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Publié par Aanil

ARTE diffuse, mercredi 21 août 2013 à 20 heures 50, le film réalisé par Tom Ford "A single man".

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© ARD Degeto/Weinstein/Mars Distribution


Los Angeles, 1962. Comme chaque jour remonte à la mémoire de George le souvenir de la mort de Jim, son amoureux, tué dans un accident de la route. Une incursion étonnante du styliste Tom Ford dans le septième art, qui donne un splendide mélo tiré à quatre épingles, servi par Colin Firth et Julianne Moore.


Los Angeles, le 30 novembre 1962. Comme chaque jour remonte à la mémoire de George le souvenir de la mort de Jim, son amoureux, tué dans un accident de la route. Chaque matin est une pénible remise en route vers l’université, où il enseigne, devant des étudiants plus ou moins indifférents, à l’exception du jeune Kenny qui le dévore du regard. Le soir, George doit dîner avec Charley, une amie, originaire de Londres comme lui, séduisante, un brin alcoolique et en quête d’amour. Mais aujourd’hui, il a glissé un revolver dans sa serviette. À plusieurs reprises, il envisage d’en finir...

Smart sixties

Le pape du style porno chic Tom Ford, après quelques déconvenues du côté des podiums, avait créé la surprise en tournant ce long métrage, son unique film à ce jour, adapté du roman de Christopher Isherwood. Dans des sixties reconstituées avec un raffinement extrême, les humeurs de George défilent, plongées dans un camaïeu de sépia de très mauvais augure en début de journée avant d’évoluer vers des teintes plus lumineuses, à mesure que le personnage, défini comme un esthète, reprend vie. Il atteint une acmé dans la lumière rasante du soir. Tom Ford se fait plaisir et lui offre une rencontre avec son mannequin fétiche, l’étourdissant Jon Kortajerena, prostitué latin en tee-shirt blanc, sur fond de ciel rose, décor fleur bleue qui évoque les cartes postales où posait James Dean... L’apparence léchée de la mise en scène pourrait agacer. Au contraire, par son côté obsessionnel, elle élabore un écrin splendide et oppressant au cœur duquel l’émotion peut jaillir. Tom Ford est secondé par deux formidables acteurs : Colin Firth au sommet de sa subtilité et Julianne Moore, belle à ravir, qui fait de l’auto-apitoiement un des beaux-arts.

Avec : Colin Firth, Julianne Moore, Matthew Goode, Ginnifer Goodwin, Nicholas Hoult, Ryan Simpkins, Paulette Lamori, Jon Kortajerena, Paul Buttler

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