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Publié par Aanil

France 3 rediffuse, vendredi 27 janvier 2007 à 20 heures 50, l'émission "Faut pas rêver" : Sur la route de la soie de Venise à Xi'an, au coeur de la Chine.

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Mais qu’allaient-ils donc chercher si loin de chez eux... ? De quoi s’enrichir tout simplement ! S’enrichir l’esprit et les poches !


De Venise à Xi’An sur la route de la Chine. Qu’ils soient marchands de Venise ou moines chinois, chacun est parti à la rencontre de l’autre.Sur des routes dangereuses, à travers déserts et montagnes, sur les traces des conquérants comme Alexandre Le grand ou Tamerlan, là où Gengis Khan n’avait laissé parfois que des cendres. Une longue marche pour comprendre l’autre, apprendre de l’autre... De ces vastes étendues émergeaient des cités merveilleuses. Elles se dressent toujours, comme autant de repères entre Europe et Asie, sur près de 12 000 km. L’héritage est intact : la soie se tisse encore, le coton se récolte toujours, l’or s’amassera sans doute encore longtemps sur cette route.


Mais, d’autres trésors, d’autres découvertes surprenantes nous attendent avec Faut pas rêver !
12 000 km en prime-time.


De tout temps, les hommes se sont déplacés pour commercer avec leurs voisins. Ainsi, à travers les âges, ils ont sillonné l’immense continent asiatique. Ce vaste réseau ne véhiculait pas seulement marchandises et denrées précieuses, il permettait aussi la transmission du savoir, des idées, des cultures et des croyances.


Pendant plus de vingt siècles, ce réseau complexe de routes entre la Méditerranée et la Chine ne portait pas de nom. C’est un géographe prussien qui lui attribua, au XXe siècle, celui de « route de la Soie ». Un bel hommage à la précieuse étoffe qui a fasciné le monde depuis l’aube des temps : on estime que la culture du ver à soie existait déjà en Chine, il y a plus de 4 700 ans ! C’est ce périple long de 12 000 kilomètres, ponctué d’étapes choisies pour les symboles qu’elles représentent et les mythes qu’elles inspirent, que Faut pas rêver a choisi de parcourir.


De Venise, cap sur Istanbul, capitale de l’empire Ottoman, véritable trait d’union entre l’Occident et l’Orient. C’est la seule ville au monde à cheval sur deux continents, l’Europe et l’Asie, séparés par le Bosphore. Une situation exceptionnelle qui en a fait, depuis des siècles, une plaque tournante du commerce mondial et des échanges entre les peuples. Illustration avec ce reportage sur le Grand Bazar d’Istanbul, un gigantesque dédale de 200 000 m2 où 5 000 boutiques attirent chaque jour une foule compacte. Savez-vous que le Grand Bazar est également la plus grande banque de Turquie, avec sa Bourse où s’établit quotidiennement le cours de l’or pour tout le pays ? Chaque année, 22 milliards d’euros en or transitent par ce coffre fort géant : un marché unique au monde. Quittons Istanbul pour la Cappadoce, une des régions les plus surprenantes de cette contrée. Ici, se dressent des milliers de pigeonniers où l’on récolte la fiente des oiseaux qui sert d’engrais pour les cultures. Pour améliorer la production, les paysans ont un jour eu l’idée de transformer en colombiers les édifices religieux troglodytes, abandonnés par les chrétiens, permettant ainsi la protection d’un patrimoine exceptionnel.


Cap sur l’Asie Centrale, via l’Ouzbékistan, indépendant depuis 1991. Cette jeune République jouit d’une très longue histoire, indissociable de la route de la Soie. Située au coeur d’une immense région stratégique, elle a toujours suscité la convoitise des grands conquérants et des marchands venus de Chine, d’Inde ou d’Occident, qui ont trouvé là le carrefour idéal pour diriger le commerce international. Etapes majeures sur cette route d’échanges, Boukhara et Samarkand, oasismerveilleuses au milieu de la steppe, contribuent aujourd’hui à la nouvelle identité d’un pays qui s’appuie sur ses repères historiques. Autre repère identitaire de l’Ouzbékistan, la culture du coton : toute la richesse du pays repose sur cet or blanc. En dérivant le cours de deux fleuves afin d’irriguer les champs et en acceptant l’assèchement de la mer d’Aral, les Soviétiques ont fait de l’Ouzbékistan le cinquième producteur et le deuxième exportateur mondial de coton. Voici les magnifiques paysages des monts Célestes au Kirghizistan, au coeur de l’Asie Centrale. Là vit un peuple cavalier, les Kirghiz, dont les traditions ont survécu à des années de soumission aux Soviétiques.


Aux confins du désert de Takla-Makan et des pics enneigés du Pamir, Kachgar est la porte occidentale de la Chine, cet énorme pays qui marque la fin du périple, et dont la révolution culturelle de Mao n’a pas réussi à effacer une civilisation rayonnante. A Kachgar, on faisait son stock de provisions avant d’affronter les pistes brûlantes ou les cols glacés du Pamir… Le marché de la ville est l’un des plus impressionnants et des plus animés de toute l’Asie Centrale. Au nord de la province de Xinjiang, le massif de Tien Shan culmine à plus de 7 000 mètres d’altitude. Au pied de ces montagnes commence le Taklamakan, deuxième plus grand désert du monde, truffé d’une trentaine d’oasis où l’on cultive des vignes et où le raisin se récolte par dizaines de milliers de tonnes… Au sud du désert, voici Khotan, l’épicentre de la route de la Soie. Ici étaient tissées les étoffes merveilleuses qui ont donné son nom à cet itinéraire de légende. La soie est toujours la principale richesse de Khotan : l’usine de la ville produit des millions de mètres de tissu par an, et dans l’arrière-cour de chaque ferme, les paysans filent, teignent et tissent toujours. C’est à Xi’an, capitale du Shaanxi, considérée comme le kilomètre 0 de la route de la Soie que s’achève le beau voyage. Une ville chargée d’histoire mais qui vit aussi avec son temps. Xi’an fut la capitale de la Chine Impériale. Parmi les nombreux sites environnants, le colossal tombeau de Shi Huangdi, premier empereur de Chine et fondateur de la dynastie Qin, qui abrite une armée complète de 7 000 guerriers en terre cuite.


Italie  Venise, c’est le point de départ de notre itinéraire. Conquérante et puissante, c’est par elle qu’arrivèrent toutes les précieuses denrées en provenance d’Orient.


Turquie Capitale sous les empires Byzantin et Ottoman, Istanbul est le véritable trait d’union entre l’Occident et l’Orient, entre le Nord et Sud. Une situation exceptionnelle qui en a fait, depuis des siècles, une plaque tournante du commerce mondial et des échanges entre les peuples.


Ouzbékistan Sous domination russe puis soviétique pendant plus d’un siècle, cette jeune République d’Asie Centrale, indépendante depuis 1991, jouit en réalité d’une très longue histoire. Étapes majeures sur cette route d’échanges, Boukhara et Samarkand, oasis merveilleuses au milieu de la steppe, contribuent aujourd’hui à la nouvelle identité d’un pays qui s’appuie sur ses repères historiques.


Chine C’est à Xi’an, ancienne capitale de la Chine Impériale, considérée comme le départ de la route de la Soie, que s’achève notre voyage.

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