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Publié par Aanil

France 5 diffuse, mardi 5 mai 2007, le documentaire écrit et réalisé par Régis Sauder, "Avortement, une liberté fragile".

 

Trente ans après le vote de la loi Veil permettant aux femmes de choisir le moment de leur grossesse, l'accès à l'IVG reste problématique.

 

Aujourd'hui encore, nombreuses sont les femmes qui rencontrent des difficultés lorsqu'elles souhaitent interrompre leur grossesse.

 

Le docteur Stéphanie Denoix, gynécologue obstétricienne à la maternité de Pertuis dans le Vaucluse, perçoit très bien cette régression du droit à l'avortement et raconte comment son travail s'en trouve fortement modifié.

 

Au Mouvement français pour le planning familial (MFPF), les conseillères conjugales sollicitent ces rares médecins qui, comme elles, ont du mal à faire appliquer la loi.

 

Dans le service public, les médecins sont en effet de plus en plus nombreux à refuser de prendre en charge les interruptions de grossesse, prétextant le manque de place ou la faible rémunération de l'acte.

 

En trente ans, le nombre d'avortements n'a pas vraiment diminué et chaque année ce sont 220 000 femmes qui décident de recourir à l'IVG.

 

Statistiquement, une femme sur deux décide d'interrompre une grossesse car il est difficile de ne pas connaître d'échec de contraception sur une vie sexuelle qui peut durer trente ans...

 

Ce documentaire sert donc à dénoncer les attaques pernicieuses du droit fondamental et légal de la femme à disposer de son corps ; un droit conquis il y a à peine trente ans et qui semble déjà perdre du terrain, sans que personne ne songe à tirer la sonnette d'alarme.

 

A travers les rencontres avec ces femmes, le film veut rappeler que l'interruption de grossesse est aussi une histoire de souffrance...

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bonsard 14/06/2007 23:29

Exact, ce message est très pertinent, un doc de france glace le sang, une femme dans le délai légal devra partir à l'étranger car les médecins refusent que quelques medecins s'y emploient

la clause de conscience c aussi la clause de travail ingrat refusé

ces médecins n'ont pas refusés l'augmentation d'honoraires mais refusent le passage de 12 à 14 semaines et pire font des lecons de morales

quand y a erreur, par contre leur responsabilité est plus souple, on court à l'aléa thérapeutique ou on engueule ces cons de patients

tout comme ces vieux qui meurent dans l'indifférence la plus totale

bref dégoutant les medecins , doivent redescendre de leur pied d'estale