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Publié par Aanil

 

A travers reportages et entretiens, le magazine de la Rédaction de France 2, Envoyé Spécial, présenté par Françoise Joly et Guilaine Chenu aborde tout ce qui fait l'actualité.

 

Au sommaire de l'émission diffusée jeudi 28 juin 2007 à 20 heures 50 sur France 2 :

Le monde à l’envers
Un reportage de Florent Muller et Frédéric Bazille

On les lit à l’envers, ils viennent du bout du monde, et partout ils triomphent.

Après les Etats-Unis, la France est le plus gros consommateur de Manga.

Des adolescents aux jeunes adultes, tout le monde se plonge dans ces bandes dessinées japonaises.

Avec plus de 1000 nouveaux titres publiés chaque année, le Manga représente désormais plus du tiers de la production en France. Il y a pourtant quelques années encore, on criait au loup. Violents, dangereux, hideux, ces albums de poche devaient constituer une terrible menace pour l’équilibre de nos charmantes têtes blondes.

On avait tout entendu ; on avait rien compris. Cinéma, musique, jeux vidéo, la révolution Manga touche tous les secteurs.

Une équipe d’Envoyé Spécial est partie au Japon à la rencontre des Maîtres du genre et de leurs épigones.

Erreur d’orientation
Un reportage d’Hervé Brèque et Sandrine Lopez

Yann rêvait de devenir pompier, le conseiller d’orientation ne lui a pas dit qu’il existait une formation dans un lycée voisin qui prépare aux métiers de la sécurité et de la prévention avec une formation complémentaire "sécurité civile", il a été orienté vers un CAP dans le bâtiment.

Les présidents d’université constatent que dès le premier semestre, un quart des étudiants abandonnent la fac, ils n’ont pas du tout été orientés ou on les a laissé s’engouffrer dans ces études sans la moindre idée de ce qu’ils allaient y faire.

Les 5000 conseillers de France n’auraient qu’un quart d’heure par an à consacrer à chaque élève.
D’après un sondage du journal "L’étudiant", la moitié des parents sont mécontents du système d’orientation de l’éducation nationale.

En profitant du désarroi de ces parents, des entreprises et des "coachs" indépendants multiplient leurs propositions pour des prix qui ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Enquête sur un système qui ne satisfait ni les élèves ni les parents.

Le monde est dans l’assiette
Un reportage de Benoit Bertrand Cadi, Sophie Romillat et Toni Casabianca

La capitale mondiale de la gastronomie s’ouvre peu à peu aux chefs étrangers.

 

Trois femmes montrent le chemin : Fatema Hal, marocaine, Rougui Dia d’origine sénégalaise, Thiou, venue de Thaïlande. Chacune, à sa manière, se bat pour s’imposer dans le cercle des grandes tables françaises.

 

Fatema Hal joue la carte de la tradition. A "la Mansouria", elle propose une cuisine authentiquement marocaine, sans concession au "goût européen". Son restaurant ne désemplit pas, et elle peut aujourd’hui savourer son succés après des années de galère à Paris.

 

Moins puriste, Thiou a apprivoisé tous les codes de la jet-set parisienne pour gagner sa place. Ses connections amicales dans le show business lui permettent aujourd’hui d’attirer les people dans ses trois restaurants parisiens. Ses origines thaï sont presque mises de côté. Elle sert une gastronomie métissée (pot au feu à la mode thaï par exemple) pour surfer sur l’air du temps de la world cuisine. Les people en raffolent.

 

A mi-chemin entre ses deux aînées, Rougui Dia insuffle une touche sénégalaise chez Petrossian. Plutot que de cuisiner les plats de ses origines, elle tente de gagner sa place parmi les chefs français. Elle dirige aujourd’hui la cuisine du restaurant Petrossian, le plus connu des restaurants de caviar. Avec l’ambition un jour d’ouvrir son propre établissement. Et de retrouver les saveurs d’Afrique héritées de sa mère.

 

Comment ces trois femmes marient-elles leur culture avec les codes des fourneaux à la française ? Quelles concessions ou sacrifices font-elles pour y arriver ? Qu’apportent-elles de neuf dans notre assiette ?

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