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Publié par Aanil

ARTE diffuse, jeudi 26 juillet 2007 à 23 heures 35, le documentaire réalisé par Pavel Lounguine, "La maison haute".


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ARTE F


Pavel Lounguine explore l'un des sept gratte-ciel staliniens de Moscou, la "maison haute", à la rencontre de ses résidents. Une chaleureuse galerie de portraits, métaphore de la Russie ancienne et nouvelle.


La "maison haute", dans le centre de Moscou, est l'un des sept gratte-ciel célèbres que Staline fit ériger à Moscou.


Construite par des prisonniers allemands et des détenus du goulag, elle a reçu ses premiers locataires, apparatchiks ou membres de l'intelligentsia, au début de l'année 1953, quelques semaines avant la mort du dictateur.


Parmi eux, Valerius, rejeton plein d'humour d'un redoutable sculpteur réaliste socialiste, habite l'immeuble depuis l'enfance.


Ekaterina, costumière de théâtre au grand coeur et au vaste embonpoint, se bat contre les rats et les ravages de la "rénovation permanente" entreprise par d'insaisissables ouvriers.


Un ingénieur multimédaillé de l'URSS, inventeur des missiles SS 20, survit avec peine de sa retraite ; tandis que son voisin régale d'huîtres et de vins fins des financiers internationaux de haut vol.


Quant à l'arrière-petit-fils de Felix Dzerjinski - le créateur de la Tcheka, la première police politique soviétique -, il vitupère les "Noirs" du Caucase et vénère le président Poutine.


Âme russe à tous les étages

Le réalisateur Pavel Lounguine (La noce, Oligarque) explore "la maison haute" comme une métaphore de son pays d'origine, accompagnant d'un commentaire affectueusement ironique ce parcours dans les escaliers, les appartements, les sous-sols et les images d'archives.


Emblème du totalitarisme stalinien, l'immeuble, où se côtoient les très riches et les gens ordinaires, lui permet de développer sa vision de l'URSS et d'une âme russe un peu plus riante que la version tragique généralement cultivée à l'Ouest.


À commencer par la perspective qu'il ouvre sur le règne de Staline lui-même. Celui-ci, insiste-t-il, sut contrebalancer la terreur qu'il inspira à son peuple par un bonheur savamment distillé : cérémonies grandioses, promesses de consommation.


C'est peut-être la raison pour laquelle son culte renaît aujourd'hui avec une étonnante vigueur, comme le cinéaste le suggère avec un mélange d'amusement et d'effroi.

(Source : arte.fr)


Rediffusions :

Samedi 28 juillet 2007 à 03 heures

jeudi 2 août 2007 à 15 heures 15

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