TV Replay

Publié par Aanil

ARTE propose, samedi 02 novembre 2013 à 18 heures 35, le magazine d'information "Arte Reportage".


Une nouvelle saison pour le magazine de l'actualité internationale.
Tous les samedis à 18 heures 35, ARTE Reportage regarde le monde en face pour éclairer les grands enjeux de la planète.



Sicile : une télé contre la mafia


Au Nord, Palerme, au Sud Corleone, à l'Ouest Partinico : la vallée du Jato - le triangle des Bermudes mafieux - a toujours été l'un des endroits les plus riches de Sicile.

Cosa Nostra a imposé pendant des décennies la loi du silence. Aujourd'hui, ce sont les icônes de l'antimafia qui s'affichent : Téléjato donne la parole aux siciliens depuis bientôt 20 ans.

L'âme de cette télé de proximité : Pino Maniàci. Il produit et présente, avec sa famille et ses stagiaires venus de toute l'Italie, le journal télévisé le plus long du monde : deux heures et demie d'infos, tous les après-midi. Que ce soit les élections municipales, l'écologie ou les grands procès de mafia, la petite chaîne est au premier rang.

Si aujourd'hui les grands parrains de la région sont soit au cimetière, soit en prison, il ne faut pas baisser la garde. Et pour cela, Pino a décidé de partager son expérience avec ses jeunes stagiaires à Téléjato, devenue pour l'occasion une école de journalisme ouverte à tous.


Tunisie : la tentation du Jihad

Depuis la révolution, le mouvement salafiste-jihadiste séduit de plus en plus en Tunisie.

Plusieurs dizaines de milliers de jeunes se revendiquent aujourd'hui d'Ansar al Charia (les partisans de la Charia), une organisation ouvertement favorable au Jihad, fondée 3 mois après la chute de Ben Ali par d'anciens combattants d'Afghanistan proches d'Al Qaeda, tout juste libérés de prison.

Pendant près de 8 mois, nos reporters ont pu suivre les cadres d'Ansar al Charia, qui mènent au quotidien, partout où l'État tunisien est absent, des opérations de charité dans l'unique objectif d'instaurer le Califat, un État islamique appliquant strictement la Charia. Le mouvement n'appelle pas encore au Jihad dans son pays, mais des centaines de ses partisans combattent actuellement au nom de l'Islam au Mali et en Syrie. Sur le sol tunisien, des armes circulent aussi et les affrontements meurtriers entre police et salafistes se multiplient. Les nouvelles autorités sont dépassées et craignent que la guerre sainte ne finisse par s'implanter en Tunisie.

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