à l'entendre au moment
de son exécution. En Espagne et à Cuba, elle reste une valeur sûre. Au Mexique, elle est parfois devenue protest song. À Zanzibar, elle accompagne les mariages et, en Roumanie... les enterrements.
En Allemagne, elle s'est muée en un chant de marin. Mais sous le IIIe Reich, la version un peu "éméchée" qu'en donna le chanteur Hans Albers, célèbre outre-Rhin, fut interdite par Goebbels.
A 23 heures 55 : La paloma
Deux salles se disputent la même vedette pour interpréter "La paloma". Un délicieux moment de divertissement, avec Louis Armstrong en guest star.
Deux théâtres de variétés allemands qui veulent monter une comédie musicale autour de "La paloma" ont jeté leur dévolu sur la même chanteuse. Une lutte sans merci s'engage entre les directeurs des
deux salles. Un savoureux cocktail d'imbroglios amoureux, de quiproquos et de querelles jusqu'à l'incontournable happy end, avec, en prime, la participation de Louis Armstrong.
Fiche technique
Réalisateur : Paul Martin
Scénariste : Gustav Kampendonk
Image : Richard Angst
Musique : Erwin Halletz
Montage : Jutta Hering
Acteur : Bibi Johns, Dany Mann, Hubert von Meyerinck, Karlheinz Böhm, Rudolf Platte
Producteur : Artur Brauner
Dimanche 18 octobre 2009
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09:41
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Publié dans : Arte
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Par Aanil
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