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Publié par Aanil

ARTE consacre, mardi 24 juillet 2007 à partir de 20 heures 40, sa thèma à "Hair et à son époque".


Retour sur la comédie musicale la plus populaire des années hippies, née à New York en 1967 : une contestation radicale de l'ordre établi devenue phénomène planétaire, qui garde, quarante ans après, toute sa subversive jeunesse.


A 20 heures 40 : Hair


Manifeste contre la guerre du Viêt-nam, le racisme, la société de consommation, le conformisme, hymne à l'amour et à la jouissance sans entraves, Hair est d'abord une formidable comédie musicale, irrésistiblement dansante.


Le jeune Claude Bukowski, appelé pour aller combattre au Viêt-nam, quitte son Oklahoma natal pour rejoindre New York, où il doit se présenter aux autorités militaires.


Débarquant à Central Park, il est ébloui par une double vision : une belle amazone de la haute société montée sur son cheval ; à l'opposé - et à pied -, "la jeunesse américaine sous LSD", incarnée par un inséparable quatuor de jeunes hippies aux cheveux longs.


Autour de Berger, chef de file naturel du groupe, il y a Lafayette le "négro", Woof le blondinet languide et Jeannie, enceinte de l'un ou de l'autre.


Ils veulent vivre ensemble le plus librement possible, sans argent ni domicile, et comme des centaines de milliers de leurs pairs, ont déclaré la guerre à la guerre qui fait rage au-delà du Pacifique...


Love, etc.

Milos Forman rêva longtemps d'adapter le spectacle musical le plus célèbre des années hippies, qui, de Broadway, avait conquis tout l'Occident au début de la décennie 70.


Quand il commence le tournage, huit ans plus tard, la guerre du Viêt-nam est terminée, mais le flower power a déjà sombré dans le désenchantement.


Le cinéaste reste néanmoins fidèle au mélange d'euphorie utopique et de ferveur militante qui irrigue le Hair des origines.


La force du cinéma communique une épaisseur nouvelle aux personnages - notamment à Berger, figure christique à l'humour provoc' - et une ampleur jouissive aux visions de foule et de trip sous acide.


Quant aux superbes paroles de paix, de fraternité et de rébellion, elles prennent, avec le passage du temps, une douloureuse signification de paradis perdu, tant elles expriment aussi la tranquille certitude de bientôt changer le monde.


(Source : arte.fr)


Fiche technique :

Réalisateur : Milos Forman
Scénariste : Michael Weller
Musique : Galt Mac Dermot
Production : Lester Persky, Michael Butler - CIP
Avec : John Savage, Treat Williams, Annie Golden, Berverly d'Angelo, Dorsey Wright, Don Dacus, Cheryl Barnes


Rediffusions : 26.07.2007 à 03:00, 29.07.2007 à 00:30 et  07.08.2007 à 14:55



A 22 heures 40 : Hair, let's the sun shine in (réalisé par Pola Rapaport et Wolfgang Held)


La genèse, la vie et la renaissance de la comédie musicale la plus révolutionnaire de son temps, racontées par ses créateurs et interprètes. Un voyage foisonnant, auquel la guerre d'Irak insuffle une actualité nouvelle.


Quand Hair est créé au Public Theatre de New York, en 1967, nul ne peut se douter que ce brûlot subversif et joyeux va devenir un succès planétaire.


Surtout pas ses deux auteurs et interprètes principaux, James Rado et Gerome Ragni, deux inséparables qui ont peaufiné pendant des mois leurs couplets révolutionnaires - contre la guerre du Viêt-nam, d'abord, mais aussi pour le mélange des races, des sexes, des drogues et des plaisirs.


La jeunesse américaine va rapidement adopter comme emblème ce concentré poétique et explosif de l'air du temps, qui devient en même temps un objet de haine pour la frange la plus conservatrice de l'opinion.


Le succès aidant, Hair s'installe à Broadway et enchaîne les tournées, avant de s'exporter en Europe.


Pour ses chanteurs et ses danseurs, parfois recrutés dans les rues de la ville, vie et spectacle se confondent, dans une même quête radicale de se changer soi-même et de changer le monde, au risque parfois de se perdre.


D'une guerre à l'autre

Si le témoignage de James Rado et la figure de Gerome Ragni, aujourd'hui décédé, sont au centre de ce documentaire foisonnant, on découvre autour d'eux bien d'autres étoiles de la galaxie Hair : le compositeur Galt Mac Dermot, les producteurs Michael Butler (à New York) et Bertrand Castelli (pour l'étranger), le metteur en scène Tom O'Horgan, le cinéaste Milos Forman, et de nombreux anciens de la troupe, dont Keith Carradine.


Souvent drôles, émouvants, réfléchis, leurs témoignages s'entrecroisent à un rythme trépidant, accompagnés d'archives, dont de nombreux extraits du spectacle, sur scène et en répétitions.


Le film est également rythmé par le travail d'une jeune troupe qui remonte aujourd'hui le spectacle sous la direction de Rado.


Le tout distille, comme son sujet, un étonnant mélange d'euphorie, de liberté et de mélancolie.


Car d'une guerre à l'autre, du Viêt-nam à l'Irak, même si leurs mots d'ordre restent plus que jamais d'actualité, les enfants de 1967, ceux du moins qui ont survécu à l'aventure, ne croient plus autant au pouvoir de l'amour, de la paix et des chansons.

(Source : arte.fr)


Rediffusion : 25.07.2007 à 04:05



A 23 heures 40 : La vie en fleurs (réalisé par K. Schult)


Monika, son mari et ses deux amants ont filmé leurs "années hippies". Dans quel état d'esprit cette famille partie sur la route au début des sixties, aborde-t-elle les années 90 ? Rythmé par la musique de l'époque, un témoignage unique et délicieux sur la vraie vie des flower people.


Voici l'histoire d'une famille pas banale : maman, papa, papa bis, l'amant et les cinq enfants.


Une famille qui a quitté l'Europe pour vivre dans des sites paradisiaques (Californie, Thaïlande, Afrique...) et qui aborde les années 90 sans trop de reniements.


Une famille où la mère s'est toujours partagée entre deux hommes, voire trois, et où les enfants, élevés au grand air hippie, sont devenus des stars du rock underground.


Comble de bonheur, la caméra familiale a gardé toutes ces années en super-8 !


Utopie pas morte


Née en Californie, Monika émigre à l'adolescence en Allemagne et se marie au début des années 60 avec Franz, chimiste diplômé.


Trois enfants, la routine. Jusqu'au jour où elle tombe amoureuse d'Adrian, le meilleur ami de son mari.


Esprits ouverts, ces trois-là décident de rejouer Jules et Jim, que Monika a adoré au cinéma.


Le quatrième enfant sera donc celui d'Adrian, et la famille quitte la rigide Allemagne pour s'installer à Berkeley.


La Californie en pleine effervescence hippie les surprend, mais rapidement ils adhèrent à l'atmosphère de folie légère et en retirent un sentiment de légitimité.


Monika filme cette période de fêtes, de musique et de couleurs grâce à une petite caméra. Souvent hallucinantes et hallucinées, ses images rythment cette expérience au son des incontournables tubes de l'époque.


En Thaïlande, où Franz a trouvé du travail, un autre homme, Ekke, entre dans la famille.


usqu'à ce que la tribu - Monika, ses trois hommes et leurs cinq enfants - s'installe pour quelques années sur une petite île du Sénégal.


Mais le partage des rôles, les incompatibilités d'humeur entre les hommes du clan et le temps qui passe finissent par faire quelques dégâts...


Au début des années 90, les enfants devenus adultes ont formé à San Francisco un groupe de rock branché, A Subtle Plague, qui tourne dans le monde entier.


Monika et Adrian, toujours amoureux, partent s'installer au Pakistan. Monika et ses hommes ayant eu l'excellente idée de tourner en super-8 les moments forts de leurs tribulations (soixante heures en vingt ans), le réalisateur a sélectionné une partie de ces documents pour les insérer dans son montage, avec les interviews croisées des protagonistes.


D'où un ton léger et authentique, surprenant, au diapason de la musique de ces années-là (Can, Janis Joplin, Rolling Stones, King Crimson, Blind Faith, Hendrix, Zappa, Jefferson Airplane et consorts).

(Source : arte.fr)


Rediffusion : 28.07.2007 à 08:45

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