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Publié par Aanil

Au sommaire du magazine de la mer, Thalassa, diffusé vendredi 1er juin 2007 à 20 heures 50 :

 

 

Thalassa poursuit son printemps dans les îles en s’installant à Marettimo, une petite île de l’archipel des Egades, à l’ouest de Palerme. Tout le charme et la douceur de la Sicile sont réunis dans ces îles méconnues, où le temps et l’histoire semblent s’écouler tranquillement, harmonieusement. A l’écart des routes touristiques, ce chapelet de petits cailloux arides est resté authentique et sauvage.

 

A Marettimo, c’est l’Amérique qui a sauvé le village. Ceux qui ont émigré reviennent et entretiennent famille et maison. A Favignana, l’île voisine, c’est la Matanza, la célèbre pêche au thon, qui a fait la fortune des habitants. A Levanzo, la troisième des sœurs Egades, les fonds sous-marins racontent les antiques batailles navales de l’histoire sicilienne.

 

D’île en île nous partirons pour les Eoliennes, où le Stromboli donne des signes inquiétants. Vulcanologues et scientifiques sont à son chevet, tandis que les habitants, philosophes, attendent la nouvelle colère de leur volcan.

 

Puis nous croiserons le sillage d’Ulysse, quelque part dans le détroit de Messine, à Scylla. Qui se souvient de l’Odyssée, de Charybde le tourbillon, de Scylla l’écueil mauvais, alors que l’été étouffant jette les gens sur les plages, et endort les esprits ?

 

Enfin, nous rencontrerons Enzo Maiorca, dans sa ville qui est presque une île, Syracuse. L’homme est un esthète des grandes profondeurs, champion de la plongée en apnée, il nous raconte avec poésie sa mer, toujours bleue, toujours adorée.

 

De Charybde en Scylla (Reportage Isabelle Moeglin et Denis Bassompierre)

L’Odyssée raconte le retour d’Ulysse vers son royaume d’Ithaque. Le héros traverse de multiples épreuves, il franchit notamment un détroit où l’attendent deux monstres Charybde et Scylla. Des géographes, des historiens se sont passionnés pour les récits antiques et légendaires d’Homère y cherchant des bribes de réalité. Certains émettent l’hypothèse que Scylla pourrait bien être ce petit village de Calabre, posté à l’entrée nord du détroit de Messine, qui s’est construit autour de son rocher, là même où le monstre de l’Odyssée piégeait les navigateurs. A Scilla (c’est ainsi qu’on l’écrit en italien) y a un château, des viticulteurs, des pêcheurs d’espadons, des émigrés qui reviennent en vacances. Il y ceux qui croient qu’Ulysse est bien passé par ici et ceux qui n’ont jamais entendu parler de lui. Il y a ceux qui vénèrent Saint Rocco, le saint patron du village, et ceux qui dansent sur la plage toute la nuit…
A Scilla, il y a tout le charme de l’Italie du Sud…

Sous la menace du Stromboli (Reportage de Isabelle Moeglin, Denis Bassompierre et Patrick Boileau)

Au sommet du volcan, la terre respire, des sons graves montent du fond du cratère, comme le souffle lent et profond d’un être vivant, d’un géant pris de colères soudaines dans les profondeurs abyssales. C’est un spectacle magique, saisissant. Le Stromboli guidait autrefois les marins grecs et étrusques, il est le phare de la Méditerranée dit-on…. Situé dans l’archipel des îles éoliennes, le cône du volcan culmine à 924 mètres et prend naissance à 3000 mètres sous la surface de la mer.
Son activité permanente se traduit à la fois par des éruptions quotidiennes et par des coulées de lave, beaucoup plus rares…350 habitants vivent sur ce bout de terre qui vibre et explose chaque jour. La population prospère grâce au tourisme, il reste quelques pêcheurs aussi, implantés dans l’île depuis des générations. Ils appellent le volcan « IDU » qui signifie « lui » en sicilien. Le volcan est pour eux un allié, une présence mystérieuse et bienveillante. Ils ne sont que les hôtes de passage du volcan éternel.

La petite fille de Favignana (Reportage de Isabelle Moeglin et Denis Bassompierre)

Elle a les cheveux dans le vent, le regard malicieux et la grâce des petites filles qui explorent la vie avec gourmandise. L’enfant vit en Sicile sur l’ île de FAVIGNANA et elle a le premier rôle dans le film : « l’Isola » réalisé par Constanza.
Constanza, jeune réalisatrice de 35 ans, a dédié son premier long métrage à Favignana. Elle y fait revivre ses souvenirs d’enfance et de vacances sur l’île. Avec sensibilité et réalisme elle dépeint la vie rude des pêcheurs qui sont parmi les derniers à pratiquer une pêche au thon traditionnelle : la matanza. Elle évoque aussi la vie des prisonniers qui travaillent dans le village dans la journée et qui, chaque soir, retournent dans la prison de l’île.
Portrait de Favignana au travers du regard de la cinéaste, des rencontres avec ses habitants et ses prisonniers…

Marettimo, l’île des américains (Reportage de Lise Blanchet et Patrick Boileau)

A Marettimo, il y a deux ports, où des barques bleues dodelinent au gré du sirocco, où du maestrale, selon qu’Eole souffle du sud ou du nord. L’île est un caillou posé sur la mer, et une fois sorti du village aux maisons blanches et basses, il faut marcher pour explorer les sentiers odorants. Les habitants ont vécu en autarcie jusqu’au début du 20ème siècle et puis la misère s’est installée. Alors ils sont partis, par vagues successives au cours du siècle, vers le nouveau monde où les lendemains chantaient, et ils ont tout recommencé. A Monterrey, au sud de San Francisco, ils ont fait la pêche, seul métier qu’ils connaissaient, et l’argent est venu. Mais jamais les « américains » n’ont oublié leur île, et chaque été, ils reviennent ouvrir leur belles maisons, retrouver la famille. Alors Marettimo la sicilienne devient l’île des américains.

Enzo Maiorca, l’homme poisson (Reportage de Gilles Ragris , Denis Bassompierre et Patrick Abijou)

L’italien Enzo Maiorca est une légende de l’apnée, il fut plusieurs fois détenteur du record du monde, toujours à la lutte avec le français Jacques Mayol durant de longues années. C’est l’homme qui a inspiré « Enzo », l’un des deux héros du « Grand bleu », l’italien un brin caricatural incarné par Jean Reno. L’homme ne ressemble pas du tout à son personnage de cinéma. Il n’a jamais quitté sa ville de Syracuse, perle de la Sicile. Une ville qui lui ressemble : ancrée dans l’histoire racontée par ses façades et ses odeurs méditerranéennes, avec cette mer bleue qui entoure sa presqu’île. Et la mer, Enzo ne l’a jamais quittée non plus. Aujourd’hui, à 76 ans, quand vient la belle saison, il va plonger tous les jours pour retrouver l’ivresse des profondeurs.

L’Italie vue du ciel (Reportage de Yannick Charles et Bas Vandenbranden)

7500 kilomètres de côtes, une quarantaine d’îles ; au-delà des villes et des grands ports, des îles célèbres et des plages populaires, Thalassa vous propose les côtes d’Italie vues du ciel. Avec un préambule méconnu et splendide, les îles Pontines, accidentées et spectaculaires, au large de Rome. Et puis cap au sud, vers Naples, « la seule capitale de l’Italie », disait Stendhal. Naples et sa baie trompeusement idyllique au pied de son volcan qui ne dort que d’un œil : le Vésuve. Près d’un million d’habitants vit dans la métropole italienne…quelques veinards habitent les perles de la baie : Capri et Proscida qui s’offrent au regard dans les lumières dorées d’un coucher de soleil. D’autres îles encore, d’autres volcans tout aussi menaçants, le Stromboli, dans les Eoliennes crache sa lave toute les 20 minutes. Et le géant Etna, en Sicile, dont le versant brûlé fume encore de sa dernière fâcherie. Pas un tour en Italie sans un arrêt dans la mystérieuse lagune qui protège Venise et ses sœurs, des îles posées comme des coquillages à marée basse.
Il y aura aussi les escarpements de la côte amalfitaine, les îles Lipari, les plages de l’Adriatique, les marais du delta du Pô, les champs de ruine de Pompeï . Autant de paysages et d’histoires différentes, qui racontent l’Italie, ce pays où la mer est, partout, chez elle.

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Stanley Arlette 05/06/2007 21:28

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