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Publié par Aanil

ARTE conscare sa "thèma" diffusée vendredi 25 mai 2007 à 22 heures 10 aux spoliations nazies et indemnisations.

 

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ZDF / © Bavaria Media GmbH

 

Plus de soixante-dix ans après les spoliations infligées aux familles juives par les nazis, des survivants de la Shoah et des descendants des victimes ne parviennent pas à obtenir réparation. “Thema” enquête.

 

A 22 heures 15 : Au nom des victimes (réalisé par Ilan Ziv)

Des institutions juives peuvent-elles se déclarer héritières de 6 millions de morts ou dépositaires de leurs biens ? Une enquête explosive à travers l’histoire de survivants de la Shoah et d’enfants de victimes.

Les accords conclus entre le chancelier allemand Adenauer et le Premier ministre d’Israël Ben Gourion avaient permis une indemnisation directe des survivants des camps, qui pouvaient faire valoir leurs droits à titre individuel à partir de biographies, de faits et de dates précis.

Cinquante ans plus tard, un grand nombre des survivants d’origine est décédé et ces nouvelles demandes d’indemnisation ou de restitution ont donc été négociées globalement “de la part de” et “au nom” des victimes.

C’est ce caractère “indirect” qui a peu à peu transformé le processus de “restitution”.

Cette “médiation” très médiatisée a ainsi conduit à l’enrichissement d’organisations, sans commune mesure avec la question de l’indemnisation des victimes au nom desquelles elle avait été menée.

David Michaelis n’a appris qu’en 2003 qu’il était héritier d’un immeuble à Berlin-Est.

Mais faute d’avoir fait valoir son droit dans le délai imparti par le gouvernement allemand, ce bien est revenu à la Conférence de Restitution : la JCC, Jewish Claims Conference, fondée en 1951 à New York, par vingt-trois organisations juives et comptant des antennes à Francfort, Vienne et Tel-Aviv.

En 1992, Gabriele Hammerstein, originaire du Mecklembourg, réclame avec sa sœur une indemnisation pour l’ancienne propriété familiale… pour apprendre que la JCC la leur conteste.

Greta Beer, née à Cernovitz (aujourd’hui en Ukraine), a tenté en vain de récupérer les avoirs déposés par son père, avant son assassinat, dans les banques suisses…

Ilan Ziv, qui a consacré à Israël de nombreux films primés internationalement, enquête sur les indemnisations des victimes du nazisme.

Rediffusion : dimanche 3 juin 2007 à 18 heures

A 23 heures 10 : La nuit d'Epstein (réalisé par Urs Egger)

Berlin, 1985. Deux vieux amis, qui assistent à une messe de Noël, découvrent que le prêtre n’est autre que l’un des tortionnaires SS qui a sévi dans leur camp de concentration.

Jochen Epstein sort de prison où il vient de purger une peine de quinze ans pour meurtre.

Alors qu’il semble décidé à quitter l’Allemagne et à repartir à zéro, il se remémore les terribles événements qui l’ont conduit à être incarcéré.

En 1985, Epstein et son ami Adam Rose, tous deux juifs, se retrouvent par hasard dans une veillée de Noël chrétienne.

À leur grande stupeur, ils reconnaissent en la personne du prêtre le tortionnaire du camp de concentration dans lequel ils ont été déportés durant la guerre.

Le Sturmbannführer Giesser tente d’abord de dissimuler son identité.

Mais rapidement, l’ex-SS cherche son salut dans l’offensive. Pour lui, les véritables coupables sont les juifs eux-mêmes qui se sont trahis et se sont vendus mutuellement pour sauver leur peau.

Au cours de la discussion, Giesser met le doigt sur le secret le plus douloureux d’Epstein : sous la menace du SS, il a dû sacrifier la vie de codétenus pour sauver celle de ses amis.

Et parmi les victimes se trouvait le grand amour d’Adam, la jeune Hannah…

Rediffusion : dimanche 3 juin 2007 à 15 heures 50

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