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Publié par Aanil

ARTE consacre, vendredi 13 juillet 2007 à partir de 22 heures 15, sa thèma à la sieste.


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ZDF / © Piet Eekman/Bitcom


Tradition des pays chauds et du bassin méditerranéen, la sieste est une bienheureuse parenthèse dans l'agitation de la journée. Mais les rythmes de travail d'aujourd'hui permettent de moins en moins souvent de s'accorder ce petit repos. L'éloge de la sieste ne sera-t-il plus bientôt qu'un hommage à un rite oublié ?


A 22 heures 15 : La sieste, un bienfait pour la vie (réalisé par José Luis Peixoto)


Climat oblige, l'Espagne est connue pour sa tradition de la sieste. Les Espagnols cultivent-ils toujours avec autant d'assiduité le repos d'après déjeuner ? Les réponses varient selon que l'on vit à Cadaquès ou à Barcelone.


Comme dans tout le bassin méditerranéen, le rite de la sieste a en Espagne une longue tradition.


Mais comme dans tous les pays développés, l'évolution des rythmes de travail tend à faire disparaître cette pratique, même si beaucoup d'Espagnols sont toujours convaincus de ses bienfaits.


À Cadaquès, où Salvador Dali passa une partie de sa vie, des pêcheurs et des rentiers prennent leur temps pour dire ce que représente pour eux cette suspension du temps qui favorise le rêve ou simplement la rêverie.


Le tourisme de masse qui s'est développé en Espagne n'est-il pas une menace pour la sieste ?


À Barcelone, en tout cas, la trépidation de la grande ville est de plus en plus incompatible avec le ralentissement des activités qui marquait autrefois le pays aux heures chaudes du début d'après-midi.


Une femme de ménage marocaine, des employés de bureau font part de leurs réflexions sur l'évolution des rythmes de vie et expriment les sentiments contradictoires qu'elle leur inspire.


Rediffusion : dimanche 15 juillet 2007 à 05 heures



A 23 heures 15 : La sieste perdue (réalisé par Piet Eekman)


Dans les rizières du Viêt-nam, les paysans qui travaillaient dur ne dédaignaient pas le repos de la mi-journée et l'art de la sieste faisait aussi partie de la culture du pays. Le boom économique actuel va-t-il faire disparaître la longue tradition ?


Dans le Viêt-nam d'autrefois, il n'était nullement inconvenant de faire une pause en milieu de journée et l'on pouvait sans honte fermer les yeux en public pour un petit somme réparateur.


C'était même une pratique honorable et respectée. Trente ans après la fin d'une guerre qui l'a totalement ravagé, le pays se relève économiquement et fait même partie, depuis 2006, de l'Organisation mondiale du commerce.


À Ho-Chi-Minh-Ville, l'ancienne Saigon, les grandes marques américaines et européennes, Nike, Adidas, Levis, Diesel ou Yves Saint-Laurent, offrent des emplois et attirent de plus en plus les populations rurales qui se pressent dans la bouillonnante capitale du Sud.


Les nouveaux ouvriers et ouvrières venus des campagnes dorment la nuit dans des hébergements collectifs et ne retournent chez eux qu'une fois par an pour la fête du Têt, cinq jours de congés non payés.


Ils ont dû abandonner leurs traditions campagnardes, notamment celle de la sieste.


Et si l'un ou l'autre se glisse parfois sous la table de l'atelier ou de l'usine après un repas pris à la hâte, c'est qu'il tombe d'épuisement.
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